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Que lire après « Konosuba » de Natsume Akatsuki et Masahito Watari ?

Que lire après « Konosuba » de Natsume Akatsuki et Masahito Watari ?

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Konosuba : Sois béni monde merveilleux ! est un manga isekai humoristique adapté du light novel de Natsume Akatsuki et illustré par Masahito Watari. Publiée depuis 2014 dans le magazine Monthly Dragon Age, la série suit Kazuma Satō, adolescent oisif propulsé après sa mort dans un monde fantastique aux allures de jeu de rôle, où il forme une équipe aussi puissante que dysfonctionnelle avec la déesse Aqua, la magicienne Megumin et la croisée Darkness. Parodie assumée du genre isekai, la série doit l’essentiel de son efficacité à ses personnages volontairement à contre-emploi et à un humour qui ne relâche jamais la pression.

Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions du même genre.


1. Cautious Hero (Light Tuchihi, Koyuki, 2018)

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La déesse Ristarte reçoit la mission de sauver Geaburande, un monde classé en difficulté de rang S. Elle invoque Seiya Ryûgûin, un héros aux statistiques hors normes — mais affligé d’une prudence pathologique. Là où tout autre héros foncerait au combat, Seiya préfère acheter mille flacons d’eau bénite et s’entraîner à l’excès auprès de divinités, au grand désespoir de sa protectrice.

Le duo fonctionne sur un principe simple : l’un refuse d’agir, l’autre ne supporte pas cette inertie. La narration, portée par le point de vue de Ristarte plutôt que par celui du héros, renforce le comique — c’est elle qui subit l’absurdité de la situation, et c’est de son exaspération que le lecteur ou la lectrice rit.

La série, complète en six volumes chez Doki-Doki, a le mérite de ne pas s’éterniser. Son dénouement, qui jette un éclairage rétrospectif sur l’ensemble du récit, révèle sous la farce une véritable dimension tragique.


2. The Eminence in Shadow (Daisuke Aizawa, Anri Sakano, 2018)

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Cid Kagenô ne rêve ni de gloire ni de puissance visible. Son fantasme : devenir une « éminence de l’ombre », le cerveau invisible que personne ne soupçonne. Après sa réincarnation dans un monde de fantasy, il fonde Shadow Garden, une organisation secrète bâtie sur de pures inventions — sauf que ces inventions se révèlent, à son insu, tout à fait réelles.

Tout le sel de la série tient dans ce malentendu permanent. Cid improvise des discours grandiloquents qu’il croit fictifs ; ses subordonnées y voient des ordres de génie. Il disparaît sans prévenir et elles en déduisent qu’il surveillait un ennemi. La mécanique ne s’épuise pas : à chaque nouvel arc, l’écart entre ce que Cid croit faire et ce qu’il accomplit réellement se creuse un peu plus.

Le manga, publié par Doki-Doki (seize volumes parus en France), ne se limite pas à la comédie : les affrontements sont soignés et le réseau de complots qui sous-tend l’intrigue se densifie de tome en tome.


3. Moi, quand je me réincarne en slime (Fuse, Taiki Kawakami, 2015)

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Satoru Mikami, salarié ordinaire, meurt poignardé en pleine rue et se réveille dans un monde fantastique sous la forme d’un slime — la créature la plus dérisoire du bestiaire classique. Rebaptisé Limule, il hérite de deux compétences rares, Prédateur et Grand Sage, qui lui permettent respectivement d’absorber les capacités de ses adversaires et d’évaluer toute situation en un instant.

La plupart des isekai se concentrent sur la montée en puissance individuelle du protagoniste. Moi, quand je me réincarne en slime s’intéresse à ce qu’on fait après être devenu fort. Limule bâtit la nation de Tempest, fédère des peuples hostiles les uns aux autres, négocie avec des royaumes humains. Le récit tient autant de la chronique politique que de l’aventure fantastique.

Publié chez Kurokawa depuis 2017, le manga adapte le light novel de Fuse et compte plus de vingt-cinq volumes. La série a longtemps dominé les classements de Shōsetsuka ni narō, la plateforme qui a aussi vu naître Konosuba.


4. Re:Zero (Tappei Nagatsuki, Daichi Matsue, 2014)

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Subaru Natsuki, adolescent sans qualités particulières, est soudain transporté dans un autre monde. Très vite assassiné, il découvre qu’il dispose d’un pouvoir singulier : le Retour par la Mort, qui le ramène à un point de sauvegarde chaque fois qu’il périt. Impossible à révéler sous peine de sanction fatale, ce don fait de lui le seul témoin de boucles temporelles qu’il doit résoudre par essais et par erreurs — et chaque erreur lui coûte la vie.

Là où Konosuba tourne en dérision les conventions du genre, Re:Zero les retourne avec brutalité. Subaru échoue, souffre, se décompose psychologiquement à mesure que les morts s’accumulent. Le récit installe une tension poisseuse, sans la moindre soupape comique, où chaque nouvelle boucle temporelle aggrave la précédente.

