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Que lire après « Blue Box » de Kōji Miura ?

Que lire après « Blue Box » de Kōji Miura ?

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Blue Box (Ao no Hako) est un manga écrit et dessiné par Kōji Miura, prépublié depuis avril 2021 dans le Weekly Shōnen Jump et édité en France par Delcourt/Tonkam. La série suit Taiki Inomata, joueur de badminton, secrètement amoureux de Chinatsu Kano, étoile montante de l’équipe de basketball de son lycée. Une cohabitation imprévue les rapproche, mais leurs sentiments respectifs restent en suspens — et c’est précisément ce flottement, autant sentimental que sportif, qui fait tenir le récit.

Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions dans la même veine.


1. Touch (Mitsuru Adachi, 1981)

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Touch suit les jumeaux Tatsuya et Kazuya Uesugi, et leur amie d’enfance Minami Asakura. Kazuya, prodige du baseball, promet à Minami de l’emmener au Kōshien, le tournoi national lycéen. Tatsuya, son exact opposé — nonchalant, effacé —, cache un potentiel considérable sous son apparente paresse. Un drame brutal redistribue les rôles et force Tatsuya à sortir de l’ombre de son frère.

Vendue à plus de 100 millions d’exemplaires, la série dépasse largement le baseball : c’est le triangle entre les trois protagonistes — ce qu’il dit de la culpabilité, du deuil et de la difficulté à exister par soi-même — qui porte l’histoire. Mitsuru Adachi est l’un des rares mangaka à avoir fait entrer la romance dans le shōnen des années 1980, et sa narration reste singulière : les pensées de ses personnages ne sont jamais livrées au lecteur·ice. Tout passe par les gestes, les regards et les silences — ce qui rend les rares aveux d’autant plus percutants.


2. Bloom (Saka Mikami, 2021)

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Dans une banlieue japonaise, deux lycées voisins se vouent une hostilité tenace : Chidori, établissement public pour garçons à la réputation désastreuse, et Kikyō, institution privée prestigieuse réservée aux filles. Rintarō Tsumugi, élève de Chidori, est un garçon timide dont la carrure imposante effraie malgré lui. Alors qu’il donne un coup de main à la pâtisserie familiale, il fait la connaissance de Kaoruko Waguri, élève de Kikyō, que son apparence n’intimide absolument pas.

Première série de Saka Mikami — nommée aux Next Manga Awards 2022, adaptée en anime par le studio CloverWorks en 2025 —, Bloom reprend la structure de Roméo et Juliette pour questionner les préjugés de classe et de réputation. Le récit ne se limite pas au couple principal : les amitiés qui se forment entre élèves des deux camps, d’abord prudentes puis franches, finissent par ébranler la hostilité entre les deux établissements. C’est cette contagion progressive, du duo vers le collectif, qui donne au manga sa dynamique propre.


3. Horimiya (HERO & Daisuke Hagiwara, 2011)

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Kyōko Hori est une lycéenne populaire et brillante qui, une fois rentrée chez elle, s’occupe seule de son petit frère et des tâches ménagères, loin de l’image qu’elle renvoie en classe. Izumi Miyamura, quant à lui, passe pour un garçon effacé au lycée alors qu’il dissimule piercings et tatouages. Leur rencontre fortuite hors de l’école force chacun à voir l’autre tel qu’il est vraiment — et à accepter d’être vu en retour.

Adapté du webcomic de HERO et redessiné par Daisuke Hagiwara pour le Monthly GFantasy de Square Enix, Horimiya tient en 16 tomes achevés en 2021. Le manga ne repose pas sur un quiproquo étiré : Hori et Miyamura se rapprochent vite, et c’est justement cette franchise entre eux qui libère de la place pour le reste du groupe. Les personnages secondaires — chacun avec ses propres non-dits et ses propres maladresses — portent des arcs entiers à eux seuls, ce qui est suffisamment rare dans une comédie romantique pour être signalé. Deux saisons animées par le studio CloverWorks et un drama live-action ont suivi.


