Le Comte de Monte-Cristo est un roman d’Alexandre Dumas, écrit avec la collaboration d’Auguste Maquet, publié en feuilleton dans Le Journal des débats entre 1844 et 1846. Partiellement inspiré d’un fait divers — l’histoire du cordonnier François Picaud, injustement accusé et emprisonné —, il dépeint la trajectoire d’Edmond Dantès, jeune marin trahi par trois hommes qu’il croyait proches, enfermé quatorze ans au château d’If, puis évadé et métamorphosé en un comte richissime qui orchestre une vengeance méthodique contre ceux qui ont détruit sa vie. Traduit dans le monde entier et adapté des dizaines de fois au cinéma, au théâtre et en bande dessinée, il reste l’un des romans les plus lus de la littérature française.
Si vous venez de refermer ses quelque mille pages et que vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions taillées dans le même tissu. Au menu : duels, complots, évasions, vengeances. Le tout avec panache.
1. Les Trois Mousquetaires (Alexandre Dumas, 1844)

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Publié la même année que Le Comte de Monte-Cristo, Les Trois Mousquetaires est sans doute le roman d’aventures le plus célèbre jamais écrit en langue française. L’intrigue suit le jeune d’Artagnan, Gascon désargenté de dix-huit ans, venu à Paris avec un cheval jaune et une lettre de recommandation pour M. de Tréville, capitaine des mousquetaires du roi Louis XIII. Il se lie d’amitié avec Athos, Porthos et Aramis, trois personnalités complémentaires — le noble mélancolique, le bon vivant herculéen, l’ambitieux partagé entre l’Église et l’épée — et tous quatre se retrouvent embarqués dans une mission périlleuse : récupérer les ferrets (des pendentifs de diamant) que la reine Anne d’Autriche a offerts en secret au duc de Buckingham, son amant, avant que le cardinal de Richelieu ne puisse utiliser cette indiscrétion pour l’humilier en public.
Ce qui fait la force du roman, outre ses duels et ses cavalcades, c’est la variété de ses rebondissements et la qualité de ses antagonistes. Milady de Winter, espionne du cardinal, ancienne épouse d’Athos, n’est pas une simple « méchante » : c’est une femme redoutablement intelligente, capable de séduire un geôlier puritain pour le retourner en assassin. Dumas maintient une énergie joyeuse tout au long d’une intrigue où les complots politiques côtoient les amours contrariées, sans que les enjeux — l’honneur d’une reine, l’équilibre du royaume — ne perdent jamais leur gravité. Les Trois Mousquetaires est le premier volet d’une trilogie qui se poursuit avec Vingt Ans après (1845) et Le Vicomte de Bragelonne (1847-1850) — de quoi voir vieillir ses héros préférés.
2. La Reine Margot (Alexandre Dumas, 1845)

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Changement radical d’atmosphère. Là où Les Trois Mousquetaires baignait dans une certaine insouciance, La Reine Margot ouvre sur un mariage qui sent la poudre et le sang. Nous sommes le 18 août 1572, et Marguerite de Valois, sœur du roi Charles IX, épouse Henri de Navarre, futur Henri IV, dans l’espoir de réconcilier catholiques et protestants — ces derniers, appelés « huguenots », sont alors persécutés dans tout le royaume. Une semaine plus tard, le massacre de la Saint-Barthélemy — plusieurs milliers de protestants assassinés en quelques jours à Paris et en province — transforme la capitale en charnier. Le roman ne ménage personne : ni la terrifiante Catherine de Médicis, qui manie les poisons et la raison d’État avec la même froideur, ni Charles IX, roi tourmenté et velléitaire, ni les courtisans qui retournent leur veste dès que le rapport de force change.
Au cœur de cette boucherie politique, Dumas glisse une histoire d’amitié improbable entre deux gentilshommes que tout oppose — le catholique Annibal de Coconnas et le protestant comte de La Mole — ainsi qu’une idylle entre ce dernier et Margot. Le roman est aussi une radiographie du pouvoir, où les liens familiaux se défont dans l’ambition et où les alliances ne durent pas plus qu’un souper. Premier volet de la trilogie des Valois (suivi par La Dame de Monsoreau et Les Quarante-Cinq), c’est sans doute le roman le plus sombre de Dumas — et celui où l’on voit le mieux à quel point l’Histoire, sous sa plume, devient aussi haletante qu’un thriller.
3. Mathias Sandorf (Jules Verne, 1885)

