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Que lire après « La Sélection » de Kiera Cass ?

Que lire après « La Sélection » de Kiera Cass ?

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La Sélection est une série de cinq romans young adult écrite par l’autrice américaine Kiera Cass, dont le premier tome a été publié en 2012. L’histoire se déroule dans le royaume d’Illéa, une monarchie futuriste bâtie sur les ruines des États-Unis, où trente-cinq jeunes femmes sont choisies pour participer à une compétition destinée à conquérir le cœur du prince Maxon. Le récit suit America Singer, une jeune fille issue d’une caste modeste, tiraillée entre son amour d’enfance et l’attirance qu’elle éprouve pour le prince. Intrigues de cour, hiérarchie sociale rigide et sentiments contrariés : la série a largement dépassé le seul lectorat adolescent.

Si vous vous demandez quoi lire après avoir refermé le dernier tome, voici quelques suggestions dans la même veine — dystopies, royaumes impitoyables, héroïnes en rébellion, romances sous haute tension.


1. Promise (Ally Condie, 2010)

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Dans la Société imaginée par Ally Condie, tout est prévu : les Officiels décident de votre métier, de votre alimentation, de vos loisirs, de la personne que vous épouserez et même du jour de votre mort, fixé à quatre-vingts ans. Cassia, dix-sept ans, se rend à son Banquet de couplage — la cérémonie où chaque jeune citoyen·ne apprend l’identité de son Promis — persuadée que le système veille à son bonheur. Et de fait, quand le visage de Xander, son meilleur ami, apparaît sur l’écran, tout semble parfait.

Sauf qu’un autre visage surgit l’espace d’une seconde sur la microcarte : celui de Ky Markham, un garçon qu’elle connaît aussi, mais que la Société considère comme un Aberrant. Les Officiels parlent d’un simple dysfonctionnement. Cassia, elle, commence à douter — et le doute, dans un monde où l’obéissance est la seule vertu, est le premier pas vers la rébellion. Si La Sélection vous a plu pour le dilemme amoureux doublé d’un questionnement sur la liberté de choix, Promise pousse cette réflexion encore plus loin : que reste-t-il de l’amour quand il est entièrement régi par un algorithme ?

La trilogie — complétée par Insoumise et Conquise — emmène ensuite Cassia hors des frontières de la Société, dans les Provinces extérieures, où la résistance s’organise et où tout ce que Cassia tenait pour acquis s’effondre.


2. Red Queen (Victoria Aveyard, 2015)

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Dans le royaume de Norta, la couleur de votre sang détermine votre place dans la société. Les Argents, dotés de pouvoirs surnaturels et d’un sang couleur métal, règnent sans partage. Les Rouges, simples mortels, servent de force de travail corvéable ou de chair à canon dans une guerre interminable. Mare Barrow, dix-sept ans, Rouge et pickpocket par nécessité, n’a aucune illusion sur son avenir : sans apprentissage, le front l’attend.

Mais un enchaînement improbable l’amène au palais d’Archeon, où elle révèle — par accident — un pouvoir dévastateur que personne ne sait expliquer : un sang rouge et des capacités d’Argent. Pour étouffer le scandale, la famille royale la fait passer pour une noble et la promet au prince Maven. Propulsée au cœur de la cour, Mare doit jongler entre les intrigues de l’aristocratie, sa collaboration secrète avec la Garde écarlate (un mouvement de résistance rouge) et ses sentiments contradictoires pour les deux fils du roi, Cal et Maven. Le tout sous l’œil de la reine Elara, dont le pouvoir de manipulation mentale ne laisse rien au hasard.

Red Queen partage avec La Sélection le décor d’une cour royale où chaque sourire est un calcul, mais y ajoute une dimension politique brutale et un twist final qui ne ménage personne — lecteur·ice compris·e.


3. Le Joyau (Amy Ewing, 2014)

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Au centre de la Cité solitaire se trouve le Joyau, quartier réservé à la noblesse, vitrine de son opulence. Mais pour Violet Lasting, née dans le Marais — l’anneau le plus pauvre de la Cité —, le Joyau n’évoque qu’une chose : la servitude. Violet fait partie des jeunes filles qui possèdent des pouvoirs spéciaux, les Augures, repérées dès la puberté et formées dans un seul but : devenir Mères-Porteuses pour l’aristocratie, devenue biologiquement incapable de se reproduire sans aide.

