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Que lire après « Boutons et Dentelle » de Penelope Sky ?

Que lire après « Boutons et Dentelle » de Penelope Sky ?

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Publié en 2016, Boutons et Dentelle (Buttons and Lace) est le premier tome de la série Boutons de Penelope Sky. On y suit Pearl, une jeune femme enlevée par un trafiquant d’armes nommé Bones, puis « récupérée » par son rival Crow — un homme glacial qui lui impose un marché singulier : 365 boutons à gagner, un par acte de soumission, avant de pouvoir recouvrer sa liberté. Au fil de sa captivité, Pearl développe pour Crow une attirance qu’elle juge elle-même aberrante, tandis que lui, derrière sa posture de geôlier inflexible, se montre incapable de la traiter comme une simple monnaie d’échange — signe que quelque chose d’imprévu s’installe. Le récit s’est imposé comme une référence de la dark romance.

Si vous vous demandez quoi lire après avoir refermé ce premier tome (ou dévoré la série entière), voici quelques suggestions dans la même veine.


1. Lingerie – Tome 1 : Muse en lingerie (Penelope Sky, 2018)

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Sapphire n’a pas choisi sa situation. Son frère, endetté jusqu’au cou auprès d’un baron du crime new-yorkais, a fini par y laisser la vie — et c’est elle qui hérite de l’ardoise. Avec vingt dollars en poche et un certain Coup-de-poing qui compte bien la réduire en esclavage pour éponger la dette, la fuite reste sa seule option. Direction Milan, où le célèbre Conway Barsetti — fils de Crow et Pearl, pour celles et ceux qui suivent — recrute de nouveaux talents pour sa marque Barsetti Lingerie. Sapphire ne correspond pas au profil mannequin, mais Conway la remarque immédiatement et l’engage dans un rôle inattendu : elle deviendra sa muse, vivra sous son toit et servira d’inspiration à ses créations. Autant dire qu’elle ne signe pas un simple contrat de travail.

Ce premier tome de la série Lingerie s’inscrit dans le prolongement direct de l’univers de Boutons et Dentelle, dont il constitue la génération suivante. Conway, maniaque du contrôle et implacable en affaires, rappelle son père par bien des aspects — sauf que le décor passe du trafic d’armes au monde de la haute couture milanaise, et les rapports de pouvoir y sont tout aussi abrupts. Sapphire, de son côté, ne se laisse pas impressionner : elle garde sa fierté intacte et choisit ses combats, même dans une position de dépendance totale. Mais la menace de Coup-de-poing n’a pas disparu avec la distance, et le passé de Sapphire finit par rattraper sa nouvelle vie en Italie.

Pour qui a aimé la dynamique entre Pearl et Crow, retrouver leur fils aux commandes d’un empire de lingerie (et d’une relation tout aussi orageuse) est la transition la plus évidente — et la plus satisfaisante.


2. L’Enlèvement (Anna Zaires, 2014)

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La veille de ses dix-huit ans, Nora Leston croise le chemin de Julian Esguerra dans un bar. Une rencontre brève, en apparence sans conséquence. Peu après, Nora est kidnappée et séquestrée sur une île privée, coupée du monde, entièrement à la merci d’un homme dont elle ignore tout. Julian est un trafiquant d’armes international dont le passé, marqué par la violence dès l’enfance, a produit un individu aux réactions imprévisibles. Un soir, il la brutalise ; le lendemain, il lui offre des livres, lui cuisine un repas, s’inquiète de son confort — avant de redevenir menaçant sans transition. C’est précisément cette alternance, et l’impossibilité de savoir quel Julian se présentera à elle, qui empêche Nora de se construire une stratégie de survie stable.

Premier tome de la trilogie Twist Me, L’Enlèvement place au cœur de son intrigue le syndrome de Stockholm — ce phénomène psychologique par lequel une personne séquestrée développe progressivement une forme d’attachement, voire d’affection, envers son ravisseur. Le roman ne cherche ni à présenter ce mécanisme comme acceptable ni à en faire un simple ressort romantique : Nora elle-même identifie ce qui lui arrive, le questionne, et se retrouve malgré tout incapable d’y résister. Au-delà du huis clos entre les deux personnages, l’intrigue s’élargit aux activités criminelles de Julian — ses rivaux, ses alliances, ses ennemis — ce qui confère au récit une dimension de thriller qui relance la tension à chaque fois que la relation semble se stabiliser.

