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Que lire après La Dernière allumette de Marie Vareille ?

Que lire après « La Dernière allumette » de Marie Vareille ?

Avec La Dernière allumette, Marie Vareille signe un puissant roman sur les violences familiales et leurs répercussions durables. À travers le destin d’Abigaëlle et de son frère Gabriel, elle dissèque les traumatismes de l’enfance et la difficulté de se construire après le chaos. Ce récit choral, qui alterne passé et présent, a bouleversé des milliers de lecteur·ice·s et remporté le Prix Poche Relay 2025.

Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions du même acabit.


1. La Malentendue (Yolaine Destremau, 2022)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Cécilia est avocate, brillante, assurée. Sa voix ne tremble jamais à la barre. Pourtant, derrière cette façade professionnelle se dissimule une femme piégée dans l’engrenage des violences conjugales. Yolaine Destremau construit un récit sans chapitres, lu d’un souffle, pour traduire l’étouffement de son héroïne.

Le roman démontre avec force que l’emprise ne connaît ni milieu social ni niveau d’études : même une femme de caractère, entourée de proches, peut sombrer dans cette spirale destructrice. Comme dans La Dernière allumette, l’autrice met en lumière les mécanismes insidieux de la manipulation et l’isolement progressif des victimes.

Lauréat du Prix de l’Héroïne engagée 2022, ce texte court mais percutant interroge nos certitudes et rappelle qu’à la première gifle, il faut partir – et que parfois, il est déjà trop tard.


2. Assises (Tiphaine Auzière, 2024)

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Diane, avocate sur la Côte d’Opale, défend des femmes confrontées à la brutalité masculine. Parmi ses clientes : Laura, accusée du meurtre de son conjoint violent, et la petite Jeanne, victime d’inceste. Tiphaine Auzière, elle-même avocate, décortique les rouages de la justice française avec une précision clinique.

Elle montre comment la frontière entre victime et coupable peut devenir floue lorsque la société échoue à protéger les plus vulnérables. Ce premier roman évoque l’affaire Jacqueline Sauvage et interroge notre propre posture : qu’aurions-nous fait à la place des juré·e·s ?

Comme Marie Vareille, l’autrice tisse un récit où les destins féminins s’entremêlent, où l’enfance brisée résonne longtemps dans les vies adultes. Un texte nécessaire sur l’ambivalence de la justice et les failles du système.


3. La Deuxième Femme (Louise Mey, 2020)

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Sandrine ne s’aime pas. Elle se trouve trop grosse, trop fade, insignifiante. Lorsqu’un homme endeuillé lui fait une place dans sa maison, auprès de son fils, elle croit avoir trouvé sa famille. Mais le jour où la première femme réapparaît, vivante, son monde s’écroule.

Louise Mey construit un thriller psychologique suffocant où la tension monte de façon inexorable. Elle ne nomme jamais le bourreau par son prénom, renforçant ainsi son emprise sur le récit comme sur sa victime.

Finaliste du Prix Maison de la Presse et lauréat du Prix Robin Cook, ce roman déconstruit avec acuité les mécanismes de la violence conjugale. Comme dans La Dernière allumette, l’autrice montre comment les traumatismes passés – ici, un père maltraitant – rendent vulnérable aux prédateurs. Une lecture éprouvante mais salutaire.


4. Ils appellent ça l’amour (Chloé Delaume, 2025)

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Lors d’un week-end entre amies, Clotilde découvre avec effroi que la destination choisie est la ville où, vingt ans plus tôt, elle a vécu sous l’emprise de « Monsieur ». Ce retour involontaire fait resurgir une honte longtemps enfouie.

Chloé Delaume signe un texte à la fois mordant et tendre, où la sororité devient le vecteur de la libération. L’autrice décortique les mécanismes qui réduisent une femme au silence : la peur de décevoir ses amies féministes, la culpabilité de n’être pas partie plus tôt.

