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Que lire après « Grand Blue » de Kenji Inoue et Kimitake Yoshioka ?

Que lire après « Grand Blue » de Kenji Inoue et Kimitake Yoshioka ?

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Grand Blue est un seinen manga écrit par Kenji Inoue et illustré par Kimitake Yoshioka, prépublié dans le magazine Good! Afternoon de Kōdansha depuis avril 2014. On y suit Iori Kitahara, un étudiant qui emménage au-dessus du magasin de plongée de son oncle sur la péninsule d’Izu et se retrouve aspiré dans les beuveries et les frasques d’un club de plongée universitaire où l’on boit davantage que l’on ne plonge. Nommé au 41ᵉ Prix du manga Kōdansha en 2017, le titre a franchi les cinq millions d’exemplaires et a été adapté en anime (2018), puis en film live (2020).

Si vous cherchez quoi lire ensuite, voici quelques recommandations.


1. Prison School (Akira Hiramoto, 2011)

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Cinq garçons intègrent le très strict lycée Hachimitsu, établissement jusque-là exclusivement féminin. Surpris en pleine séance de voyeurisme, ils sont enfermés dans une prison souterraine dirigée d’une main de fer par le bureau des élèves. Leurs tentatives d’évasion, à la fois ingénieuses et pathétiques, constituent le moteur d’un humour cru, physique et sans limites, où la dignité des protagonistes est sacrifiée à chaque chapitre.

Le dessin d’Akira Hiramoto joue sur un contraste permanent : des visages et des corps rendus avec un réalisme quasi photographique côtoient des déformations grotesques, si bien que la moindre scène triviale acquiert une gravité absurde. La série, lauréate du Prix Kōdansha 2013 dans la catégorie générale, a écoulé plus de treize millions d’exemplaires. Comme Grand Blue, Prison School tire sa force d’un décalage systématique entre le sérieux apparent et le ridicule assumé, porté par des personnages dont chacun obéit à sa propre logique — fût-elle complètement démente.


2. TenPuru (Kimitake Yoshioka, 2018)

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TenPuru permet de retrouver le trait de Kimitake Yoshioka, l’illustrateur de Grand Blue, cette fois au service d’une comédie romantique. Akemitsu Akagami, hanté par la réputation de coureur de jupons de sa famille, décide de se faire moine pour étouffer ses pulsions. Le temple qu’il rejoint se révèle être un couvent habité par de jeunes nonnes — dont celle pour qui il a eu un coup de foudre.

Le ressort de la comédie romantique de type harem est classique, mais Yoshioka y apporte son sens du timing et ses grimaces outrancières, déjà éprouvés dans Grand Blue. La cohabitation forcée d’Akemitsu avec les résidentes du temple Mikazuki produit un quiproquo par chapitre ou presque, tandis que la dette paternelle de vingt millions de yens — qu’il doit rembourser par son travail au temple — donne au récit un ancrage concret qui l’empêche de tourner en rond. La série, prépubliée sur Comic Days de Kōdansha, compte quatorze volumes au Japon et a dépassé le million d’exemplaires dès 2021.


3. GTO (Tōru Fujisawa, 1997)

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Eikichi Onizuka, 22 ans, ancien chef de gang et éternel puceau, devient professeur dans un collège privé — d’abord pour se rapprocher de jeunes filles, puis par vocation sincère. Affecté à une classe réputée ingérable, il affronte des élèves retors, une hiérarchie hostile et ses propres travers avec des méthodes à faire pâlir n’importe quel inspecteur académique.

Sous ses dehors de comédie potache, GTO ne contourne aucun sujet : harcèlement scolaire, démission parentale, souffrance adolescente. Chaque arc tourne autour d’un·e élève en crise qu’Onizuka sauve à sa façon — brutale, souvent humiliante, mais étrangement juste. La série, prépubliée dans le Weekly Shōnen Magazine de 1997 à 2002, a dépassé les cinquante millions d’exemplaires et remporté le Prix Kōdansha 1998. Son mélange de vulgarité décomplexée et de vraie sensibilité sur les rapports entre adultes et adolescents parlera directement aux amateurs et amatrices de Grand Blue.


4. Hinamatsuri (Masao Ōtake, 2010)

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Un jeune yakuza méticuleux, Yoshifumi Nitta, voit débarquer dans son appartement une capsule contenant Hina, une fillette inexpressive dotée de pouvoirs télékinétiques dévastateurs. Contraint de l’héberger sous peine de voir son intérieur — et sa précieuse collection de vases — réduit en miettes, Nitta endosse malgré lui le rôle de père adoptif.

Hinamatsuri repose sur un décalage constant entre le surnaturel et le banal. Mais la série doit au moins autant à ses personnages secondaires qu’à son duo central : Anzu, autre enfant télékinésiste échouée dans notre monde, passe de sans-abri à fille adoptive d’un couple de restaurateurs ; Hitomi, collégienne trop compétente pour son âge, se retrouve propulsée barmaid puis cadre d’entreprise par une suite de malentendus. Prépubliée dans le magazine Harta de 2010 à 2020 et achevée en dix-neuf volumes, la série alterne gags absurdes et moments d’émotion qui frappent d’autant plus fort qu’on ne les voit pas venir.


5. Kaguya-sama: Love is War (Aka Akasaka, 2015)

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Au sein du bureau des élèves de la prestigieuse académie Shūchiin, Kaguya Shinomiya et Miyuki Shirogane sont éperdument épris l’un de l’autre. Problème : leur orgueil interdit à chacun de se déclarer en premier. Chaque chapitre se transforme en duel psychologique — partage de parapluie, jeu de société, conseil amoureux à un tiers — où la moindre concession équivaut à une défaite.

