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Que lire après « Mashle » de Hajime Kōmoto ?

Que lire après « Mashle » de Hajime Kōmoto ?

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Mashle est un shōnen manga de Hajime Kōmoto, prépublié dans le Weekly Shōnen Jump de janvier 2020 à juillet 2023 et compilé en 18 tomes. On y suit Mash Burnedead, un jeune homme dépourvu de tout pouvoir magique dans un monde où la magie détermine le rang social. Pour protéger sa vie paisible, il intègre la prestigieuse académie Easton avec l’ambition de devenir Élu divin — sans autre arme que sa force physique colossale.

Vous avez terminé les 18 tomes et cherchez une nouvelle lecture ? Voici d’autres mangas qui, chacun à sa manière, reprennent un ou plusieurs des ressorts de Mashle : héros à contre-courant, parodie des codes du shōnen, école de l’étrange, humour physique poussé à l’absurde.


1. Wistoria – Wand and Sword (Fujino Ōmori & Toshi Aoi, 2020)

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Will Selfort rêve d’atteindre le sommet de la Tour des mages pour retrouver Elfaria, son amie d’enfance devenue la plus jeune Magia Vende de l’histoire. Le problème : il est incapable de lancer le moindre sort. Pour compenser, il se forge un style de combat fondé sur l’épée — une voie que personne n’a jamais empruntée dans un monde où seule la baguette compte.

Scénarisé par Fujino Ōmori (l’auteur de DanMachi) et dessiné par Toshi Aoi, le manga s’ancre dans un univers de high fantasy construit autour de l’académie de Regarden et de son donjon. La lame de Will contre les sortilèges de ses adversaires : ce déséquilibre permanent nourrit des combats où chaque victoire se gagne à l’usure, au corps-à-corps, sans filet. La prémisse est proche de Mashle — un héros sans magie face à une élite de mages — mais le ton diffère : moins de parodie, plus de souffle épique, et une vraie histoire d’amitié et de promesse tenue.


2. One-Punch Man (ONE & Yusuke Murata, 2012)

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Saitama est un héros capable de vaincre n’importe quel adversaire d’un seul coup de poing. Ce pouvoir absolu, loin de le combler, le laisse désœuvré : aucun combat ne lui procure plus la moindre émotion. Accompagné de Genos, un cyborg qui s’autoproclame son disciple, il intègre l’Association des Héros — où sa puissance reste paradoxalement ignorée de tous.

Né en 2009 comme webcomic au trait volontairement rudimentaire, le manga est redessiné depuis 2012 par Yusuke Murata, dont les doubles pages d’action comptent parmi les plus impressionnantes du manga contemporain. La mécanique comique est la même que dans Mashle — un protagoniste surpuissant que personne ne prend au sérieux — mais One-Punch Man la pousse dans ses derniers retranchements : que reste-t-il à raconter quand le héros gagne à tous les coups ? Murata et ONE trouvent la réponse dans tout ce qui entoure Saitama — les héros médiocres, les monstres pathétiques, la bureaucratie absurde de l’Association — plutôt que dans Saitama lui-même.


3. Mob Psycho 100 (ONE, 2012)

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ONE a écrit One-Punch Man sur un adulte invincible et blasé. Avec Mob Psycho 100, il reprend la même idée et la transpose à l’adolescence. Shigeo Kageyama, surnommé « Mob », est un collégien doté de pouvoirs psychiques colossaux qu’il s’efforce de réprimer. Il travaille comme assistant pour Reigen Arataka, un faux médium dénué de tout pouvoir, et n’aspire qu’à une vie ordinaire — en particulier séduire sa camarade Tsubomi. Mais ses émotions, une fois à leur comble, déclenchent des explosions de puissance incontrôlables.

Là où One-Punch Man joue tout sur le rire, Mob Psycho 100 renverse le schéma : le pouvoir démesuré est un fardeau, pas un gag. Derrière les affrontements contre des esprits et des organisations d’espers, la série raconte un adolescent qui cherche à prouver sa valeur autrement que par la force — un thème que Mashle traite par la comédie et que ONE aborde ici avec davantage de gravité. La relation entre Mob et Reigen, bâtie sur un mensonge affectueux, est le vrai cœur de la série — et la raison pour laquelle sa conclusion frappe aussi fort.


4. Black Clover (Yūki Tabata, 2015)

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Dans le royaume de Clover, la magie régit tout : le rang social, le pouvoir politique, la vie quotidienne. Asta, orphelin du village de Hage, naît dépourvu de mana — une anomalie quand chaque habitant du royaume reçoit un grimoire à ses quinze ans. Là où son rival et frère adoptif Yuno hérite d’un grimoire légendaire au trèfle à quatre feuilles, Asta obtient un mystérieux grimoire au trèfle à cinq feuilles, source d’une épée capable d’annuler toute magie.

