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Que lire après « Le vent souffle sur Little Balmoral » de Sophie Jomain ?

Que lire après « Le vent souffle sur Little Balmoral » de Sophie Jomain ?

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Publié en septembre 2025 aux éditions Charleston, Le vent souffle sur Little Balmoral est un roman de l’autrice française Sophie Jomain. On y suit Phèdre Demay, une jeune femme installée au Québec depuis neuf ans. Le décès d’une tante qu’elle connaissait à peine l’oblige à revenir en France pour régler une succession inattendue : un vieux manoir situé dans la Creuse. Sur place, elle retrouve Adam — le garçon qui lui a autrefois brisé le cœur —, découvre des messages codés disséminés aux quatre coins de la maison et assiste à des phénomènes inexpliqués (fenêtres qui s’ouvrent seules, toit qui craque sans raison). Sophie Jomain y réunit secrets de famille, romance et surnaturel dans un décor automnal de citrouilles et de bâtons de sauge, à la croisée du cosy mystery et de la romance contemporaine.

Si vous vous demandez quoi lire après ce séjour à Little Balmoral, voici quelques suggestions dans la même veine — manoirs à secrets, villages où tout le monde se connaît, sorcellerie et îles balayées par le vent.


1. Les perce-neige s’éveillent sous les flocons (Sophie Jomain, 2022)

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Au cœur du massif du Mont-Blanc, Liia Josserand et son père tiennent le refuge du Perce-Neige, un élevage de rennes en liberté inspiré des traditions du peuple sami — un peuple autochtone de l’Europe du Nord. Les fins de mois sont rudes, mais hors de question de vendre le moindre caribou — surtout pas à Barone Verroni, un chef étoilé qui s’est infiltré au refuge sous une fausse identité pour convaincre la famille de lui céder une ou deux bêtes destinées à son menu de Noël. Mère célibataire d’un petit Tim né avec des malformations au visage, Liia a déjà bien assez à gérer — d’autant que, malgré son énergie débordante, Tim souffre surtout du regard des autres.

Et puis il y a ce pensionnaire inattendu, un certain Nicolas Claus, arrivé en traîneau tiré par ses propres rennes. Sa complicité immédiate avec les animaux et avec Tim va faire voler en éclats les plans du chef, qui aura bien du mal à convaincre quiconque de sacrifier un renne pour une assiette étoilée. Sophie Jomain propose ici une comédie de Noël qui aborde la question de la différence à travers le personnage de Tim, sans appuyer ni simplifier. Le cadre montagnard, les pâtisseries et la touche de féerie raviront celles et ceux qui ont aimé l’atmosphère de Little Balmoral — le thé à la citrouille en moins, le chocolat chaud au pied des sapins en plus.


2. Noël surprise dans les Highlands (Sarah Morgan, 2021)

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Gayle est une femme d’affaires américaine qui a bâti une carrière impressionnante — au prix de sa vie de famille. Trop froide, trop absente, trop obsédée par son travail : ses deux filles, Samantha et Ella, ne lui ont pas adressé la parole depuis cinq ans. Lorsqu’une alerte de santé l’envoie à l’hôpital, Gayle prend conscience du temps perdu et décide de tout faire pour se rapprocher d’elles. Son plan : organiser un Noël dans un manoir isolé des Highlands écossais. L’idée est généreuse ; le problème, c’est que personne n’a vraiment envie d’y être.

Ce qui sépare ce roman d’une romance de Noël classique, c’est que l’histoire d’amour passe au second plan. L’essentiel du récit porte sur les relations entre une mère et ses filles : la culpabilité de Gayle, la méfiance d’Ella (devenue mère à son tour et terrifiée à l’idée de reproduire les mêmes erreurs avec sa petite Tab), et l’ambivalence de Samantha, qui travaille dans une agence de voyage et aimerait bien transformer le manoir en partenariat professionnel — ce qui se complique lorsqu’elle se retrouve troublée par Brodie, le propriétaire écossais des lieux. Sarah Morgan construit un roman sur les failles familiales et les tentatives maladroites de réparation. Le cadre hivernal met du temps à s’installer (le premier tiers se passe encore aux États-Unis), mais une fois la famille réunie dans les Highlands, entre balades dans la neige et séances de pâtisserie, l’atmosphère prend.


