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Que lire après « My Hero Academia » de Kōhei Horikoshi ?

Que lire après « My Hero Academia » de Kōhei Horikoshi ?

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My Hero Academia est un shōnen manga écrit et dessiné par Kōhei Horikoshi, prépublié de juillet 2014 à août 2024 dans le Weekly Shōnen Jump de Shūeisha. Achevée en 42 tomes, la série suit Izuku Midoriya, un adolescent dépourvu d’Alter dans un monde où 80 % de la population possède des super-pouvoirs. Grâce à la transmission du One For All par son idole All Might, il intègre le lycée Yuei et tente, arc après arc, de se hisser au rang de symbole de paix. Avec plus de 100 millions d’exemplaires écoulés dans le monde, la série s’est imposée comme l’un des shōnen phares des années 2010-2020.

Reste la question : que lire après le chapitre 430 ? Voici quelques pistes qui devraient vous occuper un moment.


1. Vigilante – My Hero Academia Illegals (Hideyuki Furuhashi et Betten Court, 2016)

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Spin-off officiel de My Hero Academia supervisé par Kōhei Horikoshi, Vigilante – My Hero Academia Illegals se déroule plusieurs années avant l’entrée d’Izuku au lycée Yuei. On y suit Koichi Haimawari, un étudiant fan d’All Might qui utilise son Alter de glissade pour rendre de menus services dans son quartier — sans la moindre accréditation officielle. Aux yeux de la loi, il est un justicier, autrement dit un hors-la-loi.

Flanqué de Knuckleduster, un colosse sans Alter qui règle les problèmes à coups de poing, et de Pop☆Step, une jeune chanteuse de rue, Koichi se retrouve à lutter contre le trafic du Trigger, une drogue qui décuple les Alters jusqu’à faire perdre tout contrôle à ses utilisateurs. La série adopte un ton plus sombre et plus adulte que le manga d’origine, et interroge sans détour la frontière entre héroïsme et illégalité. Ses 15 tomes, publiés en France par Ki-oon, explorent tout ce que la série principale ne montrait pas : la vie des héros sans licence, le quotidien des forces de police face aux Alters et les premières années d’Aizawa (Eraser Head).


2. SHY (Bukimi Miki, 2019)

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Dans un futur où l’apparition de super-héros nationaux a mis fin à toute guerre, le Japon confie sa protection à Teru Momijiyama, une adolescente de 14 ans d’une timidité paralysante. Sous le nom de code SHY, elle doit convertir l’énergie de son cœur à travers ses bracelets pour accéder à ses pouvoirs de feu — un mécanisme fragile, car le moindre doute peut la priver de ses capacités.

Face à Stigma, une organisation qui instrumentalise les émotions négatives des êtres humains pour les retourner contre eux, SHY est épaulée par d’autres héros internationaux : Spirits (Russie), Pilse Dunant (Suisse) ou Li Ming Ming (Chine). La série, publiée en France par Kana et achevée en 2025 après 33 tomes, refuse le schéma du héros infaillible : SHY perd, doute, fuit, et doit régler ses propres conflits intérieurs avant même d’affronter l’ennemi. Concrètement, ses pouvoirs faiblissent quand elle perd confiance en elle — ce qui signifie que chaque combat se joue d’abord dans sa tête, puis sur le terrain.


3. One-Punch Man (ONE et Yusuke Murata, 2012)

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Saitama est un héros si puissant qu’il terrasse n’importe quel adversaire d’un seul coup de poing. Résultat : il s’ennuie profondément. Né sur le blog de l’auteur ONE sous forme de webcomic, le récit a été redessiné par Yusuke Murata (connu pour Eyeshield 21) pour sa publication dans le Tonari no Young Jump, avec un niveau de détail graphique qui tranche radicalement avec le trait volontairement rudimentaire de la version originale.

