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Que lire après « The Walking Dead » de Robert Kirkman et Tony Moore ?

Que lire après « Walking Dead » de Robert Kirkman et Tony Moore ?

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Walking Dead est une série de comics en noir et blanc créée par le scénariste Robert Kirkman et le dessinateur Tony Moore, publiée chez Image Comics à partir de 2003. Le dessin est repris dès le septième numéro par Charlie Adlard, qui accompagnera la série jusqu’à sa conclusion au numéro 193, en juillet 2019. Publiée en France par Delcourt dans la collection « Contrebande », la série suit Rick Grimes, un policier du Kentucky qui se réveille d’un coma pour découvrir un monde ravagé par une épidémie de morts-vivants. Au fil des tomes, Rick passe de simple survivant à chef de communauté, dans un monde où les vivants se révèlent souvent plus dangereux que les zombies. Récompensée par l’Eisner Award de la meilleure série en 2010 (l’équivalent des Oscars pour la BD américaine), Walking Dead a donné naissance à une série télévisée sur AMC, à des jeux vidéo, à des romans dérivés, et a durablement marqué tout le genre post-apocalyptique.

Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici des recommandations dans la même veine — du post-apo pur jus au thriller surnaturel, en passant par le manga de survie.


1. Revival (Tim Seeley et Mike Norton, 2012)

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Dans la petite ville de Wausau, au fin fond du Wisconsin, les morts reviennent à la vie. Pas sous forme de cadavres décomposés à la mâchoire vorace : ils se relèvent tels qu’ils étaient avant de mourir, conscients, lucides, et pas franchement ravis de leur situation. On les appelle les « revivants ». Le CDC (l’agence fédérale de santé publique américaine) impose une quarantaine immédiate, les médias débarquent en masse, et les fanatiques religieux y voient évidemment un signe divin — ou démoniaque, selon l’humeur.

Au centre de ce chaos, Dana Cypress, officier de police locale, doit gérer à la fois la pression médiatique, les tensions communautaires et une enquête pour meurtre où les suspects se comptent aussi bien parmi les vivants que parmi les morts-vivants. Sa propre sœur, Em, fait partie des revivants — et semble liée de très près au crime sur lequel Dana enquête.

Revival, publiée chez Image Comics en 47 numéros (et en France chez Delcourt), a été décrite comme un croisement entre Fargo et Les Revenants. Tim Seeley construit ce qu’on appelle un farm noir — un polar ancré dans l’Amérique rurale profonde — où le surnaturel n’est qu’un prétexte pour déterrer les secrets d’une communauté où tout le monde se connaît et où tout le monde a quelque chose à cacher. Lauréat de l’Eisner Award pour son webcomic Battlepug, Mike Norton, fait le choix d’un dessin propre et lisible, sans les ombres excessives ni les visages distordus qu’on attend du genre horrifique. Les revivants ressemblent trait pour trait aux vivants — ce qui, précisément, met mal à l’aise.


2. Outcast (Robert Kirkman et Paul Azaceta, 2014)

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Après les zombies, Robert Kirkman s’est attaqué à un autre pilier de l’horreur : la possession démoniaque. Et là où Walking Dead faisait de l’apocalypse un décor permanent, Outcast la fait progresser à bas bruit, dans les foyers et les familles, bien avant que quiconque ne réalise l’ampleur du désastre.

Kyle Barnes vit reclus dans la maison de son enfance, à Rome, en Virginie-Occidentale. Sa mère l’a battu pendant des années sous l’emprise d’une force démoniaque. Son ex-femme, Allison, a été possédée à son tour et a frappé leur fille. Kyle a perdu la garde de l’enfant et vit en paria dans sa propre ville. Mais il découvre qu’il possède un don singulier : un simple contact physique suffit à expulser les démons du corps de leurs hôtes. Le révérend Anderson, exorciste autoproclamé du coin, y voit une arme inespérée. Ensemble, ils vont s’enfoncer dans une conspiration plus vaste qu’une simple série de possessions isolées.

Kirkman a déclaré que, contrairement à Walking Dead, il savait dès le départ comment Outcast se terminerait. La série, publiée en 48 numéros chez Image Comics et en huit tomes chez Delcourt en France, part d’exorcismes isolés dans une petite ville pour aboutir à une véritable guerre entre humains et entités démoniaques. Paul Azaceta, venu de chez Marvel (où il avait travaillé sur Daredevil et B.P.R.D.), installe une atmosphère oppressante grâce à un encrage épais et des compositions dépouillées qui laissent les ombres envahir les cases. Outcast a été adapté en série télévisée sur Cinemax en 2016, avec Patrick Fugit dans le rôle de Kyle Barnes.