4. Blue Flag (KAITO, 2017)

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En dernière année de lycée, Taichi Ichinose retrouve dans sa classe Tōma Mita, un ami d’enfance populaire et athlétique dont il s’est éloigné. Futaba Kuze, une camarade réservée, lui confie son amour pour Tōma et lui demande de l’aide. Ce qui ressemble d’abord à un triangle amoureux convenu se révèle progressivement plus trouble : les sentiments circulent dans des directions que les personnages eux-mêmes peinent à nommer.

Publié sur la plateforme Shōnen Jump+ entre 2017 et 2020, Blue Flag aborde de front la question des orientations amoureuses — un sujet que le shōnen a longtemps tenu à distance. KAITO ne plaque aucune leçon sur ses personnages : ce sont leurs hésitations, leurs conversations maladroites et leurs silences gênés qui portent le propos. En 8 tomes, le manga renouvelle le récit sentimental lycéen sans jamais réduire ses protagonistes à des porte-paroles.


5. Chihayafuru (Yuki Suetsugu, 2007)

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Chihaya Ayase découvre le karuta compétitif — un jeu de cartes fondé sur la poésie classique japonaise — grâce à Arata Wataya, un camarade de classe réservé mais redoutablement doué. Cette rencontre lui donne un objectif qui ne la quittera plus : devenir la meilleure joueuse du Japon. Au lycée, elle fonde un club avec son ami d’enfance Taichi Mashima et recrute de nouveaux membres pour viser le tournoi national.

Prépublié dans le magazine Be Love de Kōdansha et achevé en 2022 après 50 tomes, Chihayafuru a remporté le prix Manga Taishō en 2009 et le prix du manga Kōdansha en 2011. Le pari du manga — rendre palpitant un sport aussi codifié que le karuta — tient grâce à un découpage nerveux et à une connaissance fine de ce qui se joue dans la tête d’un compétiteur au moment de frapper une carte. À cette tension sportive s’ajoutent des sentiments amoureux non résolus entre Chihaya, Arata et Taichi — un triangle qui court sur les cinquante volumes sans jamais se figer, et qui colore chaque victoire et chaque défaite d’un enjeu supplémentaire.


6. Sawako (Karuho Shiina, 2005)

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Sawako Kuronuma, lycéenne discrète aux longs cheveux noirs, est surnommée « Sadako » par ses camarades en raison de sa ressemblance avec le fantôme du film Ring. Crainte et isolée malgré sa gentillesse, elle voit son quotidien changer lorsque Shōta Kazehaya, un garçon franc que rien ne semble intimider, commence à lui adresser la parole comme à n’importe qui.

Publié sous le titre original Kimi ni Todoke dans le Bessatsu Margaret de Shūeisha entre 2005 et 2017, ce shōjo en 30 tomes — lauréat du prix Kōdansha 2008 — prend son temps. La romance avance lentement, parfois sur plusieurs volumes pour un seul malentendu, mais ce rythme est au service du sujet : on suit Sawako qui apprend à parler aux autres, à se faire des amies, à comprendre ce qu’elle ressent. Chaque étape gagnée sur sa timidité a son juste poids, et c’est cette progression patiente qui rend la série difficile à lâcher une fois commencée. Une adaptation anime par Production I.G et une série live-action sur Netflix ont depuis élargi son public.


7. Haikyū!! Les As du volley (Haruichi Furudate, 2012)

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Shōyō Hinata, collégien de petite taille, se prend de passion pour le volley-ball après avoir vu jouer le « Petit Géant » de Karasuno à la télévision. Lors de son premier et dernier tournoi au collège, il est balayé par Tobio Kageyama, un passeur prodige surnommé le « Roi du terrain ». À son entrée au lycée Karasuno, Hinata découvre avec stupeur que Kageyama l’y a précédé : le rival devient alors coéquipier.

Prépublié dans le Weekly Shōnen Jump entre 2012 et 2020, Haikyū!! s’étend sur 45 tomes et a dépassé les 75 millions d’exemplaires en circulation (prix Shōgakukan 2016). Le manga d’Haruichi Furudate doit beaucoup à la façon dont il traite ses adversaires : chaque équipe affrontée possède son histoire, ses dynamiques internes, ses joueurs attachés à leurs propres objectifs. Un match contre un adversaire dont on comprend les motivations n’a pas le même effet qu’un simple obstacle à franchir — et c’est cette attention à l’autre camp qui donne à Haikyū!! sa force d’entraînement.