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Que lire après « Baki the Grappler » de Keisuke Itagaki ?

Que lire après « Baki the Grappler » de Keisuke Itagaki ?

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Baki the Grappler est un shōnen manga créé par Keisuke Itagaki, prépublié dans le Weekly Shōnen Champion entre 1991 et 1999 et compilé en 42 volumes. Il met en scène Baki Hanma, un jeune prodige des arts martiaux obsédé par un seul objectif : surpasser son père, Yūjirō Hanma, considéré comme l’homme le plus puissant du monde. Tournois clandestins, corps hypertrophiés et affrontements sans règles : le manga a installé dans le paysage du shōnen une violence graphique et une extravagance martiale qui n’avaient alors aucun équivalent.

Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques pistes.


1. New Grappler Baki (Keisuke Itagaki, 1999)

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Suite directe de Baki the Grappler, cette deuxième série en 31 volumes pose un postulat immédiatement saisissant. Cinq condamnés à mort, évadés simultanément de prisons de haute sécurité à travers le monde, convergent vers Tokyo avec un seul objectif : connaître la défaite. Des hommes qui n’ont jamais perdu, et qui sont prêts à tout pour éprouver cette sensation.

Face à eux, Baki — fraîchement vainqueur du tournoi souterrain — découvre des adversaires d’un autre calibre que les combattants du premier arc : chacun maître d’une discipline distincte, chacun doté d’une constitution hors norme. Itagaki accentue encore le caractère organique de son dessin : les corps se tordent, se déforment, se disloquent sous l’impact des coups. Les arcs « Prisonniers » et « Défi chinois » poussent la violence et l’inventivité de la franchise à un palier inédit.


2. Hanma Baki (Keisuke Itagaki, 2005)

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Troisième volet de la saga, publié en 37 volumes entre 2005 et 2012, Hanma Baki (sous-titré Son of Ogre) est celui vers lequel toute la série converge : l’affrontement final entre Baki et son père, Yūjirō. Le fils a suffisamment grandi, suffisamment souffert, et il est enfin prêt à défier l’Ogre.

Avant ce duel, le récit introduit Pickle, un homme préhistorique conservé dans la glace et ramené à la vie, dont la puissance repose non pas sur la technique mais sur des millions d’années de sélection naturelle. Itagaki assume pleinement l’absurdité de son univers : les lois de la physique n’ont plus cours, et seule compte la logique interne du récit. C’est cette liberté totale, paradoxalement, qui donne son poids au dénouement père-fils — le noyau émotionnel de la franchise depuis ses débuts.


3. Kengan Ashura (Yabako Sandrovich & Daromeon, 2012)

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Depuis l’ère Edo, les litiges entre grandes entreprises japonaises se règlent par des combats à mains nues. Chaque société mandate un champion, et le vainqueur tranche le différend. C’est sur cette prémisse que repose Kengan Ashura, publié en 27 volumes dans le magazine en ligne Ura Sunday.

Tokita Ōhma, surnommé « Ashura », entre dans ce système en tant que combattant du groupe Nogi. À ses côtés, Kazuo Yamashita — employé de bureau cinquantenaire, craintif et parfaitement ordinaire — se retrouve propulsé manager malgré lui. Le contraste entre la sauvagerie des affrontements et les réactions horrifiées de Kazuo, dont le visage se déforme à chaque coup reçu par Ōhma, injecte un humour constant sans jamais casser la tension. Le grand tournoi d’extermination Kengan occupe l’essentiel du récit et oppose des combattants aux profils disparates : lutteurs, tueurs à gages, maîtres d’aïkido, boxeurs thaï.


4. Tough (Tetsuya Saruwatari, 1993)

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En 42 volumes dans le Young Jump de Shūeisha, Tough (initialement titré Kōkō Tekken-den Tough) suit Kiichi Miyazawa, un lycéen héritier du Nadashinkage-ryū, un art martial familial fondé à la fin de l’ère Meiji. Son père, Seiko, l’entraîne avec rigueur pour faire de lui le prochain gardien de cette technique.

Saruwatari, lui-même passionné d’arts martiaux — il assiste à plusieurs combats par mois pour nourrir son dessin —, ancre ses scènes dans un socle technique crédible : prises, frappes, immobilisations sont représentées avec un souci de justesse qui donne aux premiers volumes un ton quasi documentaire. La série dérive ensuite vers des enjeux plus spectaculaires, sans perdre cette assise. La franchise s’est prolongée avec Free Fight (39 volumes), où Kiichi, devenu adulte, plonge dans le circuit des combats illégaux pour financer les soins de son père, grièvement blessé.


5. Garōden (Baku Yumemakura & Jirō Taniguchi, 1989)

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Ce one-shot de près de 300 pages, publié sous le label Sakka de Casterman en France, est l’adaptation par Jirō Taniguchi du premier roman de la série Garōden de Baku Yumemakura. Au centre du récit : Bunshichi Tanba, un karatéka qui n’a connu qu’une seule défaite — face à Toshi Kajiwara, un jeune catcheur inconnu devenu depuis une star internationale.

Hanté par cet échec, Tanba consacre des années à forger une technique hybride, entre percussions et immobilisations, dans l’unique but d’obtenir sa revanche. Taniguchi, habituellement associé à des récits intimistes (Quartier lointain, Le Journal de mon père), se retrouve ici sur un terrain inattendu. Son trait, d’une netteté et d’une rigueur anatomique rares, découpe les mouvements avec une précision presque chirurgicale : on suit l’enchaînement des prises, la rotation des hanches, le point d’impact de chaque frappe. Un volume unique et condensé, à l’opposé des sagas fleuves du domaine.