Derrière la prémisse comique se déploie une satire méthodique du genre super-héroïque : l’Association des Héros, avec son classement par rangs (C, B, A, S) et ses rivalités d’ego, fonctionne comme une bureaucratie où la notoriété l’emporte sur l’acte de bravoure. Les personnages secondaires incarnent chacun une facette de ce système : Genos, disciple cyborg de Saitama, prend tout au premier degré ; King, classé S, doit sa réputation à un malentendu colossal ; Garou, ancien disciple de Bang, se proclame « chasseur de héros » et traque les protecteurs de l’humanité pour prouver la supériorité des monstres. Et l’humour absurde ne dilue jamais l’action — le décalage entre le calme de Saitama et la démesure de ses adversaires rend les affrontements à la fois drôles et visuellement dévastateurs. La série, publiée en France par Kurokawa, compte à ce jour plus de 35 tomes et n’a pas encore livré sa conclusion.


4. Kaiju n°8 (Naoya Matsumoto, 2020)

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Kafka Hibino a 32 ans et nettoie des carcasses de kaiju pour le compte de Monster Sweeper Inc. Enfant, il avait promis à Mina Ashiro, son amie d’enfance devenue commandante des Forces de Défense, de combattre les monstres à ses côtés. Après des années d’échecs à l’examen d’entrée, sa vie prend un tour imprévu : une créature parasite s’introduit dans son organisme et le transforme en une entité mi-humaine, mi-kaiju dotée d’un niveau de fortitude de 9,8 — le plus élevé jamais enregistré. Son nom de code : Kaiju n°8.

La série, prépubliée sur le Shōnen Jump+ et publiée en France par Crunchyroll (anciennement Kazé), est achevée en 2025 en 16 tomes — le premier avait battu le record du meilleur premier tirage pour un manga en France. Ce qui la rend immédiatement reconnaissable, c’est son protagoniste trentenaire, fatigué et blagueur, loin des lycéens habituels du genre. Les années passées à dépecer des cadavres de monstres lui ont donné une connaissance intime de leur anatomie — un savoir que ses jeunes camarades de la 3ᵉ unité n’ont pas et qui lui permet de repérer les points faibles d’un monstre là où les autres ne voient qu’une masse à abattre.


5. No Longer Rangers (Negi Haruba, 2021)

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Les Dragon Keepers, cinq guerriers sentai, protègent la Terre contre une armée d’envahisseurs. Voilà la version officielle. La réalité est tout autre : les envahisseurs ont capitulé il y a plus de douze ans et sont condamnés à rejouer leur défaite chaque dimanche devant les caméras, dans un simulacre de combat orchestré pour le grand public. Après la millième « défaite », un troupier nommé D décide d’infiltrer le camp des Dragon Keepers pour les éliminer de l’intérieur.

Negi Haruba, auteur de The Quintessential Quintuplets, prend le tokusatsu à contre-pied avec un regard cynique sur l’héroïsme médiatique. Les Dragon Keepers sont à la fois des icônes télévisuelles adulées et des imposteurs corrompus par la célébrité. Le récit tire sa force de l’ambiguïté de D : venu pour tuer, il se retrouve confronté à des Keepers dont certain·es ont leurs propres raisons de maintenir la mascarade — et d’autres qui la subissent autant que lui. Les certitudes du lecteur ou de la lectrice vacillent à chaque fin de tome. Publié en France par Pika Édition.


6. Black Clover (Yūki Tabata, 2015)

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Dans le royaume de Clover, la magie régit tous les aspects de la vie quotidienne. Asta, un orphelin incapable de produire la moindre étincelle magique, rêve pourtant de devenir Empereur-Mage — un titre convoité par son rival et ami d’enfance, Yuno, prodige qui reçoit le légendaire grimoire au trèfle à quatre feuilles. Asta, lui, hérite d’un mystérieux grimoire noir orné d’un trèfle à cinq feuilles : un grimoire d’anti-magie.

Recruté par les Taureaux Noirs, la compagnie de Chevaliers-Mages la plus chaotique du royaume sous la direction du redoutable Yami Sukehiro, Asta compense son absence de mana par sa seule force physique et des épées capables de trancher tout sortilège. Prépubliée dans le Weekly Shōnen Jump puis transférée dans le Jump Giga pour sa conclusion, la série assume pleinement les codes du nekketsu — montée en puissance, tournois, arcs de guerre — et les enchaîne à un rythme qui laisse peu de place au temps mort. Le système de grimoires ajoute un étage tactique : les sorts apparaissent au fil des épreuves traversées par leur propriétaire, ce qui oblige les personnages à improviser en plein combat. Un duel ne se résout presque jamais par la force brute, mais par la capacité à exploiter une interaction imprévue entre deux types de magie. Publié en France par Crunchyroll (anciennement Kazé).