3. Le Manoir de la fiancée disparue – Tome 1 : Le Legs (Nora Roberts, 2024)

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Lorsqu’un avocat lui apprend qu’un oncle dont elle ignorait l’existence, Collin Poole, lui lègue un manoir dans le Maine, Sonya MacTavish tombe des nues. Elle vient de découvrir que son compagnon la trompait, et l’idée de s’éloigner de tout pour trois mois ne lui déplaît pas. Sur place, elle est accueillie par Trey, un jeune avocat qui gère la succession, et par des voisins convaincus que la demeure est hantée par les « fiancées disparues » — plusieurs femmes de la famille Poole, mortes tragiquement au fil des siècles, à commencer par Astrid, assassinée le jour de son mariage.

Sonya reste sceptique, jusqu’à ce que des objets se déplacent seuls, que la musique se lance sans personne au piano et qu’Astrid apparaisse dans ses rêves pour lui demander de l’aide. Ce qui rend ce premier tome surprenant, c’est le contraste entre le surnaturel et le quotidien douillet de Sonya : elle rénove le manoir pièce par pièce, adopte un chien, apprend à cuisiner, lance sa propre agence de communication et noue une relation avec Trey — le tout entre deux apparitions spectrales. La malédiction familiale crée un véritable suspense (le tome se termine sur un cliffhanger), mais c’est cette vie qui s’installe au milieu des fantômes qui rend le livre à la fois confortable et inquiétant — un mélange rare. Premier volet d’une trilogie.


4. Dream Harbor – Tome 1 : Le Pumpkin Spice Café (Laurie Gilmore, 2025)

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Quand sa tante Dot lui confie le Pumpkin Spice Café, point de rencontre adoré des habitants de la petite ville côtière de Dream Harbor (Massachusetts), Jeanie saute sur l’occasion pour tourner la page d’un travail de bureau à mourir d’ennui. Problème : Logan, l’agriculteur du coin qui livre les fruits et légumes au café, n’a aucune envie de se laisser attendrir par cette citadine à l’optimisme débordant. Elle est expansive et bavarde ; il est taciturne et solitaire depuis une rupture humiliante. Autant dire que l’étincelle met un certain temps à prendre — c’est d’ailleurs tout l’intérêt.

Devenu phénomène sur TikTok avant d’être traduit en français, ce premier tome de la série Dream Harbor repose sur un schéma de romance bien rodé : la rencontre entre un personnage lumineux et un personnage renfrogné (ce que le jargon anglo-saxon appelle grumpy/sunshine), dans une petite ville où tout le monde se connaît et où les ragots vont plus vite que les commandes de latte à la citrouille. L’intrigue ne réserve pas de grandes surprises, et c’est assumé : on est ici pour l’atmosphère, les décors douillets et la montée progressive des sentiments. Dream Harbor rappelle Stars Hollow, le village fictif de la série Gilmore Girls — et le pseudonyme de l’autrice (Gilmore) n’est sans doute pas une coïncidence. À réserver aux jours où l’on veut une lecture douce et sans complication.


5. Christmas héritage et plus si affinités (Blandine P. Martin, 2024)

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Romy ne s’attendait pas à hériter du manoir d’Albert Lancaster, l’homme qu’elle considérait comme un père. Encore moins à devoir partager cet héritage avec Gabriel, un fils dont Albert n’avait jamais soufflé mot — businessman londonien, froid comme un courant d’air de décembre, bien décidé à vendre la propriété au plus vite. Pour Romy, cette maison où elle a grandi aux côtés d’Albert est un refuge qu’elle refuse de sacrifier. L’impasse est totale : aucune décision ne peut être prise sans l’accord des deux héritiers.

