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Que lire après « The Fable » de Minami Katsuhisa ?

Que lire après « The Fable » de Minami Katsuhisa ?

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The Fable est un seinen manga écrit et dessiné par Minami Katsuhisa, prépublié dans le Weekly Young Magazine de Kōdansha entre novembre 2014 et novembre 2019, puis compilé en 22 volumes. On y suit un tueur à gages de génie, surnommé « Fable », contraint par son patron de vivre incognito pendant un an à Osaka comme un citoyen ordinaire.

Lauréate du 41ᵉ Prix du manga Kōdansha dans la catégorie « Général » en 2017 et nommée en sélection officielle au Festival d’Angoulême 2024, la série a franchi les 20 millions d’exemplaires en circulation et a été adaptée en deux films live, un anime et une suite intitulée The Fable: The Second Contact.

Si vous vous demandez quoi lire après avoir refermé le dernier tome, voici des séries qui partagent le même terreau : le crime organisé et l’humour noir.


1. Sakamoto Days (Yuto Suzuki, 2020)

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Taro Sakamoto était l’assassin le plus redouté du Japon. Puis il est tombé amoureux, s’est marié, a eu une fille — et a pris du poids. Désormais patron d’une supérette de quartier, il coule des jours tranquilles jusqu’à ce que Shin, un jeune tueur télépathe, débarque dans sa vie et le replonge dans la clandestinité — malgré la promesse faite à sa femme de ne plus jamais tuer.

Publié dans le Weekly Shōnen Jump, Sakamoto Days partage avec The Fable un même point de départ : un tueur d’élite forcé de raccrocher, tiraillé entre ses instincts meurtriers et son quotidien de père de famille. La série prend toutefois un virage plus franchement shōnen : les combats, où Sakamoto transforme en arme tout ce qui lui tombe sous la main — caddie, boîte de conserve, balai —, occupent une place centrale et sont mis en scène avec une fluidité remarquable. L’humour, lui, naît du contraste entre son physique débonnaire et la précision létale de ses réflexes.


2. La Voie du tablier (Kōsuke Ōno, 2018)

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Tatsu, surnommé « l’Immortel », était l’un des yakuzas les plus craints du Japon. Du jour au lendemain, il a tout quitté pour devenir homme au foyer et soutenir la carrière de Miku, sa femme. Il prépare des bentō irréprochables, traque les promotions au supermarché et participe aux réunions du comité de quartier — le tout avec l’intensité et la prestance d’un chef de clan.

Le comique de la série tient à un décalage systématique : le sérieux implacable de Tatsu, son regard de tueur, ses cicatrices de yakuza, au service de tâches parfaitement banales — négocier un prix au rayon frais, repasser une chemise, décorer un gâteau d’anniversaire. Le format en chapitres courts et autonomes, proche de la saynète, impose un rythme vif où chaque scène domestique dérape vers l’absurde. Là où The Fable fait de l’humour un contrepoint à la tension, La Voie du tablier en fait la raison d’être du récit.


3. Hinamatsuri (Masao Ōtake, 2010)

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Yoshifumi Nitta, jeune cadre du syndicat yakuza Ashikawa, mène une vie confortable entre ses affaires louches et sa collection de poteries. Jusqu’au soir où un objet non identifié s’écrase dans son appartement. À l’intérieur : Hina, une fillette impassible dotée de pouvoirs télékinésiques dévastateurs. Faute de choix, Nitta la recueille. Commence alors une cohabitation chaotique entre un mafieux méticuleux et une gamine aux capacités surnaturelles incapable de se débrouiller seule.

Compilé en 19 volumes (magazine Harta, 2010–2020) et nommé pour le 52ᵉ Prix Seiun, Hinamatsuri est porté par un contrepied comique permanent : une scène d’une absurdité totale peut, sans prévenir, basculer dans l’émotion la plus sincère — puis revenir à la farce dès la page suivante. Au fil des tomes, les personnages secondaires — en particulier Anzu, ex-enfant des rues recueillie par un couple de restaurateurs, et Hitomi, collégienne propulsée malgré elle dans le monde du travail — acquièrent une épaisseur qui finit par éclipser l’intrigue principale.


