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Que lire après « Jamais sans ma fille » de Betty Mahmoody et William Hoffer ?

Que lire après « Jamais sans ma fille » de Betty Mahmoody et William Hoffer ?

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Publié en 1987, Jamais sans ma fille (Not Without My Daughter) est un récit autobiographique coécrit par Betty Mahmoody et William Hoffer. L’Américaine y raconte comment, lors d’un séjour en Iran avec son mari d’origine iranienne et leur fille Mahtob, elle s’est retrouvée retenue contre son gré à Téhéran pendant près de deux ans, avant de réussir à fuir clandestinement avec son enfant à travers les montagnes du Kurdistan.

Traduit dans le monde entier et adapté au cinéma en 1991 avec Sally Field, ce témoignage est l’un des récits de séquestration et d’enlèvement parental les plus lus au monde. Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions qui lui font écho.


1. Jamais sans ma fille 2 : Pour l’amour d’un enfant (Betty Mahmoody, 1993)

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Ce second volume reprend là où Jamais sans ma fille s’achevait : l’arrivée de Betty et Mahtob à l’ambassade américaine d’Ankara, en février 1986. Betty Mahmoody y décrit ce que la liberté retrouvée n’a pas résolu — la peur permanente d’un nouvel enlèvement, les menaces de son ex-mari, la nécessité de vivre sous un nom d’emprunt et les séquelles psychologiques portées par sa fille.

Le livre retrace aussi la genèse de son premier ouvrage et de son adaptation cinématographique. La seconde partie change de registre : Betty Mahmoody y compile plusieurs témoignages de parents du monde entier confrontés à des situations similaires et présente l’association qu’elle a fondée pour venir en aide aux victimes d’enlèvements internationaux.


2. Vers la liberté (Mahtob Mahmoody, 2013)

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Vingt-cinq ans après le récit de sa mère, Mahtob Mahmoody prend la parole. Elle avait quatre ans lorsqu’elle s’est retrouvée retenue en Iran, et c’est avec la mémoire fragmentaire de cet âge qu’elle revient sur la violence de son père, la fuite et le retour en Amérique — les mêmes événements, mais recomposés par le regard d’une enfant.

Vers la liberté ne se limite toutefois pas à l’épisode iranien. Mahtob y raconte la vie d’après : la peur constante d’un nouvel enlèvement, l’obligation de grandir sous une fausse identité, la maladie grave qui a failli l’emporter à l’adolescence, et la décision, mûrement réfléchie, de pardonner à son père. Diplômée en psychologie, elle a aussi choisi de ne pas renier ses origines iraniennes — un geste que le livre de sa mère ne laissait pas présager.


3. Vendues ! (Zana Muhsen et Andrew Crofts, 1991)

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En 1980, Zana et Nadia Muhsen, deux adolescentes britanniques de quinze et quatorze ans, nées d’un père yéménite et d’une mère anglaise, quittent Birmingham pour ce qu’elles croient être des vacances au Yémen. Sur place, le piège se referme : leur père les a vendues pour 13 000 francs chacune. Elles se retrouvent mariées de force à des inconnus dans des villages isolés.

Séparées, privées de tout contact avec l’extérieur, les deux sœurs subissent coups, humiliations et grossesses imposées. Après huit ans de lutte, Zana parvient à quitter le pays — mais sans son fils, et surtout sans Nadia, qui refuse d’abandonner ses enfants. Ce témoignage, préfacé par Betty Mahmoody, a secoué l’opinion publique britannique et contribué à faire connaître la réalité des mariages forcés.


4. Brûlée vive (Souad, 2003)

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Brûlée vive est le premier témoignage publié d’une survivante de « crime d’honneur ». Souad — un pseudonyme — a grandi en Cisjordanie dans une famille où la naissance d’une fille était vécue comme une malédiction. À dix-sept ans, tombée enceinte hors mariage, elle est condamnée à mort par les siens. Son beau-frère l’asperge d’essence et y met le feu.

Sauvée in extremis, elle a été évacuée vers la Suisse grâce à l’intervention d’une employée de l’association Terre des Hommes. Souad a reconstruit sa vie en Europe, sous une identité protégée. Le livre, coécrit avec Marie-Thérèse Cuny, a été traduit en trente-sept langues. L’historienne Thérèse Taylor a cependant relevé plusieurs incohérences factuelles et médicales dans le récit — sans que cela remette en cause l’existence même des crimes qu’il dénonce.