Contraints de cohabiter le temps de trouver un terrain d’entente, Romy et Gabriel s’affrontent dans un bras de fer en pleine période de fêtes, ponctué de secrets de famille et de révélations sur le passé d’Albert — qui pourraient bien faire se retourner le pauvre homme dans sa tombe, à moins qu’il n’ait tout orchestré depuis le départ. L’intérêt du roman tient à la dynamique entre les deux personnages : Romy, sentimentale et enracinée, face à Gabriel, pragmatique et déraciné, que la proximité quotidienne et l’atmosphère de Noël vont peu à peu forcer à baisser la garde. Blandine P. Martin joue sur le registre du rapport de force amoureux en décor hivernal — un ressort classique, mais qui tient ici parce que l’enjeu est concret : ce manoir, ni l’un ni l’autre ne veut céder dessus.


6. Mon ex et autres malédictions (Erin Sterling, 2023)

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Il y a neuf ans, Vivienne Jones a fait ce que toute jeune sorcière ferait après une rupture douloureuse : vodka, musique triste, bains moussants… et un petit sort de malédiction sur son ex. Rien de méchant, pensait-elle. Sauf que ledit ex, Rhys Penhallow, héritier d’une puissante lignée de sorciers et toujours aussi insupportablement beau, revient à Graves Glen — petite ville fondée par sa famille — pour le festival d’automne. Et les catastrophes s’enchaînent : jouets mécaniques meurtriers, fantôme furibond, chat qui se met à parler. La malédiction de Vivi n’était peut-être pas si anodine.

Pour briser le sort, ils n’ont pas le choix : il faut coopérer — ce qui suppose de passer du temps ensemble malgré neuf ans de rancœur et une attirance qu’aucun des deux n’a envie d’admettre. Le roman tient grâce à un équilibre bien calibré entre humour, romance et surnaturel. L’univers rappelle le film Hocus Pocus (le classique Disney de 1993 sur trois sorcières ressuscitées à Salem) : une ville américaine en pleine effervescence d’Halloween, une communauté secrète de sorcières et sorciers, et un ton qui ne se prend jamais trop au sérieux. Erin Sterling (qui publie aussi sous le nom de Rachel Hawkins) ne cherche pas à réinventer le genre, mais livre une lecture franche et drôle, idéale pour la saison des citrouilles.


7. Les Mystères de tante Dimity – Tome 1 : La Mort de tante Dimity (Nancy Atherton, 2024)

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Petite, Lori Shepherd s’endormait chaque soir avec les histoires de Tante Dimity que lui racontait sa mère — un personnage de fiction, croyait-elle. Récemment divorcée, au chômage et en plein deuil maternel, Lori apprend un jour que Dimity Westwood a bel et bien existé : c’était la meilleure amie de sa mère, rencontrée pendant la Seconde Guerre mondiale, avec qui elle a entretenu une correspondance de quarante ans. Par testament, Dimity lui confie une mission posthume : rassembler toutes ses histoires pour les publier, en échange d’une somme considérable. Pour cela, Lori doit se rendre en Angleterre, dans un cottage des Cotswolds (une région vallonnée du centre-sud de l’Angleterre, connue pour ses villages en pierre dorée), accompagnée de Bill, le fils de l’avocat de Dimity.

Mais une fois sur place, des événements étranges surviennent : sa peluche Reginald est raccommodée comme par enchantement, les lumières s’allument seules, et le fantôme de Dimity semble veiller sur elle — non pas pour effrayer, mais pour guider. Publié pour la première fois aux États-Unis en 1992 et traduit en français en 2024, ce premier tome d’une série de vingt-cinq volumes est un cosy mystery sans meurtre ni crime. Pas de cadavre dans le salon, pas d’enquête policière : le mystère consiste à reconstituer le passé de Dimity et de la mère de Lori — deux amies séparées par l’Atlantique et par la guerre — pour permettre à Dimity de trouver le repos. L’ambiance est feutrée, la campagne anglaise est idyllique, et le surnaturel se fait bienveillant plutôt qu’inquiétant. C’est cette douceur, maintenue sur vingt-cinq tomes sans jamais lasser son lectorat américain, qui a fait de la série un classique du genre depuis plus de trente ans.