4. My Home Hero (Naoki Yamakawa et Masashi Asaki, 2017)

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Tetsuo Tosu est un salaryman de 47 ans, père de famille sans histoires, passionné de romans policiers. Lorsqu’il découvre des ecchymoses sur le visage de sa fille Reika, il remonte jusqu’au petit ami violent — un membre des yakuzas. L’affrontement dégénère : Tetsuo tue l’homme. Dès lors, ce père ordinaire doit dissimuler le crime et affronter le clan mafieux lancé à ses trousses.

Vingt-six volumes publiés entre 2017 et 2024 : My Home Hero doit beaucoup à la tension de ses premiers tomes, où chaque chapitre se referme comme un piège. Le ressort principal est limpide : Tetsuo, lecteur compulsif de polars, applique à sa propre survie les stratagèmes qu’il a absorbés dans ses romans — un dispositif qui aurait pu tourner au gimmick, mais que le duo Yamakawa-Asaki tient fermement sur 26 volumes grâce à des retournements bien calibrés. Là où The Fable observe le crime depuis le point de vue du tueur, My Home Hero inverse la focale : le héros est un homme sans armes, dépassé, contraint d’improviser face à des yakuzas aguerris.


5. Spy × Family (Tatsuya Endō, 2019)

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Dans un pays fictif inspiré de l’Allemagne divisée pendant la Guerre froide, l’espion Twilight reçoit une mission inédite : constituer une fausse famille pour infiltrer l’école fréquentée par le fils d’un homme politique dangereux. Il adopte Anya, une orpheline qui se révèle être télépathe, et épouse Yor, une jeune femme réservée qui s’avère être une tueuse à gages d’une efficacité terrifiante. Aucun des trois ne connaît le secret des deux autres.

Sérialisé sur la plateforme Shōnen Jump+ depuis mars 2019, Spy × Family dépasse les 35 millions d’exemplaires en circulation. Le trio Forger fonctionne comme une mécanique comique à triple détente : chaque scène se lit simultanément du point de vue de l’espion, de l’assassin et de la télépathe — trois logiques incompatibles qui coexistent sans jamais se court-circuiter. Le cadre fictionnel inspiré de la Guerre froide, loin d’être un simple décor, donne à la comédie familiale un arrière-plan de menace sourde qui justifie les secrets de chacun — et garantit que la fausse famille Forger ne pourra jamais baisser la garde.


6. Sanctuary (Shō Fumimura et Ryōichi Ikegami, 1990)

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Akira Hōjō et Chiaki Asami sont amis d’enfance, tous deux rescapés des camps de travail du régime khmer rouge au Cambodge. De retour au Japon, ils constatent l’inertie d’une société qu’ils jugent sclérosée et se fixent un objectif commun : refonder le pays. Pour y parvenir, chacun emprunte un chemin opposé. Asami gravit les échelons du monde politique ; Hōjō conquiert les rangs de la pègre yakuza.

Publié en 12 volumes entre 1990 et 1995 dans Big Comic Superior, Sanctuary réunit Shō Fumimura (alias Buronson, connu pour Hokuto no Ken) au scénario et Ryōichi Ikegami (Crying Freeman) au dessin. Le récit se déploie comme un thriller politique à double entrée : une action parlementaire d’Asami appelle un coup de force de Hōjō, et réciproquement. Diète nationale, factions rivales, clans yakuzas, tractations électorales : Fumimura dépeint les rouages du pouvoir japonais avec une précision rare dans le manga de cette époque.


7. Banana Fish (Akimi Yoshida, 1985)

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New York, années 1980. Ash Lynx, 17 ans, chef de gang, a grandi sous la coupe du parrain Dino Golzine qui l’a recueilli enfant pour en faire son instrument. Il enquête sur une mystérieuse substance appelée « Banana Fish » — les derniers mots prononcés par son frère Griffin, ancien soldat au Vietnam, avant de perdre toute raison. C’est dans ce contexte qu’il rencontre Eiji Okumura, un jeune photographe japonais venu à New York pour un reportage sur les gangs.

Paru dans le Bessatsu Shōjo Comic de 1985 à 1994 (19 volumes), Banana Fish s’est vendu à plus de 12 millions d’exemplaires au Japon. Son titre fait référence à la nouvelle Un jour rêvé pour le poisson-banane de J. D. Salinger. Yoshida adopte les codes du polar américain des années 1980 : découpage sec, ellipses brutales, dialogues tendus — un traitement inédit dans le shōjo, qui lui a valu un lectorat bien plus large que celui du genre. Sous la violence des gangs et les complots du pouvoir, c’est la relation entre Ash et Eiji — l’un forgé par la rue, l’autre totalement étranger à ce monde — qui ancre le récit et lui donne sa dimension la plus durable.


