Trouvez facilement votre prochaine lecture
Que lire après « One-Punch Man » d'ONE ?

Que lire après « One-Punch Man » d’ONE ?

Cette page contient des liens affiliés vers Amazon et la Fnac. Si vous achetez un livre en passant par l’un de ces liens, nous touchons une petite commission — sans aucun surcoût pour vous. Une façon simple de nous soutenir. En tant que Partenaire Amazon, nous réalisons un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

One-Punch Man est un manga écrit par ONE, publié sous forme de webcomic depuis 2009, puis redessiné par Yūsuke Murata à partir de 2012 dans le webmagazine Tonari no Young Jump (Shūeisha). La série met en scène Saitama, un héros capable de vaincre n’importe quel adversaire d’un seul coup de poing — et que cette toute-puissance condamne à un ennui profond. Le principe est aussi simple qu’efficace : l’homme le plus fort du monde est aussi le plus blasé.

Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici d’autres mangas qui, par des voies très différentes, partagent cet intérêt pour le fossé entre puissance brute et quotidien ordinaire.


1. Mob Psycho 100 (ONE, 2012)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Shigeo Kageyama, surnommé « Mob », est un collégien du Collège du Sel doté de pouvoirs psychiques considérables. Il travaille comme assistant d’Arataka Reigen, un prétendu médium sans la moindre capacité surnaturelle. Malgré sa puissance, Mob refuse de s’en servir contre autrui et aspire à une vie ordinaire : se faire des amis, gagner en confiance et plaire à celle qu’il aime.

Saitama s’ennuie parce qu’il a déjà gagné. Mob, lui, ne veut surtout pas de son don. Le manga (16 tomes, Kurokawa) le suit dans ses efforts pour progresser en dehors de ses pouvoirs — au club de culturisme, dans ses amitiés, face à ses propres colères. Ce sont ces tentatives maladroites, et non les combats, qui forment le cœur du récit. ONE y déploie le même humour pince-sans-rire que dans One-Punch Man, mais tourné cette fois vers l’adolescence et ses fragilités.


2. Mashle (Hajime Kōmoto, 2020)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Dans un monde où la magie régit la société, Mash Burnedead est né sans le moindre pouvoir. Élevé en secret dans une forêt par son père adoptif, il a consacré sa vie à un entraînement physique acharné. Lorsqu’il est contraint d’intégrer la prestigieuse académie Easton pour survivre, il doit rivaliser avec des sorciers d’élite armé de ses seuls muscles — et d’une passion dévorante pour les choux à la crème.

L’univers emprunte ouvertement à Harry Potter — école de sorcellerie, baguettes, compétitions inter-maisons — et Kōmoto s’amuse à y placer un héros qui règle tout à coups de poing. Les examens magiques se résolvent par des pompes, les duels de sorciers par un coup de tête bien placé. Kōmoto a cité One-Punch Man parmi ses influences : on retrouve ici le même principe du protagoniste surpuissant jeté dans un univers qui ne sait pas quoi faire de lui. La série est achevée en 18 tomes (Crunchyroll).


3. Eyeshield 21 (Riichirō Inagaki & Yusuke Murata, 2002)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Sena Kobayakawa est un lycéen timoré, habitué à servir de larbin à ses camarades. Des années de fuite devant ses persécuteurs lui ont conféré une vitesse de course phénoménale. Repéré par Yoichi Hiruma, le quarterback démoniaque des Deimon Devil Bats, Sena se retrouve sur le terrain de football américain sous l’identité secrète d’Eyeshield 21, visière teintée sur le casque.

C’est sur cette série de 37 tomes (Glénat) que Yusuke Murata — futur dessinateur d’One-Punch Man — a forgé son style. On y reconnaît déjà sa marque : des séquences d’action découpées image par image, conçues pour fonctionner comme des flipbooks quand on tourne les pages vite. Eyeshield 21 vaut aussi pour Hiruma — stratège, manipulateur, imprévisible — qui vole chaque scène où il apparaît, et pour le parcours d’une équipe de bras cassés jusqu’au Christmas Bowl, le tournoi national des lycées.


