L'histoire de Lyon en BD : liste des albums dans l’ordre

L’histoire de Lyon en BD : liste des albums dans l’ordre

L’histoire de Lyon en BD est une série de bande dessinée historique, scénarisée et dessinée par Gilbert Bouchard. Cette liste énumère les albums de la série dans l’ordre chronologique de leur publication.


1. De l’époque romaine à la Renaissance (2005)

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En 43 avant J.-C., Munatius Plancus, un ancien lieutenant de Jules César, fonde la cité de Lugdunum sur les hauteurs de Fourvière. L’empereur Auguste la couvre de privilèges et lui permet de devenir, en quelques années, une des plus belles et des plus riches cités de l’empire, en étant au centre d’un important nœud routier reliant la Méditerranée aux Alpes, à l’océan et au nord de l’Europe. Lugdunum donne naissance aux empereurs Claude et Caracalla avant de redevenir un modeste bourg médiéval.

Ce sont les archevêques qui feront faire sortir Lyon de sa torpeur. Ils y organisent des conciles, reçoivent des papes, font construire la primatiale Saint-Jean et le pont du Rhône (actuel pont de la Guillotière). Seul pont à franchir le fleuve, celui-ci va favoriser le passage dans la ville des rois qui se rendent en Provence. Les archevêques demeurent les maîtres de la seigneurie de Lyon jusqu’à son rattachement au royaume de France par Philippe IV le Bel en 1312. Charles VII puis Louis XI accordent quatre foires à la ville. Louis XI veut faire de Lyon une grande place commerciale et bancaire, capable de concurrencer Genève et les grandes cités italiennes.


2. De la Renaissance à la Révolution (2006)

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Sous la Renaissance, Lyon retrouve le rôle de ville carrefour qui avait fait sa fortune et sa gloire à l’époque romaine. Elle devient un des grands centres européens du commerce, de la banque et de l’édition. Tous les plus grands écrivains du XVIe siècle s’y pressent. Parmi les idées nouvelles véhiculées par les livres, il y a notamment celles prêchées par la Réforme. Les guerres de religions qui s’ensuivent frappent durement Lyon, ravagée par le baron des Adrets. Paradoxalement, ce triste épisode désenclave la ville, le sinistre baron n’hésitant pas à percer des rues pour faciliter le passage de ses troupes stationnées place « Belle Cour ». Cette place sera d’ailleurs toujours aimée des rois. Henri IV puis Louis XIV tombent sous son charme et lui offrent des statues.

Cependant, le développement démographique est freiné par la situation géographique de la ville coincée entre les collines de Fourvière et de la Croix-Rousse et barrée par la Saône et surtout le Rhône pratiquement infranchissable. Deux hommes proposent des solutions à la fin du XVIIIe siècle : Perrache qui tente de relier les terres d’Ainay à l’île Mogniat afin d’accroître la superficie de la presqu’île, et Morand qui lance un deuxième pont sur le Rhône dans l’espoir de conquérir la rive gauche du fleuve alors constituée de vastes terrains en friche et inondables. Le premier échoue mais le second réussit. Lyon peut envisager son avenir avec optimisme.

Jouffroy d’Abbans traverse Lyon en remontant la Saône avec le premier bateau fonctionnant à la vapeur. Les Montgolfier organisent des démonstrations d’ascension en ballon Mais dans le même temps, la misère ronge les ouvriers inhumainement exploités. La colère des canuts éclate et est réprimée par l’armée. Les prémices de la Révolution sont en marche…


3. De la Révolution à nos jours (2007)

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À Lyon comme ailleurs en France, les insurrections marquent la fin du XVIIIe siècle et le XIXe siècle. Pendant la Révolution française, les Lyonnais se lèvent contre la menace jacobine. En représailles, en 1793, la ville subit un terrible siège et est menacée d’être rasée. En 1831 et 1834, ce sont les canuts, las d’être exploités au nom du libéralisme économique, qui se révoltent, sans succès. En 1848, lorsque la Deuxième République est proclamée, les ouvriers s’emparent des casernes, sans plus de réussite. Les communes indépendantes de la Croix-Rousse et de la Guillotière, foyers de ces révoltes, sont rattachées à Lyon sous Napoléon III.

La ville connaît ensuite de profondes transformations, notamment sous l’impulsion du préfet Vaïsse, et de maires comme Jean-François Terme (à qui la France doit le « trottoir »), Édouard Herriot et Louis Pradel. Les romains ne s’étaient pas trompés en choisissant le site stratégique où ils avaient implanté Lugdunum : deux mille ans plus tard, la ville de Lyon continue de faire fructifier son héritage, fière d’être reconnue en tant que cité internationale.

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