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Jules Verne a dédié ce roman à Alexandre Dumas père, à titre posthume, et le lien avec Le Comte de Monte-Cristo est revendiqué dès la préface : même structure de trahison, d’emprisonnement et de vengeance. Mais Verne transpose l’intrigue en Méditerranée, y ajoute sa passion pour la technologie et les voyages, et livre un récit qui court de Trieste à la Sicile, avec des escales en Afrique du Nord. En 1867, le comte Mathias Sandorf, patriote hongrois, conspire avec deux compagnons — Étienne Bathory et Ladislas Zathmar — pour libérer la Hongrie du joug autrichien. Trahis par deux crapules, Sarcany et Zirone, qui interceptent un message chiffré sur un pigeon voyageur, les trois conspirateurs sont arrêtés et condamnés à mort.
L’évasion du donjon de Pisino, sous l’orage, le long d’un paratonnerre, au-dessus d’un torrent furieux, est l’une des scènes les plus spectaculaires de tous les romans de Verne. Quinze ans plus tard, Sandorf réapparaît sous l’identité du mystérieux docteur Antekirtt, nanti d’une fortune considérable et de moyens technologiques dignes du capitaine Nemo — sous-marin, communications électriques, subterfuges scientifiques. L’action ne faiblit jamais : batailles navales, infiltrations, poursuites à travers une bonne vingtaine de villes méditerranéennes. Et un duo de saltimbanques français, Pescade et Matifou — l’un vif et rusé, l’autre bâti comme un Hercule de foire —, apporte une touche d’humour bienvenue. Moins psychologique que Dumas, plus inventif dans ses péripéties, Mathias Sandorf est un hommage qui a le bon goût de ne pas être une copie.
4. Scaramouche (Rafael Sabatini, 1921)

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« Il naquit avec le don du rire, et la certitude que le monde était fou, et ce fut là son seul héritage. » Cette phrase d’ouverture — gravée sur la tombe de Sabatini en Suisse — annonce la couleur. André-Louis Moreau est un jeune avocat breton, fils illégitime de père inconnu, dont la vie bascule le jour où son ami Philippe de Valmorin est tué en duel par l’arrogant marquis de La Tour d’Azyr. Pour le venger, Moreau se retrouve tour à tour orateur révolutionnaire, fugitif, acteur de la commedia dell’arte — ce théâtre italien de masques et d’improvisation, où il tient le rôle de Scaramouche, le bouffon rusé —, puis maître d’armes redouté et enfin député du tiers état (la représentation politique du peuple, par opposition à la noblesse et au clergé). Le tout sur fond de Révolution française naissante.
Ce qui rend Scaramouche si remarquable, c’est la façon dont le personnage principal évolue : cynique au départ, il devient idéaliste par la force des circonstances, sans jamais perdre son esprit caustique. Sabatini, né d’un père italien et d’une mère anglaise, offre une vision de la Révolution étonnamment nuancée pour un roman d’aventures — ni la noblesse ni le peuple n’y sont entièrement innocents. L’intrigue sentimentale ajoute un vrai dilemme : Moreau aime Aline de Kercadiou, la nièce de son parrain, mais son obsession de la vengeance le pousse sans cesse à sacrifier cet amour. Et la révélation finale sur les origines du héros, pour convenue qu’elle soit, fonctionne à merveille. Si vous n’avez jamais lu Sabatini, commencez ici.
5. Captain Blood (Rafael Sabatini, 1922)

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Après la Révolution française, direction les Caraïbes. Peter Blood est un médecin irlandais au parcours déjà aventureux — ancien soldat, ancien marin — qui ne demandait plus qu’à soigner ses patients et cultiver ses géraniums dans le Somerset. Mais en 1685, pour avoir porté secours à un rebelle blessé lors de l’insurrection du duc de Monmouth (une tentative ratée de renverser le roi catholique Jacques II d’Angleterre), il est condamné par le tristement célèbre juge Jeffreys et déporté comme esclave dans les plantations de la Barbade. Quand des corsaires espagnols attaquent l’île, Blood saisit l’occasion, s’empare de leur navire et devient l’un des pirates les plus redoutés de la mer des Caraïbes — un pirate malgré lui, qui n’a jamais tout à fait renoncé à son sens de l’honneur.
Sabatini ancre son récit dans un contexte historique précis : la déportation de prisonniers politiques comme esclaves dans les colonies (un fait réel et peu connu), les rivalités entre l’Espagne, l’Angleterre, la France et la Hollande pour le contrôle des Antilles, et la Glorieuse Révolution de 1688 — le remplacement de Jacques II par Guillaume d’Orange — qui finira par offrir à Blood une porte de sortie inattendue. Le personnage d’Arabella Bishop, nièce de l’odieux colonel qui a acheté Blood comme esclave, complique encore les choses : ces deux-là s’aiment, se repoussent et se retrouvent au gré des abordages et des bouleversements politiques, sans jamais s’avouer leurs sentiments. Immortalisé au cinéma en 1935 par Errol Flynn dans le film de Michael Curtiz, Captain Blood reste l’un des grands romans de flibuste, aux côtés de L’Île au trésor de Stevenson et de Moonfleet de Falkner.
6. Le Bossu (Paul Féval, 1857)