La série, prépubliée dans le Weekly Young Jump de 2016 à 2022 en vingt-huit volumes, a dépassé les vingt-deux millions d’exemplaires. Aka Akasaka a déclaré s’être inspiré de School Rumble et avoir d’abord conçu le titre comme une version sentimentale de Death Note. Derrière les stratagèmes, le manga étoffe ses personnages sur la durée — en particulier Yū Ishigami et Miko Iino, dont les arcs comptent parmi les plus aboutis de la série — et glisse vers un registre plus intime dans sa seconde moitié, où l’ironie cède du terrain à l’émotion sans disparaître tout à fait.


6. Gintama (Hideaki Sorachi, 2003)

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Dans un Japon de la fin de l’ère Edo envahi par des extraterrestres, les Amanto, l’usage du sabre est interdit. Gintoki Sakata, ancien samouraï à la permanente argentée, survit en acceptant des petits boulots avec ses acolytes Shinpachi et Kagura au sein de leur agence de « tout faire », les Yorozuya.

Prépublié dans le Weekly Shōnen Jump de 2003 à 2019 pour un total de soixante-dix-sept volumes, Gintama est d’abord une machine à parodier : références à d’autres manga, détournements de la culture populaire japonaise, sabotage des conventions du shōnen — rien n’est sacré. Mais Gintama sait aussi basculer, sans transition, vers des arcs dramatiques où les enjeux sont réels et les pertes irréversibles. Grand Blue pratique la même oscillation entre bouffonnerie et émotion, à une échelle plus modeste ; Gintama pousse ce principe à l’extrême sur plus de sept cents chapitres, et l’effet est cumulatif : on rit d’autant plus que l’on sait ce dont ces personnages sont capables dans les moments graves.


7. Silver Spoon – La Cuillère d’argent (Hiromu Arakawa, 2011)

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Yūgo Hachiken, lycéen en fuite, quitte Sapporo et la pression d’un père autoritaire pour s’inscrire au lycée agricole Ōezo, sur l’île de Hokkaidō. Il y découvre un univers dont il ignore tout : élevage, nutrition animale, travaux des champs dès quatre heures du matin, et des camarades qui savent déjà ce qu’ils feront de leur vie — contrairement à lui.

Hiromu Arakawa, elle-même issue d’une famille d’agriculteurs de Hokkaidō et connue pour Fullmetal Alchemist, s’appuie ici sur une connaissance intime du monde rural qui imprègne chaque chapitre. La série, prépubliée dans le Weekly Shōnen Sunday de 2011 à 2019 en quinze volumes, a remporté le Manga Taishō 2012 et le Prix Shōgakukan 2013, et dépassé les dix-sept millions d’exemplaires. L’humour et la chaleur du quotidien scolaire sont bien là, mais la mangaka ne se dérobe pas devant les sujets difficiles : l’abattage d’un cochon que Hachiken a lui-même élevé, la faillite d’une exploitation voisine, le fossé entre idéalisme et réalité économique. Ce refus de l’esquive donne au manga sa densité.


8. Monthly Girls’ Nozaki-kun (Izumi Tsubaki, 2011)

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La lycéenne Chiyo Sakura déclare sa flamme à Umetarō Nozaki, colosse impassible d’un mètre quatre-vingt-dix. Ce dernier, persuadé d’avoir affaire à une admiratrice, lui offre un autographe : il est en réalité le mangaka du shōjo à succès Let’s Fall in Love, publié sous le pseudonyme Sakiko Yumeno. Chiyo devient alors son assistante dans l’espoir de se rapprocher de ce garçon imperméable aux sentiments qu’il dessine pourtant à longueur de chapitre.

Le manga, prépublié sur Gangan Online de Square Enix depuis août 2011, adopte le format yonkoma (quatre cases) et fonctionne comme une parodie tendre des codes du shōjo. Chaque personnage secondaire incarne une variation comique sur un archétype du genre : Mikoshiba, dragueur compulsif qui rougit dès qu’il a fini sa réplique, sert de modèle involontaire à l’héroïne du manga de Nozaki ; Kashima, sorte de prince charmant au féminin, suscite l’adoration de toutes les filles du lycée sans le vouloir. L’adaptation animée de 2014 par le studio Doga Kobo a fait connaître la série hors du Japon et donné envie de lire le manga, dont le rythme de quatre cases par page se prête idéalement aux gags courts.


9. Amanchu! (Kozue Amano, 2008)

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Hikari, surnommée Pikari, est une lycéenne exubérante qui ne vit que pour la plongée sous-marine. Futaba, surnommée Teko, est une Tokyoïte introvertie fraîchement installée dans une petite ville côtière de la péninsule d’Izu. Leur rencontre, le jour de la rentrée, pousse Futaba à affronter sa timidité et à découvrir, palier après palier, le monde sous-marin.

Prépublié dans le Monthly Comic Blade de Mag Garden de 2008 à 2021 en dix-sept volumes, Amanchu! est signé par Kozue Amano, déjà connue pour la série Aria. La mangaka y déploie un trait fin et contemplatif, où les paysages marins et les ciels d’été occupent autant de place que les personnages. La plongée est représentée avec un vrai souci de précision technique — matériel, signaux, procédures de sécurité — qui fait écho aux passages sous-marins de Grand Blue. Le ton, en revanche, est aux antipodes : là où Grand Blue noie ses personnages dans l’alcool et les gags scabreux, Amanchu! les immerge dans le silence des fonds marins.