Trouvez facilement votre prochaine lecture
Que lire après « Dandadan » de Yukinobu Tatsu ?

Que lire après « DanDaDan » de Yukinobu Tatsu ?

Cette page contient des liens affiliés vers Amazon et la Fnac. Si vous achetez un livre en passant par l’un de ces liens, nous touchons une petite commission — sans aucun surcoût pour vous. Une façon simple de nous soutenir. En tant que Partenaire Amazon, nous réalisons un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

DanDaDan est un shōnen manga écrit et dessiné par Yukinobu Tatsu, prépublié depuis avril 2021 sur la plateforme Shōnen Jump+ de l’éditeur Shūeisha. On y suit deux lycéens aux convictions opposées : Momo Ayase croit aux fantômes mais pas aux extraterrestres, Ken Takakura est convaincu du contraire. Un pari les pousse à vérifier chacun la croyance de l’autre — et tous deux finissent par avoir raison, ce qui les entraîne dans une spirale de menaces surnaturelles. Avant DanDaDan, Yukinobu Tatsu a été assistant sur Chainsaw Man de Tatsuki Fujimoto et Hell’s Paradise de Yūji Kaku.

Si vous cherchez quoi lire ensuite, voici quelques recommandations qui devraient vous parler.


1. Chainsaw Man (Tatsuki Fujimoto, 2018)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Dans un monde où des démons incarnent les peurs de l’humanité, Denji, un adolescent criblé de dettes, fusionne avec son chien-démon Pochita pour devenir Chainsaw Man, un hybride mi-humain mi-démon. Recruté par la Section de sécurité publique, il troque sa misère contre une vie de chasseur de démons sous les ordres de la manipulatrice Makima.

Denji n’a rien du héros classique : ses ambitions se limitent à manger à sa faim et à avoir une petite amie. Ce décalage entre la trivialité de ses désirs et la brutalité du monde qui l’entoure donne au récit un ton unique, quelque part entre le film d’horreur de série B et la satire sociale. Les victoires n’apportent pas de satisfaction, les liens se forment pour de mauvaises raisons, et les personnages qui semblent protégés par leur importance narrative ne le sont pas. Le manga, lauréat du 66e Prix Shōgakukan, dépasse les 35 millions d’exemplaires en circulation.


2. Jujutsu Kaisen (Gege Akutami, 2018)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Yūji Itadori, lycéen doté d’une force physique hors norme, avale un doigt maudit du redoutable démon Ryōmen Sukuna pour sauver ses camarades. Devenu l’hôte involontaire de cette entité, il intègre l’école d’exorcisme de Tōkyō sous la tutelle du puissant Satoru Gojō, avec pour mission de retrouver et de détruire les fragments restants de Sukuna.

La série repose sur un système de combat fondé sur l’énergie occulte, où chaque affrontement obéit à des règles précises — ce qui force aussi bien les personnages que le lectorat à réfléchir tactiquement. Gege Akutami, qui cite Bleach de Tite Kubo comme influence majeure, brouille volontiers la ligne entre alliés et ennemis : plusieurs antagonistes avancent des motivations cohérentes, les exorcistes opèrent au sein d’une institution aux méthodes discutables, et certaines décisions de Gojō lui-même sont loin d’être irréprochables. La série, conclue en 30 volumes en septembre 2024, a écoulé 100 millions d’exemplaires.


3. Hell’s Paradise (Yūji Kaku, 2018)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

À l’ère Edo, le ninja Gabimaru, surnommé « le Vide », est condamné à mort. Une chance de salut s’offre à lui : se rendre sur l’île surnaturelle de Shinsenkyo pour en rapporter l’élixir d’immortalité au shōgun. Il part accompagné de l’exécutrice Yamada Asaemon Sagiri, et d’autres condamnés, chacun flanqué de son propre bourreau.

L’île se révèle un piège végétal et organique peuplé de créatures issues du taoïsme et de la mythologie chinoise. Yūji Kaku — ancien éditeur chez Shūeisha reconverti en mangaka — construit son récit sur les alliances forcées entre condamnés et bourreaux : face aux dangers de l’île, les intérêts se recoupent, les loyautés changent de camp, et des personnages présentés comme de simples brutes révèlent peu à peu des motivations plus complexes. Hell’s Paradise compte 13 volumes et a été adapté en anime par le studio MAPPA en 2023. À noter : Yukinobu Tatsu, l’auteur de DanDaDan, a été assistant sur cette série.


4. Mob Psycho 100 (ONE, 2012)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Shigeo Kageyama, surnommé « Mob » en raison de son effacement total, est un collégien doté de pouvoirs psychiques colossaux. Pour apprendre à les maîtriser, il travaille comme assistant d’Arataka Reigen, un exorciste autoproclamé et escroc notoire. Mob s’impose un verrouillage émotionnel strict, car chaque débordement de ses sentiments — mesuré par un compteur interne de 0 à 100 — risque de libérer une force dévastatrice.

