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Que lire après « The Prison Healer » de Lynette Noni ?

Que lire après « The Prison Healer » de Lynette Noni ?

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The Prison Healer est une trilogie de fantasy young adult écrite par l’autrice australienne Lynette Noni, dont le premier tome, La Guérisseuse de Zalindov, a été publié en 2021 (traduit en français chez Hachette Romans en 2022). On y suit Kiva Meridan, dix-sept ans, qui survit depuis dix ans dans la redoutable prison de Zalindov en tant que guérisseuse. Lorsque la Reine Rebelle est capturée et condamnée au Supplice — une série d’épreuves mortelles liées aux quatre éléments —, Kiva reçoit un message codé de sa famille et décide de prendre la place de la reine, au péril de sa vie. Entre épidémie, rébellion souterraine, romance et secrets de famille, la trilogie a conquis un large lectorat grâce à son huis clos carcéral suffocant et un twist final qui force à reconsidérer tout ce qu’on croyait savoir.

Si vous êtes à la recherche de lectures du même genre, voici quelques pistes. Au programme : héroïnes tenaces, univers politiques sous tension, romances à haut risque et complots à foison.


1. Défier la nuit (Brigid Kemmerer, 2021)

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Au royaume de Kandala, une fièvre mystérieuse décime la population. Le seul remède connu, un élixir à base de pétales de fleur-de-lune, reste hors de portée des plus pauvres. Jeune apothicaire du Secteur Sauvage, Tessa Cade a décidé d’agir : chaque nuit, elle vole des pétales aux élites pour préparer l’élixir et le distribuer à celles et ceux qui en ont besoin — au risque de sa vie, car la contrebande de fleur-de-lune est passible de mort. Au palais, le prince Corrick occupe le rôle de Justice du roi : c’est lui qui ordonne et supervise les exécutions publiques des contrebandier·ères. On pourrait n’y voir qu’un bourreau zélé. Sauf que Corrick est aussi le frère dévoué d’un roi fragile, un stratège acculé par la pénurie et un homme rongé par ce que sa fonction l’oblige à faire — et le roman prend le temps de le montrer.

Tout le roman repose sur la friction entre ces deux protagonistes. Tessa et Corrick auraient toutes les raisons du monde de se haïr, et leur rapprochement n’a rien d’une romance confortable : il se joue sur fond de mensonges, de dilemmes politiques et de pénurie mortelle. Brigid Kemmerer a le bon goût de ne pas verser dans le manichéisme. On découvre vite que même si la couronne distribuait tout l’élixir disponible, il n’y en aurait pas assez pour tout le monde — ce qui change radicalement la lecture de la situation. Si vous avez aimé les intrigues de cour de The Prison Healer et la relation entre Kiva et Jaren, vous retrouverez ici une dynamique similaire, en plus politiquement retorse.


2. Une braise sous la cendre (Sabaa Tahir, 2015)

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Dans un empire où les Martiaux règnent par la force et où les Érudits — autrefois gardiens du savoir — sont réduits en esclavage, lire ou écrire peut vous coûter la vie. Jeune Érudite, Laia voit son frère Darin arrêté par les soldats de l’Empire. Pour le sauver, elle accepte de s’infiltrer en tant qu’esclave au cœur de Blackcliff, la plus redoutable académie militaire du monde connu — là même où l’on forme les Masks, les soldats d’élite de l’Empire, reconnaissables à leur masque d’argent qui finit par fusionner avec leur peau. L’autre narrateur du roman, Elias Veturius, est l’un des meilleurs élèves de Blackcliff, promis à une carrière de Mask, mais qui rêve de déserter un système qu’il juge monstrueux.

L’alternance des points de vue entre Laia et Elias — l’esclave infiltrée et le soldat dissident — permet de voir le même empire depuis ses deux faces, et le rythme ne faiblit jamais. Sabaa Tahir n’épargne ni ses personnages ni ses lecteur·ices : la violence est frontale, les trahisons fréquentes, et personne n’est tout à fait bon ou tout à fait mauvais — à commencer par la terrifiante Commandante de Blackcliff et les énigmatiques Augures, des êtres immortels capables de lire dans les esprits. L’univers, aux accents antiques et orientaux (les djinns et les Éfrits y côtoient les légions militaires), se déploie sur quatre tomes jusqu’à Un ciel après la tempête.