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« Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi ! » — la réplique est entrée dans le langage courant, au même titre que « Un pour tous, tous pour un ». Paul Féval, contemporain et rival de Dumas, a signé avec Le Bossu le roman de cape et d’épée le plus accompli après ceux de son illustre concurrent. L’action se déroule en deux temps : en 1699, le duc Philippe de Nevers est assassiné dans un guet-apens orchestré par son cousin, le prince de Gonzague. Le chevalier Henri de Lagardère, bretteur redoutable, recueille la fille du défunt, la petite Aurore, et s’exile en Espagne. Dix-huit ans plus tard, il revient à Paris, sous l’identité d’un bossu inoffensif, pour venger Nevers et rendre à Aurore son nom, sa fortune et sa mère.
La trouvaille de Féval, c’est cette double identité : Lagardère le magnifique et le bossu grotesque ne sont jamais vus ensemble — et la cour de la Régence s’y laisse prendre. Le roman est aussi une satire mordante de la spéculation financière sous le Système de Law — du nom de l’économiste écossais John Law, dont les montages bancaires ont provoqué une bulle spéculative monumentale dans la France des années 1720. Les spéculateurs de l’hôtel de Gonzague utilisent la bosse du bonhomme comme pupitre pour griffonner leurs ordres d’achat — une image à la fois comique et cruelle. Les spadassins Cocardasse et Passepoil, duo de bretteurs tantôt drôles, tantôt pathétiques, font un pendant idéal à la noirceur de Gonzague, l’un des méchants les plus retors du roman populaire. Et la fameuse « botte de Nevers » — cette passe d’armes secrète qui laisse une étoile de sang entre les deux yeux de l’adversaire — est devenue l’un des motifs les plus célèbres du genre.
7. Les Pardaillan (Michel Zévaco, 1902)

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Jean-Paul Sartre, dans Les Mots, a salué Michel Zévaco comme un « auteur de génie » qui, « sous l’influence de Hugo, avait inventé le roman de cape et d’épée démocratique ». Le cycle des Pardaillan — dix volumes publiés en feuilleton entre 1902 et 1918 — couvre soixante ans d’histoire de France, du règne d’Henri II (années 1550) à la régence de Marie de Médicis (années 1610), et met en scène deux générations de chevaliers : le vieux Pardaillan, rude soldat d’aventure, et son fils Jean, héros principal de la saga. Gascon, pauvre, insolent et invincible, Jean de Pardaillan traverse les guerres de Religion avec une épée au côté et des convictions libertaires dans le cœur.
Ce qui singularise Zévaco, c’est sa perspective politique. Journaliste anarchiste, il ne cache pas sa sympathie pour les humbles : dans ses pages, prostituées, truands et mercenaires font souvent preuve de plus de noblesse que les rois et les reines. Catherine de Médicis, Charles IX, Henri III, le duc de Guise — tous sont dépeints sans la moindre complaisance, comme des ambitieux prêts à tout pour conserver le pouvoir. L’antagoniste récurrente, Fausta, est une religieuse fanatique qui rêve d’imposer une théocratie sur l’Europe entière — elle manipule papes, rois et assassins avec la même aisance glaçante. Les rebondissements s’enchaînent à une cadence propre au meilleur feuilleton, et Pardaillan — qui refuse les titres, les richesses et les compromissions — est un héros dont la droiture ne faiblit jamais. Une saga monumentale, idéale pour celles et ceux qui ont aimé la trilogie des Valois de Dumas et qui en veulent plus. Beaucoup plus.
8. Le Mouron rouge (Baronne Orczy, 1905)