3. Oblivion Song (Robert Kirkman et Lorenzo De Felici, 2018)

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Il y a dix ans, 300 000 habitants de Philadelphie ont été aspirés dans une autre dimension — un lieu hostile baptisé Oblivion, peuplé de créatures colossales appelées les Ghozan. Le gouvernement américain a tout tenté pour les ramener, avant de décréter la cause perdue et d’abandonner les recherches. L’opinion publique a fini par oublier. Pas Nathan Cole.

Scientifique obstiné, Nathan effectue des allers-retours quotidiens entre notre monde et Oblivion à l’aide d’une technologie de téléportation, à la recherche des survivants. Mais tous ne souhaitent pas revenir : certains se sont adaptés, ont reconstruit une existence dans ce monde parallèle et refusent de réintégrer une société qui les a abandonnés. Nathan lui-même n’est pas aussi désintéressé qu’il le prétend : son propre frère, Ed, est resté coincé de l’autre côté, et cette quête personnelle pèse sur chacune de ses décisions.

Complète en 36 numéros (six tomes chez Delcourt), Oblivion Song marque la première incursion de Kirkman dans la science-fiction pure. Lorenzo De Felici, artiste italien, donne à la dimension d’Oblivion une identité visuelle forte : jungles de végétation toxique, carcasses de créatures géantes, ruines d’immeubles engloutis par la faune alien. Le tout contraste violemment avec les rues banales de Philadelphie, où la vie a repris son cours comme si 300 000 personnes n’avaient jamais existé. La coloriste Annalisa Leoni accentue cette fracture : tons verts, orangés et saturés pour Oblivion ; teintes froides et éteintes pour la Terre. Universal Pictures a acquis les droits d’adaptation, avec Jake Gyllenhaal annoncé dans le rôle principal.


4. Sweet Tooth (Jeff Lemire, 2009)

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Une pandémie a décimé la quasi-totalité de la population mondiale. Au même moment, des enfants hybrides — mi-humains, mi-animaux — ont commencé à naître. Coïncidence ? Malédiction ? Les survivants n’ont pas tranché la question, mais beaucoup considèrent ces hybrides comme la clé d’un remède potentiel. Ce qui, en termes concrets, signifie les traquer, les capturer et les disséquer.

Gus est l’un de ces enfants : un garçon timide aux bois de cerf, élevé en quasi-ermite par un père à l’agonie dans un chalet isolé du Nebraska. Il ignore tout du monde extérieur, aime les barres chocolatées (d’où son surnom, « Sweet Tooth ») et fait confiance à peu près à n’importe qui — ce qui, dans un monde post-apocalyptique, est une stratégie de survie discutable. Après la mort de son père, il croise la route de Jepperd, un colosse taciturne qui lui promet de l’emmener à la « Réserve », un refuge sûr pour les hybrides. Promesse que Jepperd, comme on s’en doute, n’a pas les moyens — ni forcément l’intention — de tenir.

Sweet Tooth, publiée en 40 numéros chez Vertigo (le label adulte de DC Comics) et en trois intégrales chez Urban Comics en France, est l’un des titres les plus personnels de Jeff Lemire, qui en assure à la fois le scénario et le dessin. Son trait anguleux, volontairement brut, colle à l’atmosphère du récit : ce monde est laid, sale et froid, et le dessin ne cherche pas à l’embellir. Derrière l’intrigue de survie, le récit remonte peu à peu aux origines des hybrides — jusqu’en Alaska, en 1911, où des missionnaires ont déterré quelque chose qu’ils n’auraient pas dû toucher. La série s’achève sur un épilogue qui projette le lecteur·ice des siècles dans le futur — une conclusion d’une douceur inattendue après tant de cruauté. Netflix en a tiré une série en 2021, produite par Robert Downey Jr., bien plus édulcorée que le matériau d’origine.


5. Y : Le Dernier Homme (Brian K. Vaughan et Pia Guerra, 2002)

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En 2002, tous les mammifères porteurs d’un chromosome Y meurent instantanément. Tous — sauf un certain Yorick Brown, Américain de vingt-deux ans, artiste de l’évasion en herbe, chômeur, et propriétaire d’un capucin mâle nommé Esperluette (un singe qui, lui non plus, n’a pas eu la politesse de mourir avec les autres). En une nuit, Yorick passe du statut de type un peu paumé à celui de personne la plus importante — et la plus recherchée — de la planète.

