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Que lire après « La Formule de Dieu » de José Rodrigues dos Santos ?

Que lire après « La Formule de Dieu » de José Rodrigues dos Santos ?

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La Formule de Dieu est un roman de l’écrivain et journaliste portugais José Rodrigues dos Santos, publié en 2006. On y suit Tomás Noronha, cryptologue et professeur d’histoire à l’université de Lisbonne, chargé de décrypter un manuscrit inédit d’Albert Einstein intitulé Die Gottesformel. Ce qui semble d’abord relever du renseignement militaire — la formule d’une bombe nucléaire surpuissante — se révèle être un secret d’une tout autre envergure : rien de moins qu’une tentative de démonstration scientifique de l’existence de Dieu. Entre physique quantique, théorie du chaos, philosophies orientales et espionnage international, le roman a séduit plus de deux millions de lecteurs à travers le monde.

Si vous vous demandez quoi lire après avoir refermé les aventures de Tomás Noronha, voici des recommandations qui partagent le même ADN : de la science, de la foi, des complots, des questions auxquelles personne n’a encore trouvé de réponse définitive.


1. L’Ultime Secret du Christ (José Rodrigues dos Santos, 2011)

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Tomás Noronha reprend du service, cette fois convoqué sur une scène de crime au Vatican. La paléographe Patricia Escalona a été égorgée en pleine nuit dans la Bibliothèque vaticane, alors qu’elle étudiait le Codex Vaticanus, l’un des plus anciens manuscrits de la Bible. Près de son corps, le tueur a laissé un message codé. D’abord suspecté par l’inspectrice Valentina Ferro, le cryptologue se retrouve vite indispensable à l’enquête. Car les meurtres se multiplient selon un rituel identique, chacun accompagné d’un nouveau message lié aux Écritures saintes.

L’enquête policière, toutefois, n’est qu’un véhicule. Le véritable moteur du roman est une relecture historique et quasi scientifique de la vie de Jésus-Christ : que sait-on réellement du personnage historique ? Quels passages de la Bible ont été falsifiés, réécrits ou inventés au fil des siècles ? Dos Santos s’appuie sur les travaux de chercheurs et d’historiens pour secouer méthodiquement les fondations du christianisme. Le livre a d’ailleurs provoqué une vive controverse au Portugal : l’Église a préféré répondre que « les gens n’étaient pas prêts à entendre ce genre de vérités » plutôt que de réfuter les arguments sur le fond — ce qui, convenons-en, n’est pas la parade la plus convaincante.


2. La Clé de Salomon (José Rodrigues dos Santos, 2014)

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Suite directe de La Formule de Dieu, ce troisième volet des aventures de Tomás Noronha se déroule au CERN, à Genève, où une expérience cruciale destinée à observer le boson de Higgs est brutalement interrompue. Le corps de Frank Bellamy, directeur des sciences de la CIA, est découvert dans l’accélérateur de particules. Dans ses mains, un message désigne le cryptologue portugais comme unique piste. Devenu la cible d’une agence de renseignement bien décidée à venger son chef, Tomás n’a d’autre choix que de résoudre l’affaire pour sauver sa peau.

Là où La Formule de Dieu s’attaquait à la cosmologie et L’Ultime Secret du Christ à l’exégèse biblique, La Clé de Salomon plonge dans la mécanique quantique et ses implications philosophiques les plus troublantes. L’âme existe-t-elle ? La conscience joue-t-elle un rôle dans la création de la réalité ? Ses recherches mènent Tomás au cœur de la franc-maçonnerie américaine et aux confins de la vie après la mort. Le roman pousse la vulgarisation scientifique à son paroxysme : on y croise des pauses didactiques de vingt pages alors que la CIA est aux trousses du héros — une situation qui, il faut l’avouer, relève d’un certain optimisme quant à la patience des tueurs professionnels.


3. La Preuve ultime (Peter James, 2018)

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Peter James, habituellement connu pour sa série policière autour du commissaire Roy Grace, s’aventure ici sur le terrain du thriller ésotérique. Le journaliste d’investigation Ross Hunter reçoit un appel d’un certain Harry F. Cook, ancien professeur d’histoire de l’art, qui affirme avoir découvert la preuve irréfutable de l’existence de Dieu. Sceptique mais alléché par le scoop du siècle, Hunter accepte de le rencontrer — pour le retrouver assassiné dans son appartement. Seuls indices : trois coordonnées géographiques disséminées sur la planète, de Glastonbury à la Vallée des Rois.