L’adaptation en manga, publiée chez Ototo, découpe l’histoire en arcs autonomes — un format qui facilite l’entrée dans la série, puisque chaque arc pose ses propres enjeux et les résout avant de passer au suivant. Le premier et le troisième arc sont dessinés par Daichi Matsue.


5. Mushoku Tensei (Rifujin na Magonote, Yuka Fujikawa, 2014)

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Un homme de 34 ans, reclus et sans emploi, meurt renversé par un camion et se réincarne en nourrisson dans un monde d’épées et de sortilèges. Rebaptisé Rudeus Greyrat, il conserve les souvenirs de sa vie passée et décide de ne pas gaspiller cette seconde chance. Il révèle très tôt un talent inné pour la magie et grandit sous la tutelle de Roxy, sa préceptrice, avant de croiser Eris et Sylphiette.

Mushoku Tensei tient sa force de son échelle temporelle : le récit couvre l’existence entière de Rudeus, de la petite enfance à l’âge adulte. Les personnages vieillissent, leurs rapports se transforment sur des années, leurs erreurs ont des conséquences à long terme. Cette lenteur assumée donne au moindre tournant un poids que les séries plus expéditives ne peuvent pas atteindre.

Le manga est publié chez Doki-Doki depuis 2017 et dépasse les vingt-deux volumes en France. La websérie originale, publiée entre 2012 et 2015 sur Shōsetsuka ni narō, a largement contribué à lancer la vague isekai sur cette plateforme.


6. No Game No Life (Yū Kamiya, Mashiro Hiiragi, 2013)

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Sora et Shiro, frère et sœur inséparables, sont des joueurs prodiges invincibles en ligne. Sous le pseudonyme « 『 』 » (Blanc), ils sont une légende urbaine du jeu vidéo — et, dans la vie réelle, deux hikikomori incapables de mettre le nez dehors. Un jour, une entité nommée Teto les transporte dans un univers où tout conflit se règle par le jeu et où la violence est proscrite par décret divin.

Les humains — la race des Immanity — occupent le dernier rang du classement des seize espèces, dépourvus de magie et réduits à une unique cité. Sora et Shiro entreprennent de renverser cette hiérarchie, une race à la fois, à coups de paris démesurés et de stratagèmes que personne ne voit venir.

Le manga, adapté du light novel de Yū Kamiya et publié chez Ototo, remplace les combats à l’épée par des joutes intellectuelles où tout repose sur la logique, le bluff et la lecture de l’adversaire. Un isekai où le cerveau est la seule arme — et où la partie peut se jouer à un détail.


7. Overlord (Kugane Maruyama, Hugin Miyama, 2014)

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En l’an 2138, le MMORPG Yggdrasil ferme ses serveurs. Momonga, chef de la guilde d’Ainz Ooal Gown, refuse de se déconnecter et reste seul dans le Grand Tombeau de Nazarick. À la fermeture effective du jeu, il n’est pas renvoyé dans le monde réel : le tombeau et tous ses PNJ, désormais dotés d’une conscience propre, ont été projetés dans un monde inconnu.

Devenu une liche de niveau 100 sous le nom d’Ainz Ooal Gown, il se lance à la conquête de ce nouveau monde pour retrouver d’éventuels joueurs et perpétuer le nom de sa guilde. La série adopte sans ambiguïté le point de vue du « méchant » : Ainz n’est pas un héros. C’est un stratège froid, dont l’humanité s’efface tome après tome, et dont les subordonnés — Albedo, Demiurge, Shalltear — interprètent le moindre de ses gestes comme un coup de génie.

Le manga, publié chez Ototo depuis 2017, s’inscrit dans la dark fantasy. Les adversaires d’Ainz sont présentés avec soin — puis écrasés sans appel. Ce déséquilibre volontaire, loin d’ennuyer, est l’un des moteurs les plus singuliers de la série : on lit moins pour savoir si Ainz va gagner que pour voir comment il va gagner.


8. Otome Game (Satoru Yamaguchi, Nami Hidaka, 2017)

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Après un accident mortel, une lycéenne otaku se réincarne dans le monde de Fortune Lover, un jeu de drague pour jeunes filles, sous les traits de Catarina Claes — non pas l’héroïne, mais l’antagoniste du jeu, une noble arrogante vouée à l’exil ou à la mort. Elle a jusqu’à ses 15 ans pour déjouer ce destin.

Catarina élabore des plans rocambolesques pour éviter chaque « flag de destruction ». Le problème, c’est que ses stratagèmes échouent presque tous — et que c’est sa gentillesse naturelle, involontaire et désarmante, qui finit par séduire l’intégralité du casting, héros comme héroïnes. Le récit bascule alors dans un harem inversé dont la protagoniste est la seule à ne rien percevoir.

Publié chez Delcourt/Tonkam depuis 2021, le manga fonctionne comme une comédie romantique qui prend le contrepied de l’isekai classique : ici, la menace n’est pas un roi-démon, mais un scénario de jeu vidéo qu’il faut désamorcer à coups de bonne volonté maladroite.