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Que lire après « Oshi no Ko » d'Aka Akasaka et Mengo Yokoyari ?

Que lire après « Oshi no Ko » d’Aka Akasaka et Mengo Yokoyari ?

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Oshi no Ko est un manga écrit par Aka Akasaka et dessiné par Mengo Yokoyari, prépublié dans le Weekly Young Jump de Shūeisha entre avril 2020 et novembre 2024, et compilé en seize volumes. On y suit Aquamarine et Ruby Hoshino, enfants d’une idole assassinée, dans leur ascension au sein de l’industrie du divertissement japonaise — un milieu dont le récit met à nu les rouages, les mensonges et la cruauté.

Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques recommandations.


1. Kaguya-sama: Love is War (Aka Akasaka, 2015)

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Avant Oshi no Ko, Aka Akasaka a signé cette comédie romantique qui s’est imposée comme l’une des séries les plus populaires de la décennie au Japon. Au sein du conseil des élèves du prestigieux lycée Shūchi’in, Kaguya Shinomiya et Miyuki Shirogane sont éperdument amoureux l’un de l’autre, mais refusent de faire le premier pas. Chaque épisode devient un duel stratégique où il faut pousser l’autre à se déclarer.

La série vaut toutefois bien plus que son postulat comique. Sur vingt-huit volumes, les personnages secondaires — en particulier Yū Ishigami et Miko Iino — gagnent en épaisseur, et le récit bascule vers des enjeux plus graves : solitude, pression sociale, liens familiaux toxiques. On reconnaît ici la lucidité d’Akasaka sur les rapports humains, celle-là même qui nourrit Oshi no Ko.


2. Scum’s Wish (Mengo Yokoyari, 2012)

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L’autre moitié du duo derrière Oshi no Ko a d’abord publié ce seinen sentimental d’une franchise peu commune. Hanabi et Mugi forment en apparence le couple idéal de leur lycée. En réalité, chacun·e aime quelqu’un d’autre : elle, son professeur principal ; lui, l’ancienne tutrice qui l’obsède. Leur relation repose sur un pacte : se servir mutuellement de substitut affectif et physique.

Huit volumes suffisent à Mengo Yokoyari pour déployer un récit où le désir, la jalousie et le dégoût de soi coexistent sans filtre. Aucun personnage ne sort indemne, aucun ne mérite pleinement la sympathie du lectorat. Cette absence de jugement moral, cette façon de sonder ce que le sentiment amoureux peut avoir de plus trouble et de plus égoïste, annonce déjà ce que Yokoyari apportera au dessin d’Oshi no Ko.


3. Kasane – La Voleuse de visage (Daruma Matsuura, 2013)

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Kasane Fuchi, fille d’une actrice légendaire, a hérité du talent maternel mais pas de sa beauté : son visage, difforme, lui vaut humiliations et violences depuis l’enfance. Un rouge à lèvres magique légué par sa mère lui permet toutefois de voler le visage de quiconque elle embrasse. Armée de ce pouvoir, Kasane se lance dans une carrière théâtrale sous une apparence volée.

Publiée en quatorze volumes chez Ki-oon, cette série met en scène la tyrannie de l’apparence dans le monde du spectacle sous la forme d’un thriller psychologique aux allures de conte cruel. Chaque transformation a un coût, et Daruma Matsuura ne laisse aucune issue facile à son héroïne. Les parentés avec Oshi no Ko sont nettes : l’obsession de la scène, la dualité entre image publique et identité réelle, et cette question qui hante les deux séries — jusqu’où aller pour exister sous les projecteurs ?


4. Skip Beat! (Yoshiki Nakamura, 2002)

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Kyōko Mogami a tout abandonné pour suivre Shōtarō Fuwa à Tokyo et l’aider à percer dans le show-business. Lorsqu’elle découvre qu’il ne la considère que comme une domestique, sa rage la propulse dans le monde du spectacle — non par vocation, mais par soif de revanche. Elle intègre alors la section « Love Me » d’une agence rivale et se découvre un véritable don pour le jeu d’actrice.

Prépublié depuis plus de vingt ans dans le magazine Hana to Yume, Skip Beat! offre un regard minutieux sur le métier d’acteur·ice au Japon : castings, tournages, doublages, rivalités internes. Toute la force de Yoshiki Nakamura tient dans l’évolution de Kyōko, qui troque peu à peu sa soif de revanche contre une authentique passion pour son art. Sous ses dehors de shōjo classique, la série s’avère bien plus acide et bien plus fine que sa prémisse ne le laisse deviner.


5. Kageki Shojo!! (Kumiko Saiki, 2012)

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À l’académie Kōka des arts de la scène — inspirée de la célèbre Takarazuka Revue —, de jeunes femmes se forment pour intégrer une troupe de comédie musicale exclusivement féminine. Parmi les nouvelles recrues : Sarasa, une autodidacte exubérante qui rêve d’incarner Lady Oscar, et Ai, ancienne idole désabusée qui fuit le regard des hommes.

Le cadre paraît lumineux, mais Kumiko Saiki ne s’en tient pas là. La série aborde avec une justesse constante des sujets lourds : agressions sexuelles, troubles alimentaires, harcèlement, pression familiale. Chaque élève porte un passé qui conditionne son rapport à la scène, et le récit prend le temps de fouiller ces histoires individuelles sans jamais les réduire à de simples ressorts dramatiques. Si Oshi no Ko décortique l’industrie de l’idole, Kageki Shojo!! soumet le théâtre musical au même examen — et les deux séries posent une question identique : que devient une adolescente quand la scène exige d’elle plus qu’elle ne peut donner ?