Sur sa route, Ross croisera un magnat pharmaceutique sans scrupule, un évangéliste milliardaire d’une cupidité olympique, des émissaires du Vatican et un tueur à gages qui ne lâche jamais sa cible. Le roman pose une question redoutable : si une telle preuve existait, qui aurait intérêt à la révéler — et surtout, qui aurait intérêt à l’étouffer ? Peter James a passé près de trente ans à documenter ce livre après qu’un homme lui aurait confié, à la fin des années 1980, détenir une telle preuve. Le récit qui en découle ne traîne pas, porté par des chapitres courts et une galerie de personnages secondaires particulièrement gratinés — le pasteur milliardaire, à lui seul, vaut le détour. La réponse finale, elle, reste volontairement ouverte : une frustration pour certain·es, un acte d’honnêteté intellectuelle pour d’autres.


4. Anges et Démons (Dan Brown, 2000)

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Dan Brown n’a pas inventé le thriller ésotérique, mais il l’a rendu incontournable en librairie. Dans Anges et Démons, Robert Langdon, professeur de symbologie religieuse à Harvard, est appelé au CERN après l’assassinat du physicien Leonardo Vetra. Sur le torse de la victime, gravé au fer rouge : le mot « Illuminati ». Un échantillon d’antimatière a été volé et une bombe à retardement menace le Vatican, où les cardinaux sont réunis en conclave pour élire un nouveau pape. Accompagné de Vittoria Vetra, fille adoptive du scientifique, Langdon dispose de quelques heures pour suivre la Voie de l’Illumination à travers Rome et désamorcer la catastrophe.

Tout le roman joue sur la tension entre science et religion — le CERN contre le Vatican, la raison contre le dogme. Dan Brown orchestre une course contre la montre sans le moindre temps mort — l’action se déroule sur vingt-quatre heures — jalonnée de retournements de situation et d’un twist final autour du camerlingue Carlo Ventresca qui a pris de court bon nombre de lecteur·ices. Certaines libertés scientifiques et historiques ont fait grincer des dents (les physiciens du CERN ont pris la peine de publier une mise au point sur l’antimatière), mais le rythme est tel qu’on finit par accepter les règles du jeu.


5. La Machine Ernetti (Roland Portiche, 2020)

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Roland Portiche, documentariste pour la télévision française, signe avec ce premier roman un thriller fondé sur une histoire vraie — ou du moins sur une légende tenace du Vatican. En 1938, le physicien italien Ettore Majorana disparaît au large de la Sicile avec ses recherches secrètes. En 1955, ses notes refont surface et inspirent au père Pellegrino Ernetti, moine bénédictin et physicien, une idée folle : construire un chronoviseur, une machine capable de voir dans le passé. Sur ordre du pape Pie XII, l’objectif est limpide : remonter deux mille ans en arrière pour prouver l’existence du Christ.

Ce qui devait être un instrument au service de la foi devient très vite un enjeu géopolitique. En pleine Guerre froide, la CIA, le KGB et le Mossad s’affrontent pour mettre la main sur cette machine — car une technologie capable de révéler ce qui s’est réellement passé il y a deux mille ans intéresse bien d’autres gens que les théologiens. Le roman pose une question à laquelle aucune institution n’a envie de répondre : si l’on pouvait observer le passé tel qu’il s’est réellement déroulé, les fondements de nos croyances y survivraient-ils ? Portiche s’appuie sur le fait que le père Ernetti a réellement existé et a affirmé avoir construit un tel appareil entre 1956 et 1965 — avant que le pape Paul VI n’ordonne de le démonter et de le cacher dans les caves du Vatican. Que cette histoire soit vraie ou non, le matériau était trop beau pour ne pas en faire un roman — et Portiche a eu le bon goût de s’en emparer.


6. Genesis (John Case, 1997)

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Derrière le pseudonyme de John Case se cache le couple formé par Jim et Carolyn Hougan — lui, journaliste d’investigation spécialisé dans le renseignement. Dans un petit village d’Ombrie, l’abbé Azetti reçoit du Dr Baresi, généticien de renom, une confession si terrifiante qu’il se précipite à Rome pour alerter le Vatican. Les autorités pontificales choisissent le silence. Parallèlement, en divers points du globe, des enfants sont assassinés avec leur mère, brûlés vifs selon un rituel précis. Lorsque sa sœur et son neveu figurent parmi les victimes, Joe Lassiter, patron d’une agence privée de renseignements, se lance dans une enquête qui va le mener d’une clinique italienne aux arcanes du réseau intégriste Umbra Domini.

La grande force de Genesis tient à la construction de son intrigue. Les fils, d’abord épars et sans lien apparent, convergent avec une précision chirurgicale vers une révélation finale à la croisée de la biogénétique et du mystère religieux. Publié en 1997, soit six ans avant le Da Vinci Code, le roman a balisé le terrain des thrillers scientifico-religieux. Et sa mécanique tient toujours aussi bien — la question centrale demeure sans réponse confortable : que se passe-t-il quand la science touche au sacré et que des fanatiques refusent d’en accepter les conséquences ?