4. My Hero Academia (Kōhei Horikoshi, 2014)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Dans un monde où 80 % de la population possède un super-pouvoir nommé Alter, Izuku Midoriya fait partie de ceux qui n’en ont pas. Admirateur inconditionnel du héros numéro un, All Might, il rêve d’intégrer l’académie Yuei. Sa route croise celle de son idole, qui lui transmet son propre Alter, le One For All — un pouvoir colossal qu’Izuku est encore loin de maîtriser.

Là où One-Punch Man rit de la toute-puissance, My Hero Academia (42 tomes, Ki-oon) prend au sérieux ce qu’elle implique. La série bâtit une société entière organisée autour des Alters — héros professionnels classés par rang, agences, système de licences — et en expose les failles quand l’Alliance des super-vilains de Tomura Shigaraki met ce système à l’épreuve. Le parcours de Deku est l’exact opposé de celui de Saitama : non pas l’ennui de la toute-puissance, mais l’effort constant pour s’en montrer digne.


5. Sakamoto Days (Yūto Suzuki, 2020)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Tarō Sakamoto était le tueur à gages le plus redouté du Japon. Puis il est tombé amoureux, s’est marié, a eu une fille — et a pris du poids. Reconverti en gérant de supérette, il mène une vie paisible jusqu’à l’arrivée de Shin, un jeune assassin télépathe, qui le replonge dans un monde qu’il pensait avoir quitté. Malgré son embonpoint, Sakamoto n’a rien perdu de ses aptitudes surhumaines.

Ce qui fait la singularité de la série (en cours chez Glénat), ce n’est pas tant la prémisse — le contraste entre apparence banale et puissance absurde — que la façon dont Yūto Suzuki la met en images. Chaque affrontement repose sur l’utilisation inventive d’objets du quotidien : chariot de supermarché, balai, extincteur. L’univers — un Japon contemporain où les syndicats d’assassins ont pignon sur rue et paient des impôts — tient autant de John Wick que de la comédie familiale. Le duo Sakamoto-Shin fonctionne à merveille : le premier ne parle presque jamais, le second lit dans ses pensées et sert d’interprète.


6. Helck (Nanaki Nanao, 2014)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Trois mois après la chute du Roi démon, le monde démoniaque organise un tournoi pour élire son successeur. Parmi les participants, un candidat improbable : Helck, un héros humain d’une puissance redoutable, qui affirme haïr sa propre espèce. Vermilio la Rouge, l’une des quatre généraux impériaux, est convaincue qu’il s’agit d’un saboteur et cherche par tous les moyens à l’éliminer de la compétition.

Les premiers chapitres misent sur la comédie — épreuves absurdes, quiproquos entre humains et démons. Puis le ton change. Le manga (12 tomes, Doki-Doki) bascule vers une fantasy sombre quand on découvre que Helck est un homme brisé, recherché dans le monde humain pour le meurtre présumé de son propre frère, le héros légendaire Cless. Comme One-Punch Man, la série joue d’abord sur un malentendu — un héros trop puissant dans un contexte absurde — avant de bifurquer vers un tout autre récit. C’est la relation entre Helck et Vermilio, leur confiance mutuelle gagnée pas à pas, qui donne sa colonne vertébrale à l’ensemble.


7. Assassination Classroom (Yūsei Matsui, 2012)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Au collège Kunugigaoka, la classe 3-E accueille les élèves jugés irrécupérables. Leur nouveau professeur principal est une créature jaune tentaculaire, Koro-sensei, capable de se déplacer à Mach 20. Il affirme avoir détruit 70 % de la Lune et prévoit de faire subir le même sort à la Terre en mars. Le gouvernement confie aux élèves la mission de l’assassiner avant la date fatidique, avec une prime de dix milliards de yens à la clé.

Koro-sensei partage avec Saitama une invincibilité apparente — mais il ne cherche pas un adversaire : il forme lui-même ceux et celles qui devront le tuer. L’ambivalence est là, à chaque chapitre : Koro-sensei est à la fois la menace et le meilleur professeur que ces élèves aient jamais eu. Il repère leurs forces individuelles, adapte ses méthodes à chacun·e, et les pousse à devenir des assassins compétents précisément pour qu’ils puissent le supprimer. La série (21 tomes, Kana) est portée par Nagisa Shiota, le plus effacé de la classe, qui note chaque faiblesse de Koro-sensei dans un carnet. La relation maître-élève devient ici, au sens propre, une question de vie ou de mort.