3. Les Portes du secret – Tome 1 : Le Poison écarlate (Maria V. Snyder, 2005)

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Elena croupit dans les cachots du château d’Ixia, condamnée à mort pour avoir tué l’homme qui abusait d’elle. Son exécution semble inévitable. Chef de la sécurité du Commandant Ambroise, Valek lui propose alors un marché pour le moins singulier : devenir le goûteur officiel du Commandant, au risque de mourir empoisonnée à chaque repas. Pour s’assurer de sa docilité, Valek lui fait ingérer une dose mortelle de Poussière de Papillon, dont il est le seul à détenir l’antidote. Elena devra donc revenir chaque matin chercher sa dose. Sympathique, n’est-ce pas ?

Ce premier tome repose sur un mécanisme de survie implacable : Elena est piégée, mais elle ne se contente pas de subir. Elle apprend à identifier les poisons, à se battre, et découvre peu à peu des pouvoirs magiques — chose strictement interdite en Ixia, un état militaire rigide né du renversement de l’ancienne monarchie. De l’autre côté de la frontière se trouve Sitia, contrée où la magie est non seulement tolérée mais enseignée, et où Elena pourrait trouver refuge — si elle parvenait à échapper à Valek. Car la relation entre Elena et son geôlier est l’autre moteur du roman : Valek est à la fois celui qui la retient prisonnière, celui qui lui enseigne l’art du combat et des poisons, et, de plus en plus clairement, celui vers qui elle se tourne quand les intrigues de cour menacent de la perdre.

Comme Kiva à Zalindov, Elena est prisonnière d’un système qui la dépasse, forcée de négocier sa survie au quotidien alors même qu’elle dissimule des secrets qui pourraient la condamner. Avec un détail supplémentaire : sans l’antidote quotidien, elle meurt — ce qui rend toute velléité de fuite ou de rébellion infiniment plus risquée.


4. Throne of Glass – Tome 1 : Le Trône de verre (Sarah J. Maas, 2012)

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Plus célèbre assassineuse du royaume d’Adarlan, Celaena Sardothien est tirée des mines de sel d’Endovier — où elle purge sa peine depuis plus d’un an — pour participer à un tournoi organisé par le roi tyrannique. L’enjeu : si elle triomphe face aux pires criminels du pays, elle deviendra la Championne du roi, c’est-à-dire son agent personnel pendant quatre ans, au terme desquels elle obtiendrait enfin sa liberté. C’est le prince Dorian qui la parraine, et le capitaine de la garde, Chaol, qui est chargé de la surveiller. Très vite, le tournoi vire au cauchemar : les concurrents commencent à mourir un à un dans des circonstances inexplicables, et Celaena comprend qu’une menace bien plus ancienne que le roi rôde dans les murs du château de verre.

Ce premier tome fonctionne avant tout comme un récit d’arène, où les épreuves du tournoi scandent l’intrigue. Mais Sarah J. Maas pose aussi les fondations d’un univers bien plus vaste — la magie du Wyrd, les Faes, le continent d’Erilea — qui prend son ampleur réelle à partir du troisième tome et s’étend sur huit volumes au total. Celaena elle-même n’est pas exactement celle qu’elle prétend être : son véritable nom, ses origines et ses liens avec la magie disparue d’Erilea sont autant de révélations qui, tome après tome, redéfinissent la portée de l’histoire.

Héroïne arrachée à un bagne, compétition mortelle sous l’œil d’un tyran, secrets d’identité qui changent tout : la parenté avec The Prison Healer est évidente. Et si Lynette Noni a reçu les éloges de Sarah J. Maas en personne sur la couverture de son roman, la filiation entre les deux séries n’a rien de fortuit.


5. The Curse (Marie Rutkoski, 2014)

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Fille du plus célèbre général de l’empire Valorian, Kestrel n’a que deux choix : s’enrôler dans l’armée ou se marier. Aucune de ces options ne l’enchante. Un jour, au marché aux esclaves, elle cède à une impulsion et achète à prix d’or un esclave Herrani rebelle nommé Arin. Pour comprendre le titre : la « malédiction du vainqueur » est un concept issu de la théorie des enchères, selon lequel celui qui remporte la mise paie forcément trop cher par rapport à la valeur réelle de l’objet. En l’occurrence, Kestrel va découvrir que le prix de son geste dépasse de très loin la somme déboursée.