Lors de la Vente aux Enchères, Violet — rebaptisée « lot 197 » — est achetée par la Duchesse du Lac. Accueillie par une gifle (l’hospitalité a ses limites), elle découvre un monde de cruauté feutrée où les nobles s’affrontent à coups de complots, d’humiliations et de démonstrations de pouvoir. Les Mères-Porteuses y sont traitées comme des objets de prestige, exhibées lors de réceptions puis consignées dans des appartements dorés. La relation avec la Duchesse oscille entre protection intéressée et violence froide — on ne sait jamais tout à fait sur quel pied danser.

L’arrivée d’Ash, un jeune homme loué comme compagnon pour la nièce de la Duchesse, offre à Violet un fragile réconfort — et une romance interdite dont ni l’un ni l’autre ne mesurent encore le prix. Avec l’aide de Lucien, son mystérieux Camériste, Violet réalise peu à peu que le système des Mères-Porteuses dissimule des vérités bien plus sinistres que ce qu’on lui a enseigné.


4. Les Belles (Dhonielle Clayton, 2018)

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À Orléans, tout le monde naît gris. Gris de peau, gris de cheveux, gris de tout — une condition que les habitants considèrent comme une malédiction. Seules les Belles, une lignée de jeunes femmes aux dons extraordinaires, ont le pouvoir de transformer les apparences et de conférer la beauté. Dans cette société où le paraître est élevé au rang de religion, les Belles sont à la fois vénérées comme des déesses et utilisées comme des outils.

Camélia Beauregard a grandi avec un rêve : devenir la favorite de la reine d’Orléans, c’est-à-dire la Belle attitrée de la famille royale, la plus prestigieuse des positions. Quand elle et ses « sœurs » arrivent à la cour, Camélia comprend vite que le poste de favorite relève moins du privilège que du cauchemar en costume de soie. La princesse Charlotte est plongée dans un sommeil mystérieux, les rivalités entre nobles tournent à l’obsession pathologique, et la demande de transformations esthétiques de plus en plus extrêmes révèle le versant monstrueux du culte de la beauté.

Sous ses airs de conte somptueux — robes, pâtisseries, palais chatoyants —, Les Belles interroge le prix réel de la perfection physique et ce que l’on accepte de sacrifier pour y accéder. Le décor scintille, mais le vernis craque vite — et ce qu’il y a dessous n’a rien de beau.


5. Cendrillon est morte (Kalynn Bayron, 2020)

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Deux cents ans se sont écoulés depuis que Cendrillon a trouvé son prince — et le conte de fées a mal tourné. Dans le royaume de Mersailles, l’histoire de Cendrillon n’est plus un simple récit : c’est un outil de contrôle. Chaque famille en possède un exemplaire, chaque jeune fille doit le connaître par cœur, et chaque année, les adolescentes sont tenues de se rendre au bal pour être choisies comme épouses par les hommes du royaume. Celles qui ne sont pas sélectionnées disparaissent — et personne ne pose de questions.

Sophia, seize ans, n’a aucune intention de jouer le jeu. D’abord parce que les princes la laissent parfaitement indifférente : c’est Erin, sa meilleure amie, qu’elle aime. Ensuite parce qu’elle refuse de courber l’échine devant un système bâti sur l’asservissement des femmes. Le soir du bal, elle s’enfuit et se retrouve dans le mausolée de Cendrillon, où elle rencontre Constance, dernière descendante connue de la famille de l’héroïne du conte. Ensemble, elles jurent de faire tomber le roi Manford — mais pour cela, il leur faudra d’abord séparer le vrai du faux dans une histoire racontée depuis deux siècles par ceux qui avaient tout intérêt à la déformer.

Réécriture féministe et queer du conte de Cendrillon, ce roman de Kalynn Bayron prend le contre-pied radical du récit originel et montre comment une histoire, répétée assez longtemps, peut devenir une loi. Celles et ceux qui aimaient, dans La Sélection, la mécanique du bal et de la compétition trouveront ici leur envers glaçant : la même cérémonie, mais transformée en machine à soumettre.


6. Chroniques lunaires (Marissa Meyer, 2012)

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Et si Cendrillon était une cyborg ? C’est le pari de Marissa Meyer, qui transplante le conte de Perrault dans un futur où humains et androïdes cohabitent dans la ville de Néo-Beijing. Cinder, mécanicienne de génie, vit sous la coupe de sa belle-mère Adri et de ses demi-sœurs Pearl et Peony. Méprisée pour sa nature mi-mécanique — les cyborgs sont les parias de cette société —, elle passe ses journées à réparer des robots dans son atelier. Jusqu’au jour où le prince Kai lui apporte son droïde de compagnie à réparer, et où une épidémie mortelle, la Létumose, menace de tout emporter.

