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Que lire après « Fruits Basket » de Natsuki Takaya ?

Que lire après « Fruits Basket » de Natsuki Takaya ?

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Fruits Basket est un shōjo manga écrit et illustré par Natsuki Takaya, prépublié dans le magazine Hana to Yume entre 1998 et 2006, puis compilé en 23 tomes. On y suit Tohru Honda, une lycéenne orpheline recueillie par la famille Sōma, dont les membres sont frappés par une malédiction liée au zodiaque chinois. Devenu l’un des shōjo les plus vendus au Japon, le manga a été adapté en anime en 2001 puis en 2019. La seconde adaptation a remporté le prix du meilleur anime en 2021.

Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions dans la même veine.


1. Fruits Basket Another (Natsuki Takaya, 2015)

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Située une vingtaine d’années après les événements de Fruits Basket, cette suite en quatre tomes met en scène Sawa Mitoma, une adolescente repliée sur elle-même, qui fait son entrée au lycée Kaibara. Elle y rencontre Mutsuki et Hajime Sōma — les enfants de la génération précédente — et se retrouve happée par le quotidien de cette famille décidément hors norme.

La malédiction a été levée, mais les Sōma n’ont rien perdu de leur aura. L’enjeu, ici, n’est plus surnaturel : il s’agit pour Sawa d’apprendre à ne plus se considérer comme un fardeau, un motif que Natsuki Takaya creuse avec la même insistance que dans sa série-mère. La brièveté du format (quatre tomes) impose un récit plus resserré, mais qui offrira aux nostalgiques le plaisir de retrouver le lycée Kaibara et d’y croiser, en filigrane, les silhouettes familières du casting original.


2. Twinkle Stars (Natsuki Takaya, 2007)

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Sakuya Shiina vit dans une petite ville côtière avec son cousin Kanade, qui est aussi son tuteur. Passionnée d’astronomie, elle a fondé un modeste club d’observation des étoiles avec ses amis Yuuri et Sei. Le soir de son anniversaire, un garçon nommé Chihiro surgit chez elle, lui offre un cadeau, puis disparaît sans explication — et personne ne semble savoir qui il est.

Le rythme est lent, volontairement. Natsuki Takaya prend le temps de dessiner les contours de personnages abîmés : Sakuya, privée de ses parents pour des raisons que le récit ne dévoile qu’au compte-gouttes ; Kanade, rongé par une dépression sourde ; Chihiro, insaisissable et visiblement porteur de ses propres cicatrices. La série (11 tomes) partage avec Fruits Basket cette attention aux blessures intimes, mais dans un cadre plus dépouillé, sans élément fantastique — un shōjo à l’atmosphère feutrée, presque suspendue.


3. Divine Nanami (Julietta Suzuki, 2008)

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Nanami Momozono, lycéenne de 16 ans, se retrouve à la rue après la fuite de son père, criblé de dettes de jeu. Un inconnu nommé Mikage lui cède sa demeure, qui s’avère être un temple habité par des esprits. En l’embrassant sur le front, il lui a transmis le statut de divinité de la Terre — un rôle que Tomoe, yōkai-renard au caractère acerbe, refuse tout net de reconnaître.

Sur 25 tomes, Julietta Suzuki fait tenir ensemble comédie, romance et mythologie japonaise (yōkai, tengu, divinités aquatiques). Les échanges entre Nanami et Tomoe — elle, obstinée et franche ; lui, méprisant et protecteur malgré lui — portent la série autant que son intrigue surnaturelle. Leur relation évolue vers la romance sans précipitation, et un retour dans le passé de Tomoe, aux alentours du tome 15, redéfinit les enjeux du récit avec un effet de surprise bien amené. Moins mélancolique que Fruits Basket, Divine Nanami en reprend le ressort fantastique et le goût pour les personnages à double visage, mais avec un humour plus franc et plus frontal.


4. Le Pacte des Yōkai (Yuki Midorikawa, 2005)

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Takashi Natsume est un adolescent orphelin qui voit les yōkai — les créatures surnaturelles du folklore japonais. Ce don, qu’il n’a jamais demandé, l’a condamné à passer de famille d’accueil en famille d’accueil, catalogué comme un enfant bizarre. Il hérite un jour de sa grand-mère Reiko un carnet, le « Livre des amis », qui recense les noms de nombreux esprits et donne à son détenteur un pouvoir de contrôle sur eux. Natsume décide de restituer leur nom aux yōkai piégés.

Son compagnon de route est Madara, un esprit puissant coincé dans un corps de chat ventru, aussi gourmand que redoutable sous sa véritable forme. Chaque chapitre fonctionne comme une rencontre autonome avec un yōkai qui porte sa propre mémoire, ses propres regrets. Le ton rappelle celui du film Le Voyage de Chihiro : quelque chose de calme et de triste à la fois, sans jamais verser dans le pathos. La série, qui dépasse aujourd’hui les 30 tomes et n’est pas terminée, est un récit sur l’apprentissage des liens — pour un garçon qui avait fini par croire qu’il n’en méritait aucun.


