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Que lire après « La chronique des Bridgerton » de Julia Quinn ? – Notre sélection

Que lire après La chronique des Bridgerton de Julia Quinn ? – Notre sélection

Le sel de Bridgerton repose sur un mélange bien précis : romance historique, humour, jeux de réputation, bals, et cette façon de faire exister tout un cercle de personnages, pas seulement un couple. Voici une sélection de romans qui prolongent cet esprit, avec des tonalités parfois plus tendres, parfois plus piquantes.


1. À cause de Mlle Bridgerton (Julia Quinn, 2017)

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Pour rester dans la même veine sans relire les Bridgerton, cette préquelle est un choix évident. On y retrouve la légèreté et les piques bien senties qui font le sel de Julia Quinn, mais avec une dynamique différente : voisins d’enfance, rivalité douce, et sentiments qui s’installent à contretemps. Sybilla, loin d’être une héroïne docile, impose une énergie franche qui rappelle les meilleures scènes de salon de la saga.

Le roman joue à plein sur le contraste entre ce que la société attend et ce que les personnages veulent vraiment, avec une romance qui avance par petites victoires, regards de travers et conversations qui dérapent juste ce qu’il faut. C’est aussi très “famille” : l’entourage compte, commente, complique… et rend l’ensemble très vivant.


2. Il était une fois un duc (Tessa Dare, 2016)

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Tessa Dare excelle dans la comédie romantique d’époque : des situations improbables, un humour qui tombe juste, et une tendresse qui monte sans forcer. Ici, Isolde hérite d’un château… mais pas du tout comme elle l’imaginait : l’endroit est lugubre, et l’ancien propriétaire est encore là.

Le roman coche la case mariage de convenance avec une héroïne obstinée et un duc cabossé, et en profite pour multiplier les échanges vifs, les malentendus délicieux et les scènes où l’on sent le vernis social craquer. Si l’on apprécie, dans Bridgerton, les moments où une remarque suffit à faire basculer une pièce, on retrouve ce même plaisir. C’est drôle, rapide, et étonnamment émouvant quand il le faut.


3. Secrets d’une nuit d’été (Lisa Kleypas, 2013)

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Le point de départ est irrésistible : quatre amies, cataloguées “invendables” par la bonne société, décident de s’entraider pour décrocher un mari acceptable. On pense immédiatement aux saisons mondaines et aux calculs de salon — avec, en prime, une vraie solidarité féminine.

Dans ce premier tome, Annabelle vise haut, mais se retrouve confrontée à Simon Hunt, industriel sans titre, trop direct pour les règles du beau monde. La romance fonctionne sur une tension sociale nette (argent, statut, réputation), et sur un duo qui s’attire autant qu’il se provoque.

Kleypas sait installer une atmosphère de bals, de visites et de rumeurs, tout en gardant une narration fluide. À lire si l’on veut une “bande” de personnages qui évolue de tome en tome, comme un cercle mondain dont on devient complice.


4. Le flambeur (Sarah MacLean, 2022)

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Plus nerveux et plus sensuel, ce roman garde pourtant un ADN très compatible avec Bridgerton : scandales, secrets, et un héros qui fait trembler les convenances. Michael, marquis ruiné, s’est reconstruit dans un club de jeu où l’aristocratie vient se perdre. Quand une jeune femme issue de la haute société doit négocier avec lui pour sauver sa famille, la rencontre devient une partie d’échecs.

Ce qui plaît ici, c’est la manière dont MacLean mêle romance et enjeux concrets : dettes, héritages, chantage, pouvoir. Les dialogues sont mordants, les scènes publiques pleines de sous-entendus, et l’on sent un vrai goût pour les personnages secondaires — ceux qui observent, jugent, aident ou sabotent. Idéal si l’on veut l’ambiance “soirées interdites” avec une héroïne qui n’a pas l’intention de baisser les yeux.


5. Panique chez les Montgomery (Evie Dunmore, 2021)

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On change légèrement d’époque (fin XIXe), mais on retrouve immédiatement la guerre des apparences et les affrontements brillants. Annabelle obtient une chance inespérée d’étudier grâce à une ligue de suffragettes ; en échange, elle doit convaincre un duc influent de soutenir leur cause. Problème : Sebastian est tout sauf acquis à l’idée.

Le roman joue parfaitement le face-à-face entre une héroïne intelligente, pragmatique, parfois à bout de nerfs, et un aristocrate sûr de ses privilèges. Le tout donne une romance où le duel verbal est constant, avec des scènes de société qui comptent autant que les moments intimes.

Si l’on aimait, dans Bridgerton, la façon dont un choix personnel devient politique (au sens social), ce tome est une très bonne passerelle : c’est romantique, piquant, et porté par une vraie tension d’idées.


6. La débutante (Eloisa James, 2015)

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Eloisa James adore les héroïnes qui compliquent la mécanique mondaine au lieu de s’y plier. Lady Roberta, que son entourage considère déjà comme “casée nulle part”, décide de forcer le destin : elle veut le duc de Villiers, point. Sa cousine, duchesse excentrique, promet de l’aider — ce qui ouvre la porte à une série de scènes où les plans s’entrechoquent et où la bienséance se fait malmener.

L’intérêt du roman tient à son ton : à la fois léger et très théâtral, avec des personnages secondaires qui ont de la présence, comme dans un cercle où tout le monde a quelque chose à dire. La romance, elle, avance sur un délicieux mélange d’orgueil, d’entêtement et de désir. À choisir si l’on aime les intrigues de salon et les héroïnes qui n’attendent pas qu’on leur donne l’autorisation d’aimer.


7. Le traître (Grace Burrowes, 2024)

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Plus sombre par son passé, mais très touchant, ce roman conviendra à celles et ceux qui veulent garder le cadre historique tout en gagnant en intensité émotionnelle. Sebastian St. Clair revient d’une vie marquée par la guerre et porte une réputation qui l’isole. Héritier d’un titre, il n’a pourtant rien du “duc parfait” : il doute, il encaisse, il avance avec prudence. Burrowes prend le temps d’installer la relation, avec une attention forte aux blessures intérieures et à la façon dont l’affection peut réparer — sans miracles faciles.

L’ambiance reste élégante (réceptions, regards, convenances), mais la romance se construit sur la confiance plutôt que sur le simple feu d’artifice social. Une bonne option si l’on a aimé les passages plus sérieux de Bridgerton, quand le vernis craque et que les personnages montrent enfin ce qu’ils cachent.


8. La muse de Maiden Lane (Mimi Matthews, 2025)

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Pour finir sur une note plus douce, Mimi Matthews propose une romance où l’émotion naît d’une proximité patiente. Stella, souvent jugée pour son apparence, rêve d’un mari “convenable” qui ne la rejettera pas. Teddy, peintre diminué physiquement, lui fait une proposition inattendue : devenir sa muse.

Le roman brille par son atmosphère et par la délicatesse de ses personnages, loin des schémas de domination. On y retrouve une société qui observe et commente, mais l’essentiel se joue dans l’intime : le regard que l’on porte sur soi, celui que l’autre apprend à poser, et la façon dont un lien se crée sans brutalité. C’est parfait si l’on veut prolonger l’esprit romance d’époque avec tendresse et respect, tout en gardant ce petit frisson de scandale discret.

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