5. Mariée de force (Leïla, 2004)

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Leïla est une jeune Franco-Marocaine de la région parisienne, élevée selon les traditions les plus strictes au sein d’une famille où dix frères font la loi. Corvéable, surveillée, réduite au silence, elle tente à plusieurs reprises de se faire entendre — y compris par des tentatives de suicide. À vingt ans, son père organise son mariage avec un homme de quinze ans son aîné qu’elle n’a jamais rencontré.

La cérémonie a lieu au Maroc, le mariage civil est enregistré en France. L’homme qu’on lui impose devient violent. Leïla entame alors un combat juridique pour obtenir le divorce — contre sa propre famille, mais aussi contre les lenteurs d’une justice française encore mal outillée face à ces situations. Son témoignage a joué un rôle dans la prise de conscience publique sur les mariages forcés en France, une réalité qui concernait alors des dizaines de milliers de jeunes femmes dans le pays.


6. Déshonorée (Mukhtar Mai, 2006)

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En 2002, dans un village du Pendjab pakistanais, Mukhtar Mai, vingt-huit ans, est condamnée par le panchâyat — le tribunal tribal local — à subir un viol collectif en « réparation » d’une prétendue faute commise par son jeune frère de douze ans. La sentence est exécutée. Dans la logique locale, elle aurait dû se suicider. Elle a choisi de parler.

Sa plainte, d’abord ignorée par la police corrompue, a fini par atteindre les médias internationaux. Avec les indemnités obtenues, Mukhtar Mai a fondé des écoles dans son village, convaincue que seule l’instruction peut faire reculer de telles pratiques. L’ouvrage, coécrit avec Marie-Thérèse Cuny, retrace ce parcours — de l’illettrisme à la reconnaissance mondiale — et lui a valu le Prix Nord-Sud du Conseil de l’Europe en 2006.


7. Fleur du désert (Waris Dirie et Cathleen Miller, 1998)

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Née dans une famille de nomades somaliens, Waris Dirie est excisée à l’âge de cinq ans. À treize ans, pour échapper à un mariage forcé avec un homme de soixante ans, elle traverse seule le désert somalien jusqu’à Mogadiscio, puis rejoint Londres où elle travaille comme domestique. Repérée par un photographe, elle entame une carrière de mannequin international qui la conduira jusqu’à New York.

Le livre ne s’arrête pourtant pas à cette ascension. En 1997, lors d’une interview pour le magazine Marie Claire, Waris Dirie révèle publiquement sa mutilation. Elle deviendra par la suite ambassadrice de l’ONU pour la lutte contre les mutilations génitales féminines. Fleur du désert, adapté au cinéma en 2009, vaut autant pour le parcours de son autrice que pour ce qu’il a mis en lumière : une pratique qui, selon l’OMS, touche encore aujourd’hui environ deux cents millions de femmes dans le monde.


8. Ma vie rebelle (Ayaan Hirsi Ali, 2006)

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Née en 1969 à Mogadiscio, Ayaan Hirsi Ali a connu l’exil dès l’enfance — Arabie saoudite, Éthiopie, Kenya — en raison de l’engagement politique de son père, opposant à la dictature somalienne. Excisée à cinq ans, promise à un mariage forcé, elle fuit en 1992 vers les Pays-Bas, où elle obtient l’asile, reprend des études de sciences politiques et accède au Parlement néerlandais.

Sa collaboration avec le cinéaste Theo van Gogh sur le court-métrage Submission, consacré à l’oppression des femmes en islam, provoque l’assassinat du réalisateur en 2004 — et une menace de mort directe contre elle. Désignée par le Time comme l’une des cent personnalités les plus influentes au monde en 2005, elle vit depuis sous protection permanente.

Ma vie rebelle est le récit de cette trajectoire, de la Somalie en guerre aux tribunes occidentales. C’est aussi un livre qui divise : Hirsi Ali est admirée par les uns pour son courage, critiquée par les autres pour ses positions tranchées sur l’islam. Le lecteur se forgera sa propre opinion.


9. Rendez-moi ma fille (Candice Cohen-Ahnine, 2011)

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À dix-huit ans, Candice Cohen-Ahnine, jeune Française d’origine juive, rencontre à Londres un prince de la famille royale saoudienne. Leur fille Haya naît en 2001. L’homme se montre rapidement violent et manipulateur. En septembre 2008, lors d’un séjour en Arabie saoudite, il enlève l’enfant et séquestre Candice dans le palais familial.