7. Dark Matter (Blake Crouch, 2016)

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Changement de registre, mais la physique reste aux commandes. Un soir, Jason Dessen, professeur de physique sans éclat particulier à Chicago, est agressé et enlevé par un inconnu masqué. À son réveil, tout a changé : Daniela n’est plus sa femme, leur fils Charlie n’est jamais né, et Jason est devenu un physicien de premier plan sur le point de réaliser une percée scientifique majeure. Quelqu’un lui a volé sa vie — et ce quelqu’un est la personne la plus dangereuse qu’il puisse affronter : une autre version de lui-même.

Le roman repose sur le concept du multivers et l’idée que chaque choix engendre une réalité parallèle. Mais Blake Crouch refuse de s’enliser dans la théorie : il transforme ce postulat de physique quantique en un thriller à haute tension, où la question n’est plus « comment fonctionne le multivers ? » mais « jusqu’où iriez-vous pour retrouver les gens que vous aimez ? ». Les phrases sont courtes, nerveuses, taillées pour l’urgence — on tourne les pages plus vite qu’on ne le voudrait. Si La Formule de Dieu posait la question de l’existence de Dieu à travers la physique, Dark Matter s’attaque à celle de l’identité : qu’est-ce qui fait de vous la personne que vous êtes, quand une infinité d’autres « vous » existent quelque part ? Le genre de livre qu’on termine à trois heures du matin, taraudé·e par le doute d’avoir fait les bons choix dans la vie.


8. Le Testament des siècles (Henri Lœvenbruck, 2003)

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Henri Lœvenbruck, romancier français d’abord connu dans le milieu de la fantasy, a publié ce roman la même année que la sortie américaine du Da Vinci Code. Les deux livres partagent une quantité troublante d’ingrédients — une héroïne nommée Sophie, la Joconde, Léonard de Vinci, les Templiers, l’Opus Dei, un message caché du Christ — mais Lœvenbruck a écrit le sien indépendamment, et ses lecteur·ices défendent volontiers la supériorité de sa version.

Installé aux États-Unis, Damien Louvel, scénariste de télévision, rentre en France après le décès tragique de son père. Il découvre que celui-ci menait des recherches secrètes autour d’un mystérieux objet : la pierre de Iorden. Avec l’aide de Sophie, une journaliste, Damien reprend l’enquête paternelle et se retrouve sur la piste des Templiers, des francs-maçons, d’Albrecht Dürer et de Léonard de Vinci.

Traqués, menacés, piratés informatiquement, les deux protagonistes tentent de percer ce qui pourrait être le dernier message laissé par le Christ à l’humanité. Lœvenbruck connaît son sujet et ne le cache pas, mais il a le mérite de condenser le tout en 378 pages — là où d’autres auraient eu besoin du double. Le roman a été traduit en neuf langues et adapté en bande dessinée. Pour qui a aimé la structure du Da Vinci Code et souhaiterait un équivalent plus ramassé, mieux documenté et signé par un auteur français, c’est ici.


9. Le Dernier Templier (Raymond Khoury, 2005)

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Soirée de gala au Metropolitan Museum de New York, où l’on expose les trésors du Vatican. Quatre cavaliers en armure de Templiers font irruption, sèment le chaos parmi les smokings et les robes longues, et s’enfuient dans la nuit de Central Park avec un artefact dérobé dans les vitrines. L’archéologue Tess Chaykin, témoin du carnage, est convaincue que cette attaque a un lien avec la véritable histoire de l’ordre du Temple. L’agent du FBI Sean Reilly est le seul à prendre son intuition au sérieux. Ensemble, ils remontent la piste à travers trois continents, talonnés par un tueur sans états d’âme et guidés par un secret vieux de vingt siècles.

Raymond Khoury, né à Beyrouth et formé à la finance et à l’écriture de scénarios (il a travaillé sur les séries Dinotopia et MI-5), a conçu ce roman comme un film d’action — et cela se sent. Le rythme est soutenu, les décors spectaculaires, la scène d’ouverture franchement mémorable. La thèse du livre — les moines-soldats détenaient un secret capable de faire vaciller la chrétienté — n’est pas neuve dans le genre, mais Khoury y greffe une réflexion moins convenue sur la manipulation des croyances et l’usage politique de la foi. Le roman s’est vendu à plus de trois millions d’exemplaires dans le monde — la preuve que sept siècles après leur dissolution, les Templiers font toujours recette.