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1792, Paris. La Révolution française a basculé dans sa phase la plus sanglante : la Terreur. Le Comité de salut public, dirigé par Robespierre, envoie chaque jour des « suspects » — pour la plupart des aristocrates — à la guillotine. C’est sans compter sur un mystérieux gentleman anglais qui, sous le pseudonyme du Mouron rouge — du nom d’une petite fleur sauvage écarlate dont il orne chacun de ses billets —, organise des évasions spectaculaires au nez et à la barbe des autorités. Ce héros, c’est Sir Percy Blakeney : en société, un dandy nonchalant et vaguement ridicule, que personne ne prendrait au sérieux ; dans l’ombre, un stratège audacieux, maître du déguisement et de la ruse. Même sa propre épouse, Marguerite — ancienne actrice française, brillante et passionnée —, ignore tout de sa double vie.
La baronne Orczy, d’origine hongroise, a d’abord imaginé le personnage pour le théâtre en 1903, avant de l’adapter en roman. Le résultat est un précurseur direct de Zorro, de Batman et de tous les justiciers masqués qui viendront après — Johnston McCulley s’en inspirera explicitement pour créer Zorro en 1919. L’intrigue oppose Sir Percy à Chauvelin, agent fanatique de la République, dans une course-poursuite entre Londres et Calais où chaque chapitre réserve son lot de retournements. Le roman se double d’une histoire de couple : Marguerite, qui a involontairement livré une famille à l’échafaud, porte un secret qui empoisonne son mariage. Elle méprise en Percy un mari qu’elle croit superficiel ; il se tait par prudence autant que par fierté blessée — et c’est dans ce malentendu conjugal, autant que dans les évasions rocambolesques, que le livre trouve sa force.
9. Le Prisonnier de Zenda (Anthony Hope, 1894)

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Voici un roman qui a inventé un genre à lui seul : le « roman ruritanien », du nom du pays imaginaire où se déroule l’action. Rudolf Rassendyll, gentleman anglais oisif et roux, décide de se rendre en Ruritanie — petit royaume fictif d’Europe centrale — pour assister au couronnement du roi Rudolf V. Or Rassendyll est le portrait craché du souverain, et pour cause : des générations plus tôt, une liaison entre une Anglaise et un prince ruritanien a laissé des traces — dont cette chevelure rousse flamboyante qui réapparaît dans les deux familles. Quand le roi est drogué la veille de la cérémonie puis enlevé par son demi-frère, l’ambitieux Michael le Noir, Rassendyll est contraint de prendre sa place. Le voilà roi malgré lui : il ne connaît pas le protocole, ne reconnaît personne à la cour — et tombe amoureux de la princesse Flavia, à qui il ne peut rien révéler.
Anthony Hope a écrit ce roman en quelques semaines, et cette rapidité se ressent dans le rythme nerveux du récit. Duels, chevauchées nocturnes, assauts de château, intrigues de cour : tout s’enchaîne avec une efficacité qui ringardise bien des romans plus récents. Mais la vraie réussite du livre tient à son dilemme moral : Rassendyll, qui excelle dans son rôle d’emprunt, doit choisir entre l’amour et le devoir, entre le pouvoir et l’honneur. La fin, d’une mélancolie inattendue pour un roman d’aventures, a marqué des générations de lecteurs·ices. Le roman a été adapté au cinéma au moins six fois — dont une version mémorable de 1952 avec Stewart Granger — et a influencé aussi bien Hergé (la Syldavie du Sceptre d’Ottokar) que Pierre Benoit (Koenigsmark).
10. Le Capitaine Fracasse (Théophile Gautier, 1863)

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On termine avec un roman où le théâtre est aussi important que l’épée. Sous le règne de Louis XIII, le baron de Sigognac — dernier héritier d’une famille autrefois illustre — croupit dans un château en ruine, quelque part dans les Landes, avec pour toute compagnie un vieux domestique, un chat, un chien et une jument famélique. Un soir d’hiver, une troupe de comédiens ambulants frappe à sa porte. Parmi eux, Isabelle, la jeune ingénue, dont Sigognac tombe éperdument amoureux. Le lendemain, il quitte son manoir pour suivre la troupe sur les routes de France et, après la mort du comédien Matamore lors d’une tempête de neige, endosse son rôle sur les planches : il devient le capitaine Fracasse — un « tranche-montagne », c’est-à-dire un soldat fanfaron et vantard, personnage classique de la commedia dell’arte.
Gautier avait plus de cinquante ans quand il a achevé ce roman, après vingt-cinq ans de gestation. L’une de ses particularités est la prodigieuse variété du vocabulaire : Gautier, qui était aussi poète et critique d’art, décrit les auberges, les costumes et les paysages avec une précision quasi picturale qui a arraché un « Quelle merveille ! » à Flaubert. Le duc de Vallombreuse, aristocrate arrogant et obstiné, poursuit Isabelle de ses assiduités et ne recule devant rien — ni rapt, ni assassinat — pour parvenir à ses fins. Sigognac, lui, découvre que le courage ne se mesure pas au nombre de quartiers de noblesse. Librement inspiré du Roman comique de Scarron — un récit du XVIIe siècle qui suivait déjà les aventures d’une troupe de comédiens de province —, Le Capitaine Fracasse célèbre la bohème, la solidarité entre gens de peu, et l’idée qu’on peut se trouver une place dans le monde sur des tréteaux plutôt que dans un château.