8. Gannibal (Masaaki Ninomiya, 2018)

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Daigo Agawa, agent de police, est muté avec sa femme et sa fille dans le village isolé de Kuge, au cœur des montagnes japonaises. Son prédécesseur a disparu dans des circonstances troubles après avoir accusé les habitants de cannibalisme. À peine arrivé, Daigo découvre le cadavre d’une vieille femme, officiellement tuée par un ours — mais une trace de morsure humaine sur le corps éveille ses soupçons.

Treize volumes parus entre 2018 et 2021 dans le Weekly Manga Goraku : Gannibal installe dès les premières pages une atmosphère d’enfermement et de paranoïa dont il ne desserre jamais l’étau. L’isolement géographique du village, l’hostilité feutrée des habitants, les rituels opaques du clan Gotō : chaque élément nourrit un malaise qui ne cesse de s’épaissir. Ninomiya joue en permanence sur l’ambiguïté — les villageois sont-ils des meurtriers ou des victimes de rumeurs infondées ? — et refuse au lecteur·ice le confort d’une réponse simple, jusqu’aux dernières pages.


9. Golden Guy (Jun Watanabe, 2020)

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Gai Sakurai dirige le clan Osaragi, un petit groupe rattaché à la puissante famille Kikaku de Yokohama. Ses jours s’écoulent dans un calme relatif jusqu’à l’assassinat de l’un de ses protégés, qui met au jour un complot orchestré par le clan Akane — et une chasse au légendaire trésor caché des Tokugawa, supposément dissimulé chez les Osaragi.

Avec Golden Guy, Jun Watanabe (auteur de Montage) livre un seinen de yakuzas qui mêle règlements de comptes, trahisons internes et mystère historique. Le récit progresse à vive allure, ponctué de retournements brutaux et de morts soudaines. Les amateurs de The Fable retrouveront ici le même milieu interlope — guerres de clans, codes d’honneur piétinés et violence sèche — servi par une mise en scène cinématographique et des personnages au charisme tranchant.


10. Under Ninja (Kengo Hanazawa, 2018)

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Au Japon contemporain, près de 200 000 ninjas vivent dans le secret, infiltrés dans tous les secteurs de la société. Kurô Kumogakure, jeune shinobi de 17 ans aussi redoutable que désœuvré, végète en bas de la hiérarchie jusqu’au jour où on lui assigne enfin une mission : intégrer un lycée et stopper un tueur étranger qui menace Tokyo.

Signé Kengo Hanazawa, connu pour I Am a Hero, Under Ninja partage avec The Fable un goût prononcé pour le décalage entre la vie quotidienne et la violence clandestine. Le dessin hyper-réaliste de Hanazawa sert à merveille cette atmosphère trouble où l’absurde côtoie l’espionnage. Comme Akira Satō, Kurô dissimule des compétences meurtrières sous une apparence de marginal apathique — un ressort narratif qui produit le même mélange d’humour noir et de tension sourde.


11. Marriage Toxin (Joumyaku & Mizuki Yoda, 2022)

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Gero est l’héritier du clan du Poison, une lignée de tueurs à gages spécialisés dans les toxines depuis des siècles. Célibataire endurci et totalement inapte aux relations amoureuses, il se voit contraint de trouver une épouse pour perpétuer sa lignée — sous peine de voir sa sœur mariée de force. Pour l’aider, il recrute Kinosaki, une arnaqueuse sentimentale qu’il devait éliminer.

Marriage Toxin pousse la logique du tueur reconverti jusqu’à l’absurde : au lieu de raccrocher les armes, Gero doit jongler entre contrats d’assassinat et rendez-vous amoureux. Le tandem entre l’assassin mutique et l’escroc charismatique produit un humour décalé et des scènes d’action inventives, dans un registre qui rappelle le contraste permanent entre violence et quotidien propre à The Fable. Sérialisé sur le Shōnen Jump+, le manga bénéficie d’une adaptation animée par le studio Bones prévue pour 2026.