Anna Zaires, qui a co-écrit la série avec son mari Dima Zales, construit avec Julian un personnage dont la noirceur n’est jamais atténuée par la romance : on comprend ce qui l’a façonné, mais comprendre n’est pas excuser — et le roman ne confond jamais les deux.


3. Mon Tourmenteur (Anna Zaires, 2017)

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Le docteur Sara Cobakis est obstétricienne, compétente et respectée. Mais sa vie personnelle est en suspens : son mari, journaliste, est plongé dans un coma végétatif depuis un grave accident de voiture et se trouve sous la protection du FBI, qui le croit menacé. Sara vit seule, entre ses gardes à l’hôpital et un quotidien qui ressemble de plus en plus à une salle d’attente. Jusqu’au soir où un inconnu s’introduit chez elle. Peter Sokolov est un ancien mercenaire russe dont la femme et le fils ont été assassinés. Depuis, il traque et élimine un par un tous les responsables de ce massacre — et le mari de Sara figure sur sa liste. Ce qu’il fait subir à Sara cette nuit-là pour localiser sa cible aurait dû être leur seule rencontre. Sauf que Peter revient. Et cette fois, ce ne sont plus les secrets de Sara qu’il convoite — c’est Sara elle-même.

Issu de l’univers de la trilogie L’Enlèvement (Peter y apparaissait comme homme de main de Julian Esguerra), Mon Tourmenteur peut néanmoins se lire de manière indépendante. Ce qui distingue ce roman, c’est la méthode d’approche de Peter : là où Julian enlevait et séquestrait, Peter s’insinue. Après avoir éliminé sa cible, il réapparaît dans la vie de Sara non pas en force, mais avec une patience calculée. Il s’installe chez elle, lui prépare des repas, la protège — tout en restant un tueur dont la violence peut resurgir à tout instant. Sara se retrouve face à un paradoxe qu’elle ne parvient pas à résoudre : cet homme a détruit ce qui restait de sa famille, et pourtant sa présence comble un isolement qui durait depuis bien avant son entrée en scène.

La double narration — on accède aux pensées de Sara comme à celles de Peter — permet de mesurer l’écart entre ce que chacun montre et ce qu’il ressent. Peter surnomme Sara ptichka, « petit oiseau » en russe. Le mot est tendre ; le projet qu’il recouvre l’est beaucoup moins.


4. The Dark Duet – Tome 1 : Captive in the Dark (C. J. Roberts, 2011)

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Caleb n’a qu’un objectif : la vengeance. Enlevé enfant et vendu comme esclave sexuel, il a été « sauvé » par un mentor qui l’a formé pour devenir à son tour un dresseur d’esclaves. Depuis douze ans, il prépare sa riposte contre l’homme qui a orchestré son calvaire. Son plan : capturer une jeune femme, la former à la soumission totale, puis la présenter lors d’une vente aux enchères clandestine comme un « cadeau » assez remarquable pour attirer l’attention de sa cible et s’en approcher. Olivia Ruiz, dix-huit ans, repérée dans la rue, sera cette offrande. Rebaptisée Kitten (« chaton »), elle se réveille les yeux bandés dans un lieu inconnu, face à un homme qui exige qu’elle l’appelle « Maître ».

Publié en auto-édition en 2011 — soit bien avant que la dark romance ne devienne un phénomène commercial —, Captive in the Dark est considéré comme l’un des textes fondateurs du genre. Le récit alterne entre le point de vue d’Olivia, à la première personne, et celui de Caleb, à la troisième : on vit la terreur d’Olivia de l’intérieur, tout en accédant aux hésitations de Caleb, qui reproduit un système qu’il abhorre parce qu’il ne connaît rien d’autre. C’est cette double perspective qui empêche toute lecture simpliste : Caleb est à la fois bourreau et victime, façonné par les mêmes violences qu’il inflige. Le roman pose la question — sans jamais y répondre de manière tranchée — de ce que devient un être humain quand la violence est le seul langage qu’on lui a enseigné.

Traduit en français aux éditions Pygmalion en 2015, Captive in the Dark est sensiblement plus dur que Boutons et Dentelle. Les scènes de domination, de manipulation psychologique et de violence physique y sont décrites sans filtre ni ellipse. Si les autres titres de cette liste vous ont mis·e mal à l’aise, celui-ci ira probablement plus loin.