Car Arin n’est pas un esclave ordinaire. Cultivé, musicien, doté d’un charisme de meneur, il appartient au peuple Herrani, dont les Valorians ont conquis les terres et réduit les habitants en esclavage dix ans plus tôt. Arin n’a rien oublié de cette défaite, et ses intentions n’ont rien à voir avec la docilité. La relation entre Kestrel et Arin est l’un des grands atouts de cette trilogie : entre une fille de conquérant et un fils de peuple conquis, chaque rapprochement est une prise de risque pour les deux camps. Marie Rutkoski ne ménage pas ses personnages : elle les confronte aux conséquences de leurs choix, y compris les plus douloureuses, sans jamais chercher à adoucir l’issue.

L’univers, qui évoque une Antiquité gréco-romaine revisitée, privilégie l’intrigue politique et le jeu stratégique aux combats à l’épée. Kestrel n’est pas une guerrière : c’est une tacticienne, une joueuse de cartes redoutable, quelqu’un qui gagne ses batailles par la ruse et le calcul plutôt que par la lame. Les amateurs·rices de dilemmes moraux sans issue facile — sauver un camp au détriment de l’autre, mentir à ses proches pour un objectif plus grand — seront servi·es : Marie Rutkoski n’offre à personne le luxe d’un choix confortable.


6. Ash Princess (Laura Sebastian, 2018)

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Theodosia avait six ans quand les Kalovaxiens ont envahi son pays, l’Astrée, et assassiné sa mère, la reine du Feu, sous ses yeux. Dix ans plus tard, elle vit toujours à la cour du Kaiser — non comme invitée, mais comme trophée. Rebaptisée « Thora, princesse de Cendres », elle porte une couronne de cendres lors des banquets et subit des flagellations publiques à la moindre rébellion de son peuple, réduit en esclavage. Le jour où le Kaiser la contraint à exécuter son dernier allié de ses propres mains, Theodosia décide que sa soumission a assez duré. Elle entreprend de renverser l’occupant — et pour y parvenir, elle devra user de séduction, de mensonge et de trahison, y compris envers celles et ceux qui lui font confiance.

Le principal atout du roman réside dans le double jeu permanent de Theodosia. Elle doit paraître brisée et soumise en public alors qu’elle recrute des alliés, négocie avec des rebelles et manipule les courtisans kalovaxiens. Ses armes ne sont pas la force physique mais l’intelligence et le calcul — des choix qui ont un coût psychologique considérable, d’autant qu’ils impliquent de trahir des proches. Autour d’elle gravitent des figures ambiguës : Søren, le fils du Kaiser, qui déteste la cruauté de son père mais reste loyal à son camp ; Cress, l’amie d’enfance kalovaxienne dont la naïveté n’est peut-être pas si innocente ; et des rebelles astréens aux méthodes parfois aussi brutales que celles de l’occupant. On pense évidemment à Kiva, elle aussi obligée de jouer la docilité pendant des années pour rester en vie — à ceci près que Theodosia, elle, a décidé de passer à l’offensive, quitte à y laisser des morceaux d’elle-même.


7. Dance of Thieves (Mary E. Pearson, 2018)

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Ancienne gamine des rues, Kazi de Brumevive est devenue une Rahtan, soldat d’élite de la reine de Venda. Sa mission : se rendre au Guet de Tor, à l’autre bout du royaume, pour retrouver un criminel recherché par la couronne. Mais les Ballenger, puissante famille de hors-la-loi qui règne sur la région depuis des générations, ne voient pas d’un bon œil l’intrusion d’une espionne sur leurs terres. Quand Kazi se retrouve prisonnière de trafiquants de main-d’œuvre aux côtés de Jase Ballenger, le jeune héritier du clan, les deux sont forcés de coopérer pour survivre. Le problème : une fois libres, chacun a toujours une mission secrète à remplir — et l’autre est pile dans le chemin.