Comme Marie Vareille, elle montre que les bourreaux sont « légion » et que leur violence, ils l’habillent du mot amour. Ce roman de la rentrée littéraire 2025, écrit dans une langue fragmentée et lucide, donne voix aux femmes dont la bouche reste cousue.


5. La Nuit au cœur (Nathacha Appanah, 2025)

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Nathacha Appanah entrelace trois destins de femmes victimes de violence conjugale : Chahinez Daoud, assassinée en 2021 près de Bordeaux ; sa cousine Emma, tuée vingt ans plus tôt à l’Île Maurice ; et elle-même, qui a subi l’emprise d’un homme de trente ans son aîné entre ses 17 et 25 ans.

Ce récit en partie autobiographique, récompensé par le Prix Femina, le Prix Goncourt des Lycéens et le Prix Renaudot des Lycéens, constitue un acte littéraire et politique majeur.

L’autrice de Tropique de la violence dissèque les rouages de l’emprise avec une précision implacable, tout en redonnant chair aux victimes au-delà du fait divers. Comme dans La Dernière allumette, elle interroge ce qu’il reste après la violence et comment devenir adulte après le chaos.


6. Désenchantées (Marie Vareille, 2022)

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La disparition de Sarah Leroy, quinze ans, a bouleversé la bourgade de Bouville-sur-Mer. Vingt ans plus tard, Fanny, journaliste, retourne sur les lieux du drame accompagnée de sa belle-fille Lilou. Ensemble, elles vont lever le voile sur les secrets des « Désenchantées », un groupe d’adolescentes liées par des serments d’amitié et de lourds silences.

Marie Vareille se frotte ici au polar avec un roman choral qui navigue entre passé et présent, multipliant les références aux années 90 et à la chanson éponyme de Mylène Farmer. On retrouve sa capacité à créer des personnages attachants et des rebondissements inattendus.

Ce page-turner célèbre la force des liens féminins et montre que certains secrets peuvent traverser les décennies. Récompensé par le Prix des lecteurs Système U et adapté en série sur France Télévisions.


7. La Vie rêvée des chaussettes orphelines (Marie Vareille, 2019)

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Alice débarque à Paris avec un objectif : repartir à zéro. Derrière son apparente normalité se cachent des insomnies, des troubles obsessionnels et un passé qu’elle refuse de dévoiler. Elle accepte un emploi dans une start-up improbable dont le PDG veut réunir les chaussettes dépareillées du monde entier.

Sous des dehors légers, ce roman recèle une profondeur émotionnelle bouleversante. La métaphore des chaussettes orphelines prend tout son sens au fil des pages, révélant les thèmes du deuil, de l’identité et de l’amour sororal.

Lauréat du Prix des Lectrices Charleston 2020 et du Prix des Petits mots des libraires 2021, ce best-seller traduit dans de nombreux pays a conquis plus de 200 000 lecteur·ice·s. Un récit où les apparences sont trompeuses et le dénouement, totalement inattendu.


8. Le Syndrome du spaghetti (Marie Vareille, 2020)

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Léa, seize ans, a la vie devant elle : un talent immense pour le basket, un père entraîneur qui est aussi son meilleur ami, et le rêve d’intégrer l’INSEP puis la WNBA. Mais lorsque son père s’effondre sur le parquet, tout s’écroule. Pire : on lui diagnostique le syndrome de Marfan, la même maladie génétique qui l’a tué.

Comment se réinventer quand son avenir s’effrite ? Marie Vareille aborde le deuil et la reconstruction avec une justesse remarquable, sans jamais verser dans le pathos. La métaphore du spaghetti – droit quand il est cru, emmêlé une fois cuit – illustre avec finesse les bouleversements de l’adolescence.

Lauréat du Prix Babelio 2021, ce roman jeunesse s’adresse en réalité à tous les âges. En postface, l’autrice se confie sur la genèse personnelle de ce texte, rendant la lecture encore plus poignante.

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