Recruté par la compagnie du Taureau Noir, la plus mal réputée des neuf compagnies de chevaliers-mages, il se lance dans la course au titre d’Empereur-Mage. De toutes les séries de cette liste, Black Clover est celle qui partage le plus d’ADN avec Mashle : même point de départ (un héros sans magie dans un monde de mages), même compensation par la force physique et l’obstination. La différence tient à l’échelle — Tabata construit un univers aux ramifications politiques et militaires que Mashle n’a jamais cherché à atteindre.


5. Iruma à l’école des démons (Osamu Nishi, 2017)

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Iruma Suzuki, quatorze ans, est vendu par ses parents irresponsables au démon Sullivan, qui l’adopte comme petit-fils et l’inscrit à Babyls, sa prestigieuse école de démons. Seul humain parmi des démons qui rêvent d’en dévorer un, Iruma doit dissimuler sa nature et se frayer un chemin dans la hiérarchie démoniaque — du rang Aleph, le plus bas, jusqu’au sommet.

Flanqué de ses amis Alice Asmodeus et Clara Valac, il survit aux épreuves de Babyls grâce à sa gentillesse et à un instinct d’esquive forgé par des années de maltraitance parentale. Comme Mashle, la série repose sur le fossé entre un héros inadapté et un environnement hostile — mais Osamu Nishi y insuffle une chaleur qui lui est propre. L’école n’est pas qu’un décor : c’est le lieu où Iruma apprend, littéralement, ce qu’est une famille. Un shōnen drôle et, par endroits, d’une tendresse désarmante.


6. Sakamoto Days (Yūto Suzuki, 2020)

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Tarō Sakamoto fut le tueur à gages le plus redouté du Japon. Puis il est tombé amoureux, s’est marié, a eu une fille — et a pris beaucoup de poids. Il tient désormais une petite supérette de quartier et coule des jours paisibles. Mais quand son passé ressurgit sous les traits de Shin, un jeune assassin télépathe, la retraite de Sakamoto vole en éclats. Malgré son physique transformé, ses réflexes et sa puissance restent intacts.

Là où Mashle tire son comique du contraste entre muscles et magie, Sakamoto Days l’obtient par le choc entre la banalité du quotidien — une supérette, un caddie, des conserves — et la violence chorégraphiée de combats où tout objet devient une arme. Yūto Suzuki a un vrai sens du découpage cinématographique : ses planches d’action se lisent comme des scènes de John Woo passées au filtre de la comédie. Si l’humour physique de Mashle vous a plu, Sakamoto Days en est le prolongement le plus jubilatoire.


7. Beelzebub (Ryūhei Tamura, 2009)

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Tatsumi Oga est la terreur du lycée Ishiyama, un établissement peuplé exclusivement de voyous. Un jour, il recueille un nourrisson aux cheveux verts : Kaiser de Emperana Beelzebub IV, fils du Roi des Démons, envoyé sur Terre pour détruire l’humanité. Accompagné d’Hildegarde, la servante démoniaque du bébé, Oga découvre qu’il ne peut se séparer de l’enfant sans mourir — et passe le reste de la série à tenter de le refiler à quelqu’un de plus fort que lui.

C’est cette idée — un voyou avec un bébé sur l’épaule — qui fait tout tenir. Ryūhei Tamura en tire un comique de répétition efficace sans jamais l’épuiser, parce qu’il ne cesse d’empiler les situations grotesques : bagarres de lycéens amplifiées par des pouvoirs démoniaques, rivalités de cour de récré à l’échelle surnaturelle. Moins sophistiqué que Mashle dans sa construction, Beelzebub le surpasse en énergie brute et en sens du gag pur.


8. Undead Unluck (Yoshifumi Tozuka, 2020)

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Fûko Izumo porte malheur à quiconque touche sa peau : sa capacité de Négatrice, « Unluck », a tué ses propres parents. Décidée à en finir, elle croise la route d’Andy, un immortel qui voit en elle le moyen de mourir enfin. Ensemble, ils attirent l’attention de l’Union, une organisation secrète de Négateurs — des individus capables d’annuler une loi fondamentale de l’univers.

Publié dans le Weekly Shōnen Jump de 2020 à 2025 et compilé en 27 tomes, Undead Unluck est sans doute la série la plus ambitieuse de cette liste. Chaque Négateur incarne la négation d’un concept (la mort, la chance, la vérité, le mouvement…), ce qui oblige Yoshifumi Tozuka à réinventer les règles du combat à chaque arc. Le résultat est imprévisible, souvent brillant, parfois vertigineux. Si Mashle vous a plu par sa façon de dynamiter les codes du shōnen sans même s’en rendre compte, Undead Unluck fait de même — mais en toute conscience, et à une échelle cosmique.