7. Ratman (Sekihiko Inui, 2007)

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Shūto Katsuragi, 15 ans, rêve de devenir super-héros dans un monde où ceux-ci sont sponsorisés par de grandes marques et adulés comme des célébrités. Problème : sa petite taille le rend ridicule aux yeux de tous. Piégé par Mirea Mizushima, une camarade de classe, il signe sans le savoir un contrat avec Jackal, une organisation criminelle qui le transforme en Ratman — un prototype de « dark hero » à l’apparence monstrueuse.

Contraint d’obéir aux ordres de Jackal mais incapable d’abandonner ses idéaux, Shūto mène une double vie absurde : criminel la nuit, lycéen le jour, et poursuivi par Rio Kizaki, la fille du président de l’association des super-héros, qui a juré de capturer Ratman. Avec ses 12 tomes publiés en France par Kana, la série — antérieure de sept ans à My Hero Academia — aborde des thèmes proches avec un humour décalé, des sbires irrésistibles (les Jackys, qui tiennent un blog et font les courses pour l’organisation) et un regard acéré sur la commercialisation de l’héroïsme. Achevée et ramassée, elle se lit d’une traite — ce qui ne gâche rien.


8. Choujin X (Sui Ishida, 2021)

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Après Tokyo Ghoul, Sui Ishida revient avec un récit situé en 2048, dans un monde fracturé en provinces autonomes depuis l’apparition des choujin — des surhumains aux pouvoirs imprévisibles — en 1998. Tokio Kurohara, lycéen ordinaire, et son ami Azuma Higashi, brillant et justicier dans l’âme, sont un jour attaqués par un choujin qui menace de les tuer. Pour survivre, tous deux font le choix irréversible de devenir eux-mêmes des choujin.

Là où Tokyo Ghoul opposait humanité et instinct de goule, Choujin X déplace le curseur : que fait-on d’un pouvoir qu’on n’a pas demandé, dans une société qui ne sait pas quoi faire de vous ? Tokio, transformé en choujin de type « vautour », intègre l’institut de Yamatomori pour apprendre à maîtriser ses facultés aux côtés d’Ely, une jeune cultivatrice de « tomeïto ». Deux rangs encadrent les choujin (A pour la recherche et le progrès social, B pour un usage limité), mais certains refusent tout encadrement. Publiée en France par Glénat, la série se distingue aussi par son traitement graphique : le trait de Sui Ishida alterne entre croquis volontairement inachevés et planches d’une netteté chirurgicale — un contraste qui donne au récit un aspect brouillon au premier regard, mais très maîtrisé à la relecture.


9. Zetman (Masakazu Katsura, 2002)

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Connu pour ses comédies sentimentales (Video Girl Ai, I »s), Masakazu Katsura signe avec Zetman un virage radical vers la science-fiction sombre et violente. Jin Kanzaki, un orphelin qui vit parmi les sans-abri, possède une force surhumaine et porte un étrange cercle sur la main. Il est en réalité ZET, un être créé par la corporation Amagi dans le cadre du « projet N.E.T. » pour lutter contre les Players — des humains artificiels qui ont régressé en créatures monstrueuses.

Son opposé exact est Kouga Amagi, petit-fils du fondateur de la corporation, qui défend un autre idéal de justice grâce à une armure de combat high-tech (le projet Alphas). Jin agit par instinct, sans réfléchir aux conséquences ; Kouga planifie, finance et calcule. L’un protège les gens qu’il connaît, l’autre veut sauver l’humanité dans son ensemble. Cette opposition structure la série entière et force le lecteur ou la lectrice à constamment réévaluer qui, des deux, est le véritable héros — si tant est que l’un des deux le soit. Publié en France par Tonkam en 20 tomes, Zetman puise autant dans Batman que dans le manga seinen. Le trait de Katsura, précis jusqu’à l’obsession sur les expressions faciales et l’anatomie, donne aux scènes d’horreur un réalisme qui les rend d’autant plus difficiles à soutenir du regard.