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Que lire après « Le prince cruel » de Holly Black ?

Que lire après « Le prince cruel » de Holly Black ?

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Publié en 2018 aux États-Unis et traduit en français en 2020 aux éditions Rageot, Le prince cruel est le premier tome de la trilogie Le Peuple de l’Air de Holly Black. On y suit Jude, une adolescente humaine arrachée au monde des mortels et élevée dans le royaume de Terrafæ, à la Haute Cour de Domelfe, parmi les Fæs — créatures immortelles aussi sublimes que cruelles. Elle y affronte le mépris de l’aristocratie féerique et la hargne du prince Cardan, le plus jeune fils du roi. À coups d’épée et de ruse, elle se taille une place dans un univers où chaque alliance peut devenir un piège. Le succès de la trilogie, porté par un duo enemies-to-lovers devenu iconique et un folklore fæ bien plus sombre que la moyenne, a fait du Prince cruel l’une des romantasies les plus appréciées de la dernière décennie.

Si vous vous demandez quoi lire après avoir refermé (à contrecœur) les pages de cette saga, voici quelques suggestions dans la même veine. Au menu : romances sous haute tension et coups de poignard dans le dos.


1. Un palais d’épines et de roses (Sarah J. Maas, 2015)

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Feyre Archeron chasse dans les bois enneigés pour nourrir sa famille quand elle tue un loup — qui se révèle être un Fae. Ce geste lui coûte sa liberté : Tamlin, Grand Seigneur de la Cour du Printemps, l’emmène de force à Prythian, le royaume des immortels. D’abord prisonnière, Feyre découvre un palais fastueux et un geôlier bien moins monstrueux qu’elle ne l’imaginait. Mais une malédiction ancienne ronge le royaume, et la jeune humaine pourrait être la seule en mesure de la briser.

Librement inspiré du conte de La Belle et la Bête, ce premier tome pose les fondations d’une saga qui, à partir du deuxième volume (Un palais de colère et de brume), change radicalement de registre — et de love interest. Le personnage de Rhysand, à peine entrevu ici, suffit à lui seul à donner envie de se jeter sur la suite. Avec ses sept Cours saisonnières, ses jeux de pouvoir entre seigneurs faes et une héroïne dont la trajectoire ne cesse de gagner en ampleur, ACOTAR s’est imposé comme l’une des sagas de romantasy les plus lues au monde — plusieurs milliards de vues sur TikTok, excusez du peu.


2. Les Couronnes de Nyaxia (Carissa Broadbent, 2022)

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Oraya est humaine. C’est un problème, car elle a grandi dans un monde de vampires. Fille adoptive de Vincent, roi des Descendants de la nuit — un souverain aussi protecteur que terrifiant —, elle a passé sa vie à se forger des réflexes de survie dans un environnement qui la considère avant tout comme une proie. Sa seule chance de devenir autre chose : le Kejari, un tournoi légendaire organisé par Nyaxia, la déesse de la Mort en personne, où le vainqueur peut formuler un vœu.

Pour survivre aux épreuves, Oraya s’allie à Raihn, un vampire impitoyable, séduisant et ennemi déclaré de la Couronne. Leur relation, bâtie sur la méfiance mutuelle et une attirance qu’aucun des deux ne souhaitait, est l’un des slow burn les plus réussis du genre. Le premier tome, Le Serpent et le Descendant de la Nuit, a souvent été décrit comme un croisement entre Hunger Games et Le Sang et la Cendre — sauf que Carissa Broadbent y ajoute une relation père-fille d’une complexité rare et des enjeux politiques entre trois Maisons vampiriques rivales qui donnent au récit une épaisseur inattendue. Le Prix Livraddict 2024, catégorie Romantasy, est venu confirmer ce que les lecteur·ices savaient déjà.


3. Il était une fois un cœur brisé (Stephanie Garber, 2021)

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Évangéline Fox croit aux contes de fées. Aux fins heureuses, aux amours éternels, à la magie qui arrange tout. Alors quand l’homme qu’elle aime s’apprête à en épouser une autre — sa propre demi-sœur, pour ne rien arranger —, elle fait la seule chose raisonnable : conclure un marché avec Jacks, le Prince de Cœur, une Fatalité immortelle dont le sourire promet autant de charme que d’ennuis. En échange de son aide, il exige trois baisers, à donner selon ses conditions. Ce qui semblait être un accord simple dégénère vite en cascade de malédictions, de mensonges et de coups de théâtre.

Spin-off de la trilogie Caraval (mais parfaitement lisible de façon indépendante), cette série prend la forme d’un conte de fées retourné comme un gant : l’univers est féerique à souhait, mais la notion de « fin heureuse » y est un piège à part entière. Le duo Évangéline/Jacks est l’un des moteurs principaux du récit : elle, optimiste indécrottable ; lui, manipulateur patenté avec une pomme perpétuellement à la main (vous comprendrez). Leur dynamique oscille entre l’exaspération et l’attirance inavouée, et Stephanie Garber prend un malin plaisir à ne jamais livrer toutes les cartes en même temps.