Sa mère, qui travaille à la Maison-Blanche, lui assigne comme garde du corps l’Agent 355, membre du Culper Ring — une organisation secrète gouvernementale fictive inspirée du véritable réseau d’espions de George Washington pendant la guerre d’Indépendance. Accompagnés de la généticienne Dr Allison Mann, ils prennent la route à travers un monde en pleine recomposition. Les femmes tentent de reconstruire une civilisation sans hommes, mais les fractures politiques n’ont pas disparu : républicaines et démocrates se disputent la présidence. Les Amazones, un groupe radical, se réjouissent de la disparition des hommes et poussent la référence mythologique jusqu’à se mutiler un sein. Et tout le monde — gouvernements, sectes, milices, espionnes — veut mettre la main sur le dernier mâle de la planète.

Publiée en 60 numéros chez Vertigo et en cinq tomes chez Urban Comics, Y : Le Dernier Homme a reçu trois Eisner Awards et demeure l’une des séries les plus acclamées des années 2000. Brian K. Vaughan (futur créateur de Saga) sait finir chaque chapitre sur un cliffhanger redoutable, et dose l’humour avec une acidité bienvenue dans un contexte aussi sombre. Surtout, la série refuse de se contenter de son concept initial : elle ne se limite pas à « un homme dans un monde de femmes ». On y croise des sous-marinières israéliennes, des agents secrets australiens, un groupe de théâtre itinérant et un clergé catholique en pleine crise existentielle. L’intrigue aborde frontalement la question de la reproduction sans hommes, les luttes de pouvoir dans un monde privé de la moitié de ses dirigeants, et la difficulté de faire le deuil de milliards de morts quand il faut en même temps reconstruire — le tout avec une fin qui prend le contre-pied de tout ce que le lecteur·ice avait eu le temps d’espérer.


6. Fortress of Apocalypse (Yû Kuraishi et Kazu Inabe, 2011)

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Yoshiaki Maeda, lycéen de seize ans, se retrouve enfermé dans le centre de redressement pour mineurs Shôrangakuen après avoir été accusé à tort du meurtre d’un policier. Il y découvre la hiérarchie brutale de la délinquance juvénile : les caïds, les alliances fragiles, les passages à tabac. La survie quotidienne est déjà un défi. Et puis un véhicule d’escorte s’écrase contre les murs de l’établissement — et ce qui en sort n’a plus rien d’humain.

L’apocalypse zombie déferle sur le Japon, et les détenus du Shôrangakuen se retrouvent barricadés dans un bâtiment qui n’a jamais été conçu pour servir de forteresse. Maeda s’allie à trois codétenus — un bagarreur au grand cœur, un génie tactique à moitié fou, et un colosse silencieux — pour tenter de s’échapper et de rejoindre la Luciole de la Mer, une plateforme en haute mer qui représente le dernier espoir de l’humanité.

Publié en dix tomes chez Pika Édition en France (collection seinen, c’est-à-dire destinée à un public adulte), Fortress of Apocalypse est un manga nerveux qui va droit au but. Le huis clos carcéral du début — couloirs étroits, portes verrouillées, lumière au néon — cède progressivement la place à un récit de survie plus ouvert, où les zombies obéissent à des règles différentes de celles du genre : ils ne sont pas le fruit d’un virus, mais d’une forme de vaudou. Des bokors — des sorciers vaudous — les contrôlent et peuvent les diriger à distance, ce qui signifie que les hordes de morts-vivants ne sont pas de simples foules aveugles, mais des armées commandées. Pour qui apprécie Walking Dead et cherche un équivalent manga, rapide et sans temps mort, c’est un très bon point de départ.


7. Crossed (Garth Ennis et Jacen Burrows, 2008)

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Autant prévenir d’emblée : Crossed n’est pas une lecture pour les âmes sensibles. Ni pour les estomacs fragiles. Ni, à vrai dire, pour quiconque préfère garder un minimum de foi en l’humanité.

Le concept est d’une simplicité terrifiante : un virus d’origine inconnue se répand sur Terre et transforme les infectés en versions libérées de toute inhibition morale. Les porteurs — reconnaissables à l’éruption en forme de croix qui barre leur visage — conservent leur intelligence, leur mémoire et leurs capacités physiques. Ils perdent simplement tout frein, toute retenue, toute empathie. Ce qui signifie que chaque pulsion destructrice, chaque fantasme violent qui traverse l’esprit d’un être humain ordinaire est immédiatement mis en acte. Le résultat est aussi effroyable que vous l’imaginez — et probablement pire.

Garth Ennis, le créateur de Preacher et de The Boys, a conçu Crossed en 2008 avec le dessinateur Jacen Burrows pour Avatar Press. La série originale, en dix numéros, suit un groupe de survivants à travers une Amérique en cendres. La branche Terres maudites (Badlands en VO), publiée en France chez Panini Comics, est une anthologie de récits indépendants avec des auteurs tournants — Ennis y revient régulièrement, notamment pour les arcs « L’Anglais fatal » et « The Thin Red Line ». Sous l’ultraviolence, Crossed pose une question simple : si demain, toute conséquence disparaissait — lois, normes, regard d’autrui — que resterait-il de nous ? La franchise compte aussi Crossed +100, scénarisée par Alan Moore, qui imagine le monde cent ans après l’épidémie. On ne recommande pas cette série à la légère, mais pour qui supporte la violence graphique poussée à son paroxysme, elle offre l’une des relectures les plus radicales et nihilistes du genre post-apocalyptique.


