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Que lire après « Re:Monster » de Kogitsune Kanekiru et Haruyoshi Kobayakawa ?

Que lire après « Re:Monster » de Kogitsune Kanekiru et Haruyoshi Kobayakawa ?

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Re:Monster est un seinen manga adapté du light novel éponyme de Kogitsune Kanekiru, publié à l’origine sur le site Shōsetsuka ni Narō à partir de 2011. L’adaptation en manga, dessinée par Haruyoshi Kobayakawa, est prépubliée depuis mars 2014 sur le webzine AlphaPolis Web Manga ; la version française est éditée par Ototo depuis juin 2016. Le récit suit Kanata Tomokui, assassiné puis réincarné en gobelin sous le nom de Goburō. Grâce à sa faculté d’Absorption — qui lui permet d’acquérir les pouvoirs de tout ce qu’il dévore —, il évolue du simple gobelin au seigneur de guerre et finit par fonder un groupe de mercenaires du nom de Parabellum.

Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions dans la même veine.


1. Moi, quand je me réincarne en slime (Fuse et Taiki Kawakami, 2015)

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Satoru Mikami, employé de bureau ordinaire, meurt poignardé en pleine rue et renaît sous la forme d’un slime dans un univers de fantasy. Rebaptisé Limule, il hérite de deux compétences redoutables — Prédateur, qui lui confère les aptitudes de ses adversaires, et Grand Sage, une intelligence analytique quasi omnisciente. Sa rencontre avec le dragon Veldra, prisonnier d’une grotte depuis des siècles, noue une alliance improbable.

Là où Re:Monster mise sur la prédation brute, Moi, quand je me réincarne en slime emprunte une voie plus politique. Limule bâtit la nation de Tempest, fédère gobelins, ogres, reptiles et nains sous une même bannière, et négocie avec les rois-démons. Le ton alterne entre humour décalé et tensions géopolitiques ; la montée en puissance du protagoniste sert moins à écraser ses ennemis qu’à maintenir un équilibre fragile entre espèces qui se méfient les unes des autres.


2. So I’m a Spider, So What? (Okina Baba et Asahiro Kakashi, 2015)

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Une explosion magique frappe une salle de classe japonaise et réincarne tous ses occupants dans un monde parallèle. La protagoniste, lycéenne effacée, a le malheur de renaître sous la forme d’une araignée de niveau 1, piégée dans un immense labyrinthe souterrain infesté de prédateurs. Sans allié ni repère, elle ne dispose que de son monologue intérieur — acerbe, drôle, parfois désespéré — et d’un système de compétences qu’elle apprend à exploiter par tâtonnements.

Le pari du manga repose sur ce point de vue strictement non humain. Pendant plusieurs tomes, aucun dialogue avec un autre personnage : juste une araignée face à ses instincts, ses calculs de statistiques et ses ennemis. L’évolution vers la forme d’Arachne, puis les interactions avec Ariel, le Roi des démons, font basculer le récit d’un survival solitaire vers un conflit à l’échelle du monde.


3. Overlord (Kugane Maruyama et Hugin Miyama, 2014)

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En l’an 2138, le MMORPG Yggdrasil ferme ses serveurs. Momonga, nécromancien mort-vivant de niveau 100 et chef de la guilde Ainz Ooal Gown, reste connecté jusqu’à la toute fin — et ne se déconnecte jamais. Les PNJ de la Grande Tombe de Nazarick s’éveillent à la conscience, et Momonga se retrouve maître d’une armée de créatures dévouées, d’Albedo à Shalltear, dans un monde dont il ignore les règles.

Ce qui singularise Overlord, c’est son inversion du schéma héroïque. Le protagoniste n’est ni un sauveur ni un opprimé : c’est un être surpuissant, entouré de serviteurs fanatiques, qui cherche un sens à son existence. La narration adopte souvent le point de vue de ses victimes ou de ses adversaires, ce qui confère à l’ensemble une tonalité sombre, presque tragique. Les arcs de stratégie militaire et de diplomatie, où chaque faction poursuit ses propres intérêts, donnent à l’univers une épaisseur politique peu commune dans le genre isekai.


4. Reincarnated as a Sword (Yû Tanaka et Tomowo Maruyama, 2016)

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Renversé par une voiture, un homme se réincarne non pas en héros ou en monstre, mais en épée intelligente, capable de léviter et d’absorber les pouvoirs des créatures vaincues. Après s’être planté dans le sol faute de porteur, il est découvert par Fran, une jeune fille du clan des Chats noirs, réduite en esclavage depuis l’enfance. Le pacte entre l’arme — qu’elle surnomme « Professeur » — et sa porteuse donne au manga sa structure : deux protagonistes liés par un même corps d’acier.