Ce roman est le premier volet d’une duologie qui se déroule dans le même univers que la trilogie The Remnant Chronicles (non traduite en français à ce jour), mais il peut se lire de façon indépendante. Le duo Kazi-Jase est l’un des points forts : elle est rusée, blessée par la vie, voleuse d’élite et adepte des devinettes — un tic hérité de son enfance dans la rue, où les énigmes servaient de monnaie d’échange ; lui est loyal jusqu’à l’entêtement, écrasé par la responsabilité de protéger sa fratrie de neuf frères et sœurs après la mort de leur père. Mary E. Pearson excelle à construire des rapports de force amoureux où chacun ment à l’autre par devoir — et finit par s’attacher à la personne qu’il est censé tromper.

Si le duo Kiva-Jaren vous a plu par sa dynamique « ennemis qui s’attirent malgré eux », Kazi et Jase en sont le prolongement naturel — avec des enjeux familiaux et politiques qui ne cessent de compliquer la donne.


8. Powerless (Lauren Roberts, 2023)

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Au royaume d’Ilya, seul·es les Élites — celles et ceux qui possèdent un pouvoir — ont le droit d’exister. Les Ordinaires, dépourvus de don, sont traqué·es et exécuté·es. Paedyn est une Ordinaire. Pour survivre, elle se fait passer pour une Médium et vit de vols dans les bas-fonds. Tout se complique le jour où elle sauve l’un des princes d’Ilya sans le savoir — et se retrouve sélectionnée pour les Épreuves de la Purge, une compétition brutale destinée à mettre en valeur les pouvoirs des Élites. Des pouvoirs dont elle est, rappelons-le, entièrement dépourvue.

Face à elle : le prince Kai, futur Exécuteur, c’est-à-dire le bourreau chargé de traquer et de tuer les Ordinaires. La suite est prévisible sur le papier — ils vont se rapprocher malgré tout — mais Lauren Roberts, qui a écrit ce roman à dix-huit ans, surprend par la maturité de ses dialogues : vifs, mordants, truffés de répliques assassines. Les comparaisons avec Hunger Games sont inévitables : on retrouve la compétition mortelle publique, les inégalités de classe et le triangle amoureux (le frère de Kai, Kitt, occupe le troisième sommet). Mais Powerless s’en écarte par sa romance ennemies-to-lovers très lente et très tendue, et par le fait que l’héroïne n’a littéralement aucun pouvoir — elle doit tout compenser par l’intelligence, le bluff et l’endurance physique. Les Épreuves de la Purge rappelleront aux lecteur·ices de The Prison Healer le Supplice de Zalindov — même adrénaline, même sentiment que l’héroïne pourrait ne pas s’en sortir.


9. The Crimson Moth – Tome 1 : Heartless Hunter (Kristen Ciccarelli, 2024)

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La révolution a triomphé. Les Sœurs Reines sont tombées, et les sorcières — autrefois au sommet de la hiérarchie — sont désormais traquées et exécutées par les Gardes de sang. Descendante d’une lignée de sorcières, Rune a réussi à conserver son statut au sein de la haute société sous les traits d’une aristocrate frivole et inoffensive. Mais la nuit, elle devient le Sphinx rouge (le Crimson Moth), une justicière masquée qui exfiltre les sorcières hors de la République avec l’aide de ses amis Verity et Alexander.

Quand un sauvetage tourne mal, Rune décide de détourner les soupçons et de se rapprocher de Gideon Sharpe, le plus redoutable chasseur de sorcières du pays, dans l’espoir de lui soutirer des informations. Lui, de son côté, la soupçonne d’être liée au Sphinx rouge et entreprend de lui faire la cour pour la piéger. Chacun croit manipuler l’autre ; aucun des deux n’a prévu que les sentiments deviendraient réels. C’est cette mécanique de double duperie — où chaque geste tendre est aussi un coup tactique — qui porte le roman jusqu’à un dernier acte où les masques tombent tous en même temps.

Kristen Ciccarelli installe son intrigue dans un décor d’inspiration victorienne — bals, salons, pistolets et mariages arrangés — qui tranche avec la fantasy médiévale classique. Le résultat est un ennemies-to-lovers à haute tension, où les identités doubles des personnages font de chaque scène de romance une prise de risque potentiellement fatale. Si les faux-semblants de Kiva dans The Prison Healer vous ont plu, ceux de Rune et Gideon en sont la version poussée à l’extrême : chaque rapprochement est aussi une occasion de se trahir.