8. Le Fléau (Roberto Aguirre-Sacasa et Mike Perkins, 2008)

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Le Fléau de Stephen King est l’un des grands romans de la littérature fantastique — un pavé de plus de mille pages, publié en 1978 puis en version augmentée en 1990, qui raconte l’effondrement de la civilisation sous l’effet d’un super-virus militaire, suivi d’un affrontement quasi biblique entre les forces du Bien et du Mal. Adapter un roman aussi dense en bande dessinée sans le trahir ni le résumer à la hache n’avait rien d’évident. Roberto Aguirre-Sacasa et Mike Perkins y sont parvenus.

Tout commence dans un laboratoire militaire secret en Californie, quand un technicien nommé Charlie Campion s’enfuit avec sa famille après un accident de confinement — sans savoir qu’il emporte dans ses poumons le virus Captain Trips (surnom emprunté à Jerry Garcia, le guitariste des Grateful Dead), un agent pathogène d’une létalité de 99,4 %. En quelques semaines, les États-Unis — et le reste du monde — s’effondrent. Parmi l’infime pourcentage de survivants immunisés, deux camps se forment, guidés par des rêves : ceux qui entendent l’appel de Mère Abigaël, vieille femme centenaire qui les rassemble à Boulder, au Colorado ; et ceux qu’attire Randall Flagg, l’Homme en Noir. Les lecteur·ices de King connaissent déjà Flagg : c’est le même antagoniste que l’on retrouve dans La Tour sombre et dans Les Yeux du dragon. Ici, il bâtit sa propre communauté à Las Vegas — capitale du vice et du spectacle, décor idéal pour un tyran charismatique.

Publiée en six mini-séries par Marvel Comics (31 numéros au total) et rééditée en France chez Delcourt en six tomes intégraux, l’adaptation ne prend quasiment aucune liberté avec le roman : les personnages, les dialogues, la chronologie sont respectés au plus près. On retrouve Stu Redman, Larry Underwood, Poubelle et tous les protagonistes du roman. Mike Perkins offre un dessin réaliste et méticuleux, avec un soin particulier apporté aux décors — il s’est rendu à Boulder pour photographier les lieux. Pour qui n’ose pas affronter le pavé original, cette adaptation en BD constitue une voie d’accès idéale.


9. La Route (Manu Larcenet, 2024)

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Un père. Son fils. Un caddie rempli de bric-à-brac. Et une route qui traverse une Amérique réduite en cendres, où le ciel est gris en permanence, où plus rien ne pousse, où les rares survivants ont parfois cédé au cannibalisme. C’est tout. C’est La Route.

L’adaptation par Manu Larcenet du roman de Cormac McCarthy (prix Pulitzer 2007) est parue chez Dargaud en mars 2024 et s’est imposée en quelques semaines comme l’un des événements éditoriaux de l’année. Larcenet, connu pour Le Combat ordinaire, Blast et Le Rapport de Brodeck, a choisi de transposer un texte d’une sécheresse extrême — McCarthy n’y nomme jamais ses personnages, ne révèle jamais la cause de la catastrophe, et réduit les dialogues au strict nécessaire. L’homme et le garçon marchent vers le sud, vers la côte, vers un espoir de chaleur qui n’a peut-être aucun fondement.

Ce qui frappe d’abord, c’est le traitement graphique. Larcenet travaille dans un noir et blanc strié de gris, avec des hachures serrées et des couches de matière qui évoquent la gravure sur bois — chaque case demande au regard un effort de déchiffrement, comme si la cendre du récit avait recouvert la page elle-même. Les visages sont à peine identifiables, noyés sous les couches de vêtements et de crasse. Les paysages — immeubles éventrés, forêts mortes, routes jonchées de carcasses — atteignent par la densité du trait et le soin des détails une forme de splendeur funèbre que l’on ne s’attend pas à trouver dans un récit aussi désespéré. En l’absence presque totale de texte, c’est le dessin seul qui porte le récit et l’émotion. Larcenet a d’ailleurs choisi de pousser le désespoir un cran plus loin que McCarthy dans la conclusion — là où le roman laissait filtrer une lueur d’espoir, l’album n’en laisse aucune. Depuis sa sortie, l’album a reçu le Grand Prix de la BD ELLE et a été finaliste du Prix BD Fnac France Inter 2025.