Cette relation porte tout le reste. Professeur veille sur Fran comme un parent adoptif et compense son absence de corps physique par la magie et l’analyse ; Fran, taciturne mais résolue, poursuit un objectif précis lié à la libération de son peuple. Leur complémentarité est autant affective que martiale : chaque combat a un enjeu pour les deux, ce qui empêche l’action de tourner à vide.


5. Arifureta – De zéro à héros (Ryo Shirakome et RoGa, 2016)

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Hajime Nagumo, lycéen rejeté par ses camarades, est transporté avec toute sa classe dans le monde de Tortus. Tandis que les autres élèves reçoivent des classes de combat prestigieuses, Hajime obtient celle de synergiste — un artisan sans aptitude offensive. Trahi par l’un de ses pairs lors d’une expédition, il chute dans les profondeurs d’un donjon réputé mortel et y est laissé pour mort.

Au fond de cet abîme, Arifureta change de registre. Hajime y survit au prix de mutilations irréversibles, dévore des monstres pour s’approprier leurs capacités et se forge des armes à partir des minerais du donjon. Celui qui remonte à la surface n’a plus rien du lycéen souffre-douleur : c’est un guerrier impitoyable, dénué de toute velléité héroïque. Le manga assume cette brutalité jusqu’au bout, sans chercher à racheter son protagoniste — un parti pris rare dans ce type de manga.


6. Solo Leveling (Chugong et Dubu, 2018)

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Dans un monde contemporain, des portails ont surgi par centaines à travers la planète et déversé des hordes de créatures. Des humains dotés de facultés surnaturelles — les Chasseurs — sont classés du rang E au rang S pour affronter ces menaces dans des donjons. Sung Jinwoo, chasseur de rang E surnommé « le plus faible de l’humanité », frôle la mort dans un donjon piège et reçoit d’un mystérieux Système la capacité de monter en niveau sans plafond.

La force de Solo Leveling tient à sa progression fulgurante et au trait de Dubu (Jang-Sung Rak, du studio Redice), dont les compositions spectaculaires — double pages en pleine action, jeux d’ombre sur les invocations — ont propulsé le manhwa au rang de référence du genre. Chaque raid et chaque confrontation dévoilent un pan supplémentaire du conflit entre les Monarques et les Souverains, et Jinwoo passe en quelques arcs du rôle de bouche-trou à celui d’un chasseur capable de renverser seul l’issue d’une guerre.


7. The Rising of the Shield Hero (Aneko Yusagi et Aiya Kyu, 2014)

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Naofumi Iwatani, étudiant japonais, est invoqué dans un autre monde en tant que l’un des Quatre Saints ancestraux. Chacun reçoit une arme légendaire ; Naofumi hérite du Bouclier, seul équipement purement défensif. Dès le deuxième jour, il est victime d’une machination : faussement accusé par Myne et rejeté par le royaume entier, il se retrouve seul, amer et hostile à tout le monde.

Pour survivre, Naofumi doit recourir à des moyens que les héros classiques réprouvent : il achète l’esclave Raphtalia, élève le Filorial Filo, et commerce avec des marchands plutôt que de compter sur la noblesse. Ce statut de paria forcé à l’ingéniosité rend le personnage crédible : chaque victoire a le goût d’une revanche sur un système qui l’a condamné d’avance. Les vagues d’invasion, menace récurrente qui rythme la série, obligent les quatre héros à coopérer malgré leurs rivalités, et la lente réhabilitation de Naofumi aux yeux du royaume maintient la tension d’un tome à l’autre.


8. Skeleton Knight in Another World (Ennki Hakari et Akira Sawano, 2017)

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Un joueur de MMORPG s’éveille dans un univers médiéval-fantastique sous les traits de son avatar : Ark, un chevalier squelette doté d’un équipement légendaire et d’une force démesurée. De peur d’être pris pour un mort-vivant hostile, il tente de rester discret — résolution qu’il abandonne dès sa rencontre avec Ariane, une guerrière elfe en mission de sauvetage.

La suite s’organise autour des injustices que le duo décide de combattre : traite d’elfes, persécution des peuples-bêtes, complots du Saint-Empire Leblanc. Le personnage de Ponta, petit esprit de la forêt perché sur le casque d’Ark, allège l’ensemble par sa seule présence. Le ton reste plus lumineux que celui d’Overlord ou d’Arifureta : ici, le héros surpuissant ne cherche ni à conquérir ni à se venger, et le décalage permanent entre sa force colossale et sa maladresse sociale nourrit un comique qui ne s’essouffle pas.