8. La Société très secrète des Sorcières extraordinaires (Sangu Mandanna, 2023)

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Mika Moon a toujours respecté les trois règles imposées aux sorcières : cacher sa magie, faire profil bas et surtout ne jamais s’attacher à personne. Dans cet univers, les sorcières sont rares, et leur regroupement peut provoquer des perturbations magiques dangereuses — d’où l’obligation de vivre isolées. Résultat : Mika a passé sa vie d’adulte à déménager sans cesse, avec pour seule compagnie sa chienne Circé et ses 14 000 abonnés YouTube, qui la prennent pour une fausse sorcière. Tout bascule le jour où elle reçoit un e-mail intitulé « Poste à pourvoir : sorcière » : il s’agit de devenir la professeure particulière de trois jeunes sorcières dans une mystérieuse propriété du Norfolk (est de l’Angleterre) baptisée la Maison de Nulle Part.

Sur place, Mika découvre une maisonnée hétéroclite : Lucie la gouvernante, Ian et Ken — un couple âgé aussi tendre que complice — et Jamie, un bibliothécaire irlandais au caractère ombrageux qui voit en elle une menace pour ses trois protégées. Jamie est méfiant et froid ; Mika est chaleureuse et obstinée. Leur relation évolue lentement — disputes sur l’éducation des filles, silences tendus dans la bibliothèque, concessions à contrecœur —, tandis que, pour la première fois de sa vie, Mika se découvre un sentiment d’appartenance auprès de cette famille recomposée qui n’a aucun lien de sang mais tient ensemble par l’affection. C’est ce thème de la famille qu’on se choisit qui constitue le véritable moteur du roman, davantage que l’intrigue magique (Primrose, la doyenne du conciliabule de sorcières, voit d’un très mauvais œil ce regroupement interdit et pourrait intervenir). Sangu Mandanna livre une cosy fantasy — un roman doux à cadre fantastique — qui parle avant tout de la difficulté à se laisser aimer quand on a grandi seul·e.


9. Une saison au bord de l’eau (Jenny Colgan, 2018)

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Assistante juridique à Londres, Flora MacKenzie est envoyée par son cabinet sur l’île de Mure, au nord de l’Écosse — précisément l’endroit qu’elle a fui des années plus tôt, après la mort de sa mère. Sa mission : servir d’intermédiaire entre le cabinet et Colton Rogers, un milliardaire américain qui a racheté une grande partie de l’île et s’oppose à l’implantation d’un parc éolien. Originaire de Mure, Flora est censée faciliter le dialogue avec les habitants. Mais sur l’île, personne ne l’attendait. Les non-dits avec son père et ses trois frères empoisonnent chaque repas, et les villageois la regardent comme une étrangère revenue jouer les Londoniennes.

Tout change le matin où Flora met la main sur le vieux cahier de recettes de sa mère. De tourtes en gâteaux, elle se remet à cuisiner — et ces plats, parce qu’ils portent le goût et la mémoire de sa mère, deviennent le moyen de renouer le dialogue avec sa famille et avec l’île. Jenny Colgan — déjà connue en France pour La Petite Boulangerie du bout du monde — construit ici le premier volet d’une série de cinq tomes. Mure est une île fictive, mais le décor s’inspire clairement des Hébrides : côtes sauvages, plages de sable blanc, ciel changeant. Le roman n’est pas une romance à proprement parler (même si Joël, le patron de Flora, et Colton, le milliardaire, créent quelques tensions sentimentales) ; c’est avant tout un récit de retour aux racines et de réconciliation familiale. Les recettes disséminées dans le texte risquent fort de vous envoyer en cuisine avant la dernière page.