5. Host Club – Le lycée de la séduction (Bisco Hatori, 2002)

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Haruhi Fujioka, élève boursière dans le très huppé lycée Ōran, pousse un jour la porte de la salle de musique n° 3 et y découvre le « cercle d’hôtes » : six garçons fortunés qui offrent compagnie et rêverie aux étudiantes de l’établissement, entre thés raffinés et mises en scène extravagantes. Après avoir brisé un vase à 8 millions de yens, Haruhi est contrainte d’intégrer le club — déguisée en garçon.

En 18 tomes, la série s’amuse ouvertement des codes du shōjo : archétypes masculins poussés jusqu’à la caricature, quiproquos sur le genre, et situations absurdes que Bisco Hatori enchaîne avec un sens du timing comique très sûr. Le virage s’opère dans la seconde moitié, quand la mangaka commence à fouiller le passé de ses personnages — les jumeaux Hikaru et Kaoru, enfermés dans leur bulle fusionnelle, ou Tamaki, fils illégitime tiraillé entre la France et le Japon. C’est cette bascule, du rire pur vers une émotion plus franche, qui donne à la série son épaisseur.


6. The Ancient Magus Bride (Koré Yamazaki, 2013)

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Chise Hatori, 15 ans, n’a ni famille, ni avenir. Capable de percevoir des créatures invisibles pour le commun des mortels, elle est vendue aux enchères et achetée par Elias Ainsworth, un mage dont le visage est un crâne de bête, et qui fait d’elle à la fois son apprentie et sa future épouse. Ensemble, ils s’installent dans la campagne anglaise, au milieu des fées, des dragons et des esprits anciens.

Le manga s’ancre dans le folklore britannique et gaélique, avec des incursions dans la mythologie japonaise et les légendes judéo-chrétiennes — un entrelacement de traditions qui donne à chaque arc un arrière-plan culturel concret. Chise et Elias sont tous deux inadaptés au monde : elle parce qu’elle a cessé de croire en sa propre valeur, lui parce qu’il ne comprend pas les émotions humaines. Ils apprennent l’un de l’autre : Chise réapprend à tenir à sa propre existence, Elias découvre ce que signifie tenir à quelqu’un d’autre. C’est cette asymétrie qui fait la force de leur duo. La série, toujours en cours (plus de 20 tomes), a été adaptée en anime par le studio Wit Studio en 2017. Elle parlera à celles et ceux qui ont aimé, dans Fruits Basket, l’idée qu’un être abîmé peut retrouver pied grâce à un autre, lui-même incomplet.


7. Sawako (Karuho Shiina, 2005)

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Au lycée, Sawako Kuronuma inspire la peur : ses longs cheveux noirs et son allure spectrale lui valent le surnom de « Sadako », en référence au spectre du film Ring. En réalité, c’est une jeune fille d’une gentillesse presque handicapante, trop timide pour corriger le malentendu. Tout bascule lorsque Kazehaya, le garçon le plus populaire de la classe, se met à la saluer chaque matin, sans gêne et sans arrière-pensée — un geste simple qui fissure des années d’isolement.

Sur 30 tomes, le récit prend son temps. C’est un slow burn au sens strict : les premières amitiés de Sawako, sa découverte des sentiments amoureux, chaque étape est racontée avec une minutie qui pourra frustrer les impatient·e·s, mais qui donne un poids réel à chaque pas en avant. Karuho Shiina excelle à rendre compte de ce que coûte le simple fait de prendre la parole quand on a passé des années à se taire. Adapté en anime par le studio Production I.G et en série live-action sur Netflix, Sawako retrouve le même terrain que Fruits Basket : celui d’une adolescente qui sort de sa coquille parce que quelqu’un a pris la peine de la voir telle qu’elle est.


8. Skip Beat! (Yoshiki Nakamura, 2002)

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Kyōko Mogami a tout sacrifié pour soutenir son ami d’enfance Shōtarō Fuwa dans sa carrière de chanteur : elle a quitté sa ville, enchaîné les petits boulots et assuré l’intendance de leur quotidien à Tokyo. Le jour où elle surprend une conversation dans laquelle il la traite de domestique corvéable, sa dévotion vole en éclats. Sa décision est immédiate : entrer dans le show-business pour le surpasser et obtenir réparation.

Ce postulat — une héroïne propulsée par la colère et non par le rêve — donne à la série une énergie peu commune dans le shōjo. Kyōko, d’abord mue par la rancœur, découvre qu’elle possède un véritable talent d’actrice, et sa vengeance se transforme en vocation. La relation avec Ren Tsuruga, acteur adulé qui devient son mentor, installe une tension romantique qui se construit sur la durée — la série dépasse les 50 tomes au Japon et n’est pas terminée. Yoshiki Nakamura a le sens des personnages à double fond : sous l’humour et les scènes de tournage, les fêlures affleurent, et Kyōko s’impose comme l’une des héroïnes les plus combatives du genre.