Accusée d’apostasie — un crime passible de la peine de mort dans le royaume —, Candice finit par s’échapper et se réfugie à l’ambassade de France à Riyad, avant d’être exfiltrée par le Quai d’Orsay. Mais elle repart sans sa fille. En janvier 2012, la justice française lui accorde la garde de Haya. Le prince refuse d’obtempérer. Candice Cohen-Ahnine est morte en août 2012, à trente-cinq ans, dans des circonstances qui demeurent troubles. Sa fille n’a jamais été rendue.


10. La Massaï blanche (Corinne Hofmann, 1998)

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En vacances au Kenya, Corinne Hofmann, jeune Suissesse, a un coup de foudre pour Lketinga, un guerrier masaï. Elle quitte tout — son compagnon, son commerce, sa Suisse natale — pour s’installer avec lui dans un village reculé du nord du pays. Elle l’épouse selon les rites masaïs et donne naissance à une fille, Napirai.

Le quotidien, lui, se révèle d’une dureté à laquelle rien ne l’avait préparée : barrière linguistique, insalubrité, maladies, jalousie obsessionnelle de son mari, incompréhensions culturelles profondes. Après quatre ans, épuisée et malade, Corinne fuit le Kenya avec sa fille. Vendu à plus de quatre millions d’exemplaires, le livre ne juge ni ne regrette — il montre, concrètement, ce qui sépare un coup de foudre d’une vie commune.


11. Lire Lolita à Téhéran (Azar Nafisi, 2003)

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Entre 1995 et 1997, la professeure de littérature Azar Nafisi réunit clandestinement chez elle, à Téhéran, sept de ses anciennes étudiantes. Chaque jeudi, ces femmes retirent leur voile obligatoire et se plongent dans la lecture d’œuvres interdites par le régime : Nabokov, Fitzgerald, Henry James, Jane Austen.

Lire Lolita à Téhéran est le récit de ces séances secrètes, mais aussi une réflexion sur ce que la littérature peut opposer à l’oppression. Azar Nafisi y entrelace l’analyse des romans étudiés et le quotidien de la République islamique — les exécutions sommaires, la police des mœurs, la disparition progressive de tout espace de liberté individuelle. Le livre défend une idée simple et radicale : lire, dans un régime qui veut contrôler jusqu’aux pensées, est déjà un acte de résistance.


12. Mille soleils splendides (Khaled Hosseini, 2007)

Couverture du livre Mille soleils splendides de Khaled Hosseini

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Après Les Cerfs-volants de Kaboul, Khaled Hosseini choisit cette fois de raconter l’Afghanistan à travers le destin de deux femmes. Mariam, fille illégitime, est mariée de force à un homme bien plus âgé à Kaboul. Des années plus tard, Laila, jeune femme instruite, est contrainte par les circonstances de la guerre d’épouser le même homme. Entre les deux femmes, la rivalité initiale cède la place à une alliance solide.

Le roman couvre trois décennies de l’histoire afghane — de l’invasion soviétique au régime des talibans, puis à l’intervention américaine. C’est l’un des rares romans de fiction de cette liste, et c’est d’ailleurs sa force : en inventant des personnages, Hosseini peut condenser dans deux vies ce que des milliers de femmes afghanes ont subi. Les faits, eux, sont documentés.


13. Persepolis (Marjane Satrapi, 2000)

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Persepolis est une autobiographie en bande dessinée, publiée en quatre volumes entre 2000 et 2003. Marjane Satrapi y retrace son enfance et son adolescence à Téhéran, de la révolution islamique de 1979 à la guerre Iran-Irak, puis son exil en Autriche à quatorze ans et son retour difficile en Iran.

En noir et blanc, Satrapi raconte la confiscation des libertés, la répression au quotidien et la double vie d’une jeunesse partagée entre la sphère privée et les injonctions du régime. Le dessin, volontairement dépouillé, rend l’ensemble accessible sans rien simplifier. Adapté en film d’animation en 2007 (Prix du jury à Cannes), Persepolis s’est imposé comme un classique de la bande dessinée autobiographique — et sans doute le livre le plus lu en Occident sur ce qu’a été la vie quotidienne en Iran après la révolution.