4. Enchantment of Ravens (Margaret Rogerson, 2017)

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Dans la ville de Whimsy, Isobel peint des portraits — et dans son monde, c’est un talent que les Faes lui envient mortellement. Car les immortels sont incapables de pratiquer le moindre Art (peinture, cuisine, couture…) sans tomber en poussière. Isobel travaille donc pour une clientèle féerique exigeante, en échange de sortilèges soigneusement formulés. Tout dérape le jour où elle peint le portrait de Corneille, prince de l’Automne, et y laisse transparaître une émotion trop humaine dans son regard — un crime aux yeux des Faes. Le prince l’entraîne alors dans son royaume, où elle découvre que les cours féeriques, sous leur vernis éblouissant, dissimulent des créatures monstrueuses.

Ce roman autonome (standalone) a le mérite d’offrir une vision des Faes plus fidèle au folklore ancien : ici, pas de créatures séduisantes au sourire parfait, mais des êtres figés dans le temps, incapables de sentiments humains, qui cachent leur véritable apparence derrière des illusions. La relation entre Isobel et Corneille se construit sur ce fossé entre mortel et immortel, et le roman tire une bonne partie de sa force de l’idée que l’art est la seule chose que les humains possèdent et que les Faes ne pourront jamais avoir. Une lecture idéale entre deux pavés de romantasy : moins de 400 pages, un rythme resserré, et des Faes qu’on ne regarde plus du tout de la même façon après.


5. Le Sang et la Cendre (Jennifer L. Armentrout, 2020)

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Poppy est la Pucelle — un titre qu’elle n’a pas choisi et une destinée qu’elle subit depuis l’enfance. Sélectionnée à la naissance pour inaugurer une nouvelle ère de son royaume, elle vit recluse, surprotégée, privée de tout contact physique ou presque, dans l’attente du jour de son Ascension. Mais Poppy n’a rien de la figure docile que l’institution attend d’elle : elle sait se battre, refuse de baisser les yeux et brûle de se venger des créatures qui ont massacré ses parents. L’arrivée de Hawke, son nouveau garde personnel, bouleverse ce qui restait de ses certitudes — et de sa retenue.

L’un des grands tours de force de ce premier opus tient à sa révélation finale, qui oblige à relire chaque scène précédente sous un angle totalement différent. Le récit jongle entre intrigue de cour, romance et scènes d’action, dans un univers peuplé de royaumes rivaux, de dieux absents et de menaces anciennes. La saga, qui compte désormais plusieurs tomes et une série spin-off (La Chair et le feu), repose sur la relation entre Poppy et Casteel — un couple dont les rapports de force ne cessent de se renverser. Avec ses retournements d’alliances et ses faux-semblants, le livre partage avec Le prince cruel ce goût pour les trahisons qui frappent au pire moment.


6. Powerless (Lauren Roberts, 2023)

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Au royaume d’Ilya, le pouvoir n’est pas un privilège : c’est une condition de survie. Seuls les Élites — ceux qui possèdent une capacité surnaturelle — ont le droit de vivre. Les Ordinaires, dépourvus de tout don, sont traqués et exécutés. Paedyn fait partie de ces derniers. Pour rester en vie, elle se fait passer pour une Médium et survit de petits larcins dans les bas-fonds de la cité. Mais un acte de bravoure irréfléchi — sauver un homme qui s’avère être un prince — la propulse dans les Épreuves de la Purge, une compétition brutale dont elle ne possède aucune des armes requises.

Face à elle : le prince Kai, futur Exécuteur du royaume, chargé de traquer et d’éliminer les Ordinaires. Autrement dit, s’il découvre ce qu’elle est, il sera le premier à la condamner. Leur relation — faite de joutes verbales, de regards appuyés et de danger permanent — porte l’essentiel du roman. On a beaucoup comparé Powerless à Hunger Games, et le parallèle n’est pas injustifié (tournoi mortel, système de castes, héroïne en sursis). Mais Lauren Roberts déplace le curseur vers la romance et les jeux de faux-semblants, dans un récit devenu un phénomène sur BookTok et dont le cliffhanger final est aussi cruel que prometteur pour la suite, Reckless.


7. Throne of Glass (Sarah J. Maas, 2012)

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Avant Un palais d’épines et de roses, Sarah J. Maas avait déjà fait ses preuves avec cette saga — son tout premier roman, commencé alors qu’elle n’avait que seize ans. Keleana est l’assassineuse la plus redoutée du royaume d’Adarlan, un titre qui lui a valu d’être envoyée dans les mines de sel d’Endovier, un bagne dont personne ne sort vivant. Quand le prince Dorian lui offre une porte de sortie — remporter un tournoi à mort en échange de sa liberté —, elle n’a pas le luxe de refuser. Mais alors que ses adversaires sont éliminés un à un de façon mystérieuse, Keleana comprend que les enjeux dépassent de loin une simple compétition.

Ce premier volume est un point de départ volontairement modeste : il pose les pions sur l’échiquier et présente les personnages clés — Keleana, le prince Dorian, le capitaine Chaol et la princesse Nehemia — sans révéler l’ampleur du monde d’Erilea. C’est dès le tome suivant que la saga prend véritablement son envol, avec un univers qui ne cesse de s’élargir — nouveaux continents, nouveaux peuples, nouvelles formes de magie — et des révélations qui dynamitent les alliances établies. Pour les lecteur·ices qui ont aimé les machinations politiques du Prince cruel et qui n’ont pas peur de s’engager dans une série au long cours (sept tomes et un recueil de nouvelles), Throne of Glass est un investissement qui rapporte gros — à condition de ne pas s’arrêter au premier volume.