6. Boy’s Abyss (Ryō Minenami, 2020)

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Reiji Kurose vit dans une petite ville rurale dont il semble impossible de s’échapper. Sa mère le retient, son frère aîné est un poids, sa grand-mère sénile a besoin de soins constants. Un soir, il croise Nagi Aoe, idole en perte de vitesse qui travaille dans la supérette locale. Elle lui propose un double suicide au lieu-dit « l’Abîme des amants ».

Ce qui suit tient du seinen oppressant — dix-huit volumes où chaque personnage — enseignante, amie d’enfance, écrivain local — cache des névroses et des secrets qui, au contact les uns des autres, ne font qu’empirer. Ryō Minenami construit un huis clos à ciel ouvert : la petite ville fonctionne comme un piège, et les relations entre les personnages deviennent des nœuds de plus en plus serrés. Là où Oshi no Ko dénonce les dérives de l’industrie du divertissement, Boy’s Abyss pousse la manipulation affective et le désespoir jusqu’à leur point de rupture.


7. Erased (Kei Sanbe, 2012)

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En 2006, Satoru Fujinuma est un mangaka raté qui travaille comme livreur de pizza. Il possède un don involontaire : à chaque tragédie imminente, sa conscience est projetée quelques instants dans le passé. Après l’assassinat de sa mère, ce pouvoir l’expédie dix-huit ans en arrière, dans son corps d’écolier — à l’époque même où trois enfants de sa ville ont été enlevés et tués.

Kei Sanbe livre ici un thriller temporel tendu de bout en bout en huit volumes, où le suspense policier se nourrit d’une question intime : est-il possible de réparer ce qui a été brisé ? Satoru, adulte coincé dans un corps d’enfant, doit déjouer un prédateur et, dans le même temps, se confronter de nouveau aux dynamiques sociales de l’école primaire. Le lien avec Oshi no Ko tient à la mécanique narrative — un protagoniste qui possède un savoir que son entourage ignore — et à la même question souterraine : peut-on réécrire le passé sans s’y perdre ?


8. Nana (Ai Yazawa, 2000)

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Deux jeunes femmes de vingt ans, qui partagent le même prénom, se rencontrent par hasard dans un train pour Tokyo. Nana Komatsu, surnommée Hachi, rejoint son petit ami et rêve de stabilité amoureuse. Nana Ōsaki, chanteuse punk au caractère trempé, veut percer dans la musique avec son groupe Blast. Une colocation imprévue dans l’appartement 707 va lier leurs destins de façon indémêlable.

Prépublié dans le magazine Cookie depuis l’an 2000 et interrompu en 2009 pour raisons de santé de l’autrice (21 volumes parus), Nana demeure l’une des séries les plus influentes du manga moderne. Ai Yazawa y dissèque l’amitié, la dépendance affective, les compromis de la célébrité et les blessures de la vie adulte avec une franchise alors inédite dans le shōjo. L’industrie musicale n’y est jamais idéalisée, et la série partage avec Oshi no Ko une même méfiance envers le monde du spectacle — ce qu’il promet, ce qu’il exige, et ce qu’il détruit.


9. Bakuman (Tsugumi Ohba & Takeshi Obata, 2008)

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Moritaka Mashiro, collégien doué pour le dessin, s’associe avec Akito Takagi, premier de la classe et aspirant scénariste, pour publier un manga dans le Weekly Shōnen Jump. Mashiro fait par ailleurs un serment à Miho Azuki, la fille dont il est amoureux : ils ne se marieront que le jour où leurs rêves respectifs — manga pour lui, doublage pour elle — se seront concrétisés.

Le duo Ohba-Obata — déjà responsable de Death Note — donne à voir, sur vingt volumes, l’envers concret de la création manga : conception de storyboards, négociations avec les éditeurs, classements de popularité, rivalités entre auteur·ices. Tout y est documenté avec un souci du détail qui sent le vécu. Bakuman rejoint Oshi no Ko dans sa volonté de dévoiler le fonctionnement interne d’une industrie culturelle japonaise souvent idéalisée, et d’y ancrer une histoire où la persévérance se paie cher.


10. Shine (Kotoba Inoya, 2017)

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Chiyuki Fujito, fille du directeur d’une agence de mannequins, rêve de défiler à la Fashion Week de Paris. Le problème : elle mesure 1,58 m, une taille rédhibitoire dans le mannequinat. En parallèle, son camarade de classe Ikuto Tsumura veut devenir styliste, mais n’a pas les moyens de financer ses études.

Sur vingt-deux volumes, Kotoba Inoya bâtit un récit sur la mode avec l’énergie et la structure d’un manga sportif : défis, échéances, confrontations, dépassement de soi. Chiyuki et Ikuto se poussent mutuellement à braver les obstacles que leur milieu dresse devant eux. Comme Oshi no Ko, Shine prend un univers professionnel glamour et en expose les règles impitoyables — ici, un corps qui ne correspond pas aux normes, là, un talent que la pauvreté empêche d’éclore.