5. Dollars – Tome 1 : Pennies (Pepper Winters, 2016)

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Pimlico — Tasmin de son vrai prénom, rebaptisée « Pim » par son geôlier — a cessé de parler. Enlevée à dix-huit ans alors qu’elle étudiait la psychologie, elle est depuis deux ans la propriété d’Alrik, un homme qui la bat, la viole et la prête à ses associés. Face à ce quotidien, Pim a fait un choix radical : le mutisme total. Pas un mot, pas un cri, quoi qu’on lui inflige. C’est sa seule forme de résistance, le seul territoire qu’Alrik ne peut pas lui prendre. Puis Elder Prest entre dans sa vie — un homme d’affaires en relation avec Alrik, qui la remarque lors d’un dîner et exige de passer une nuit avec elle. Elder la regarde autrement que les autres : il semble la voir, elle, et pas seulement un corps à disposition. Mais ses intentions restent indéchiffrables, y compris pour Pim.

La série Dollars (cinq tomes) est probablement ce que Pepper Winters a produit de plus déconcertant. Le premier tome avance à un rythme délibérément lent, presque entièrement ancré dans l’intériorité de Pim — la façon dont elle se construit un monde mental pour supporter le réel, les règles qu’elle s’impose pour ne pas s’effondrer. Elder, lui, refuse le rôle de sauveur. Il le dit lui-même sans détour : il n’est pas le héros de cette histoire, juste un méchant de plus. Est-il sincère ? Manipulateur ? Les deux ? Le roman ne tranche pas, et c’est cette incertitude qui en fait le moteur.

Le résultat tient autant de la dark romance que du thriller psychologique. Là où la plupart des romans du genre révèlent assez vite que le « méchant » cache un cœur d’or sous la carapace, Pennies refuse cette facilité et maintient le doute sur plusieurs centaines de pages. Traduit en français chez Milady à partir de 2018 (trois tomes sur cinq disponibles en français à ce jour), le roman exige de la patience — mais récompense celles et ceux qui s’y tiennent.


6. Monsters in the Dark – Tome 1 : Larmes amères (Pepper Winters, 2013)

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Tess Snow, jeune Australienne, est en couple avec Brax depuis deux ans. Leur relation est tendre mais routinière, et Tess garde pour elle des fantasmes de domination qu’elle n’a jamais osé formuler à voix haute, par peur de choquer. Pour leur anniversaire, Brax l’emmène au Mexique. Mais le voyage tourne au cauchemar : Tess est enlevée et vendue à un réseau de traite de femmes. Après un transit brutal, elle est achetée par un certain Q — un riche Français, magnat de l’immobilier, qui vit dans un manoir isolé. Tess y est enregistrée comme « esclave 58 ». Sauf que Q ne se comporte pas tout à fait comme les trafiquants qui l’ont précédé : il est violent et dominateur, certes, mais il fixe aussi des limites, prend soin de ses esclaves d’une manière inhabituelle et semble obéir à un agenda personnel qui dépasse la simple possession. Tess, elle, n’a aucune intention de se soumettre.

Ce qui fait la singularité de Larmes amères, c’est le décalage entre ce que Tess subit et ce qu’elle ressent. Son enlèvement est bien réel, sa terreur aussi — mais au contact de Q, des pulsions qu’elle avait toujours refoulées remontent à la surface. Le roman refuse le schéma binaire victime/bourreau : Tess ne se contente pas d’endurer, elle reconnaît chez Q un écho à des désirs qu’elle portait avant même sa captivité. Cette zone grise, évidemment inconfortable, constitue le nœud du récit. La nature exacte du rôle de Q — ce qu’il fait réellement avec les femmes qu’il « achète », et pourquoi — se clarifie au fil de la trilogie et réserve des surprises qui remettent en cause le jugement porté sur lui dans les premiers chapitres.

Premier volet de la trilogie Monsters in the Dark (traduit chez Milady en 2018), Larmes amères est souvent cité comme la porte d’entrée dans l’univers de Pepper Winters. Le cadre français — le manoir de Q, ses employés, une atmosphère à la fois luxueuse et claustrophobe — change des décors américains habituels du genre. Et c’est avant tout le bras de fer psychologique entre Tess et Q qui donne envie de passer au tome suivant — ce qui, en dark romance, est à peu près le meilleur compliment qu’on puisse faire à un premier volet.