Car au-dessus de leurs têtes, sur la Lune, la terrifiante reine Levana attend son heure. Souveraine des Lunaires — un peuple capable de manipuler les perceptions d’autrui — elle convoite la Terre et compte bien utiliser le mariage avec Kai comme marchepied. Cinder apprendra que sa propre identité recèle un secret susceptible de faire basculer l’équilibre entre les deux mondes.

La grande force de cette série en quatre tomes — Cinder, Scarlet, Cress et Winter — est d’intégrer à chaque volume une nouvelle héroïne inspirée d’un conte différent (Le Petit Chaperon rouge, Raiponce, Blanche-Neige), et de faire grandir au fil des pages une équipe dont on finit par connaître les manies, les failles et les petites lâchetés aussi bien que les actes de bravoure. Mention spéciale à Iko, l’androïde la plus loyale de la galaxie, et à Carswell Thorne, pilote fanfaron dont l’ego n’a d’égal que le charme. Science-fiction, contes de fées et aventure spatiale se côtoient ici avec un naturel déconcertant — de quoi ravir les fans de La Sélection en quête de quelque chose d’un peu plus intergalactique.


7. Delirium (Lauren Oliver, 2011)

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Lena Haloway vit dans un futur où l’amour est une maladie. Son nom officiel : amor deliria nervosa. Ses symptômes : palpitations, insomnie, perte de contrôle, comportements irrationnels. Son remède : le Protocole, une opération du cerveau imposée à chaque citoyen·ne à l’âge de dix-huit ans, après laquelle il devient impossible de tomber amoureux·se — ou de ressentir quoi que ce soit de trop intense. La ville de Portland, clôturée et surveillée, fonctionne sous ce régime depuis des décennies, et la grande majorité de la population s’en accommode très bien.

Lena, elle, compte les jours jusqu’à son Protocole. Sa propre mère, considérée comme une « résistante au traitement », s’est supposément suicidée quand Lena avait six ans — une tragédie qui a convaincu la jeune fille que l’amour est bel et bien un danger mortel. Mais à quelques semaines de l’opération, elle rencontre Alex, un jeune homme aux yeux ambrés qui éveille en elle des sensations qu’elle croyait toxiques. Et si le vrai danger n’était pas l’amour, mais son absence ?

Là où La Sélection traite de l’amour comme d’un choix à faire dans un cadre imposé, Delirium va plus loin : que se passe-t-il quand l’amour lui-même est interdit ? Lauren Oliver construit une dystopie intimiste dont le rythme, volontairement lent au départ, s’accélère jusqu’à une fin brutale qui donne envie de se ruer immédiatement sur le tome suivant, Pandemonium.


8. Caraval (Stephanie Garber, 2017)

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Scarlett Dragna et sa petite sœur Donatella n’ont jamais quitté l’île où leur père, un homme d’une cruauté méthodique, les retient prisonnières. Depuis des années, Scarlett écrit en secret à Légende, l’insaisissable maître d’un jeu itinérant appelé Caraval — un spectacle mythique où le public participe à l’action et où la frontière entre réel et illusion s’efface. Quand l’invitation tant espérée arrive enfin, Scarlett hésite : elle est sur le point d’être mariée à un inconnu, un arrangement censé la mettre à l’abri de son père. Mais Donatella, moins patiente, force le destin.

Avec l’aide de Julian, un marin au sourire un peu trop assuré, les deux sœurs s’enfuient vers l’île des Songes. Sauf qu’à peine arrivée, Donatella est enlevée par Légende en personne. Scarlett n’a plus le choix : pour retrouver sa sœur, elle doit participer au jeu. Et dans Caraval, rien n’est ce qu’il semble être — les rues changent de configuration chaque nuit, les indices se dérobent, les alliés peuvent être des pièges, et les émotions elles-mêmes deviennent des monnaies d’échange.

L’originalité de Caraval tient à son atmosphère : un univers à mi-chemin entre le carnaval vénitien et le cirque surnaturel, où rien de ce que l’on voit n’est garanti d’être vrai. Stephanie Garber a par ailleurs la particularité d’associer les émotions de Scarlett à des couleurs et des textures, ce qui confère au récit une tonalité onirique très à part. On entre dans Caraval comme on pousse la porte d’un rêve un peu trop lucide — et l’on n’en ressort pas tout à fait indemne.