6. Ippo – La rage de vaincre (George Morikawa, 1989)

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Toujours en cours après plus de 145 volumes dans le Weekly Shōnen Magazine, Hajime no Ippo — titré Ippo en France — est l’un des mangas de sport les plus longs et les plus vendus de l’histoire, avec plus de 100 millions d’exemplaires écoulés depuis 1989. Il met en scène Ippo Makunouchi, un lycéen timide, harcelé par ses camarades, qui découvre la boxe anglaise après avoir été secouru par Mamoru Takamura, un boxeur professionnel.

Morikawa, lui-même propriétaire d’une salle de boxe au Japon (le JB Sports Gym), sait rendre compte du détail technique d’un round — placement des pieds, jeu de distance, timing des contres. Les combats sont découpés avec un sens du rythme qui donne à chaque échange de coups un impact presque physique. Mais Ippo ne se limite pas au ring : les parcours de Takamura, Sendo ou Mashiba — rivaux, alliés, figures tragiques pour certains — portent le récit sur des terrains où la boxe n’est plus qu’un prétexte.


7. Riku-do – La rage aux poings (Toshimitsu Matsubara, 2014)

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Publié en 23 volumes dans le Weekly Young Jump, ce seinen évolue dans un registre bien plus sombre que les mangas de boxe habituels. Riku Azami grandit dans un environnement de violence domestique, de drogue et de misère. Battu par son père, il assiste au suicide de ce dernier — puis frappe le cadavre en retour. Sa mère vit avec un dealer brutal, que Riku finit par tuer accidentellement. Placé en foyer, il est orienté vers la boxe par Kyōsuke Tokorozawa, un ancien boxeur devenu yakuza.

Confié à l’entraîneur Shinji Baba, Riku endure sept années de préparation intensive avant de passer professionnel. Le trait de Matsubara joue sur des aplats de noir massifs et un contraste violent entre ombre et lumière, qui restitue aussi bien la dureté des impacts que l’atmosphère poisseuse des ruelles. Là où Ippo mise sur la persévérance lumineuse de son héros, Riku-do ancre la boxe dans une réalité sociale âpre, où le ring est autant un exutoire qu’une voie de survie.


8. Hokuto no Ken (Buronson & Tetsuo Hara, 1983)

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Sérialisé dans le Weekly Shōnen Jump entre 1983 et 1988, écoulé à plus de 100 millions d’exemplaires, Hokuto no Ken se déroule dans un monde post-apocalyptique ravagé par la guerre nucléaire. Kenshirō, héritier du Hokuto Shinken — un art martial qui frappe les points vitaux du corps et le fait exploser de l’intérieur —, erre dans ces terres dévastées pour protéger les faibles et retrouver Yuria, sa bien-aimée.

Le duo Buronson-Hara s’est nourri de Bruce Lee pour le personnage de Kenshirō et de Mad Max pour le décor. Le résultat a posé les fondations du manga d’action moderne : la rivalité fratricide entre Ken et Raoh, les confrontations entre écoles martiales (Hokuto contre Nanto), la dimension tragique des combats — autant d’éléments que l’on retrouve ensuite dans Baki, Jojo’s Bizarre Adventure ou Tough. Hokuto no Ken n’est pas seulement un précurseur ; c’est le socle sur lequel le genre s’est construit.


9. Holyland (Kōji Mori, 2000)

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Publié en 18 volumes dans le Young Animal entre 2000 et 2008, Holyland est la première série de Kōji Mori — ami d’enfance de Kentarō Miura, il supervise aujourd’hui la reprise de Berserk. Yū Kamishiro, lycéen harcelé, a décroché du système scolaire et s’est enfermé dans sa chambre pendant près d’un an. Durant cette réclusion, il apprend seul les bases de la boxe grâce à un manuel, puis se risque de nouveau dans les rues nocturnes de Shimokitazawa.

Là, ses aptitudes au combat lui valent le surnom de « chasseur de gangs ». Mais Holyland ne se réduit pas aux bagarres de rue : c’est le portrait d’un adolescent qui cherche une place — n’importe laquelle — dans un monde qui ne veut pas de lui. Mori traite les arts martiaux avec un souci didactique (les techniques sont expliquées, leurs forces et limites exposées) et refuse le spectaculaire gratuit. Les affrontements laissent des traces réelles sur Yū — blessures, séquelles psychologiques, doutes — et c’est cette accumulation qui donne au récit sa densité.


10. Gamaran (Yōsuke Nakamaru, 2009)

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Shōnen en 22 volumes paru dans le Weekly Shōnen Magazine, Gamaran transporte l’action au milieu de l’ère Edo, dans le fief d’Unabara, surnommé « l’antre des démons ». Le seigneur Washizu Naosata organise une compétition entre écoles d’arts martiaux : chacun de ses 31 fils doit recruter un champion, et le vainqueur du tournoi désignera le prochain héritier du fief.

Gama, 14 ans, représente seul l’école Ōgame face à des adversaires venus de disciplines radicalement différentes — sabre, naginata, arc, taijutsu. Nakamaru tire le meilleur de cette diversité : un duel à la lance n’obéit pas aux mêmes contraintes qu’un affrontement au sabre court, et Gama doit repenser sa stratégie à chaque round. Le cadre féodal renouvelle l’attrait du tournoi martial avec des enjeux de succession dynastique. Une suite, Gamaran : Le Tournoi ultime, a été publiée de 2018 à 2025.