ONE, également créateur de One-Punch Man, pose ici une question simple mais rarement formulée : à quoi servent des pouvoirs immenses si l’on ne sait pas nouer des relations, gérer sa colère ou tout simplement parler aux autres ? Mob ne veut pas être défini par ses capacités ; il veut être un adolescent ordinaire, et c’est cet effort-là — bien plus que les combats — qui constitue le vrai enjeu de la série. Publiée sur le webzine Ura Sunday de Shōgakukan en 16 volumes et lauréate du 62e Prix Shōgakukan, elle a été adaptée en trois saisons par le studio Bones entre 2016 et 2022.


5. Gintama (Hideaki Sorachi, 2003)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Dans un Japon de la fin de l’ère Edo envahi par des extraterrestres nommés Amanto, les samouraïs ont été désarmés et leur mode de vie aboli. Gintoki Sakata, ancien guerrier devenu touche-à-tout désargenté, dirige le Yorozuya, une agence de petits boulots, aux côtés du jeune Shinpachi et de la guerrière Amanto Kagura.

Gintama est d’abord une comédie parodique sans filtre, saturée de références à la pop culture japonaise, aux autres mangas du Shōnen Jump et à l’actualité. Mais derrière les gags, Sorachi glisse des arcs dramatiques où la guerre, le deuil et la loyauté prennent le dessus sans prévenir — et ces virages fonctionnent précisément parce que le lectorat a appris à connaître les personnages au fil de centaines de chapitres légers. 77 volumes publiés dans le Weekly Shōnen Jump de 2003 à 2019, 367 épisodes d’anime, plusieurs films — et un nouveau film d’animation prévu pour 2026.


6. Dorohedoro (Q Hayashida, 2000)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Caïman, un homme amnésique à tête de reptile, arpente les ruelles crasseuses de Hole — un quartier sinistre où les sorciers viennent pratiquer leur magie sur des cobayes humains — en quête de celui qui l’a transformé. À ses côtés, Nikaido, tenancière d’un restaurant de gyōza et redoutable combattante, l’aide à traquer les mages un par un.

Q Hayashida a travaillé seule, sans assistant·e, sur l’intégralité de cette série de 23 volumes publiée entre 2000 et 2018. Son univers cru, grotesque et saturé d’humour noir a peu d’équivalents dans le manga : on y passe d’une décapitation à un concours de gyōza sans transition, et les personnages que tout désigne comme des antagonistes finissent par devenir ceux qu’on suit avec le plus d’attention. La frontière entre les camps n’est jamais fixe — les loyautés se redistribuent d’un chapitre à l’autre, souvent pour des raisons triviales ou personnelles. L’adaptation en anime par le studio MAPPA, disponible sur Netflix depuis 2020, a fait découvrir la série à un public bien plus large que son lectorat d’origine.


7. Choujin X (Sui Ishida, 2021)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

En 1998, l’apparition de surhumains appelés « choujin » a fragmenté le monde en provinces autonomes. Cinquante ans plus tard, les lycéens Tokio Kurohara et Azuma Higashi voient leur quotidien bouleversé lorsqu’un choujin les attaque. Pour survivre, tous deux s’injectent une substance qui les transforme à leur tour — mais avec des résultats très différents.

Sui Ishida, à qui l’on doit Tokyo Ghoul, reprend la question centrale de cette série — que reste-t-il d’humain chez quelqu’un dont le corps échappe à tout contrôle ? — mais change de registre. Tokio, gauche et plein de doutes, n’a ni la détermination ni la rage de Ken Kaneki ; il avance à tâtons, et le manga avance avec lui. La publication est irrégulière sur la plateforme Tonari no Young Jump depuis mai 2021, la mise en page se permet des expérimentations graphiques, et la narration accorde plus de place à ce que ressentent les personnages qu’à ce qu’ils affrontent.


8. Kaiju No. 8 (Naoya Matsumoto, 2020)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Kafka Hibino a 32 ans et travaille pour une entreprise de nettoyage de cadavres de kaijus — ces monstres gigantesques qui ravagent régulièrement le Japon. Son rêve d’enfance, intégrer les Forces de Défense aux côtés de son amie Mina Ashiro, semble définitivement hors de portée. Jusqu’au jour où une créature parasitaire s’introduit dans son corps et le transforme lui-même en kaiju.

Kafka est un trentenaire fatigué, drôle malgré lui, qui doit dissimuler sa nature de monstre à l’institution militaire qu’il rêve de rejoindre. La série tire beaucoup de cette double vie : les scènes où Kafka tente de passer les tests physiques avec ses collègues plus jeunes sont comiques, mais la menace d’être découvert — et donc éliminé par ses propres alliés — reste permanente. La série, prépubliée sur le Shōnen Jump+ de juillet 2020 à juillet 2025, a connu un lancement record en France avec 250 000 exemplaires du premier tome, et a été adaptée en anime par Production I.G en 2024.


9. Fire Punch (Tatsuki Fujimoto, 2016)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Dans un monde plongé dans une ère glaciaire par une sorcière, Agni et sa sœur Luna survivent grâce à leur pouvoir de régénération. Lorsqu’un soldat doté du pouvoir du feu éternel massacre leur village et consume Agni de flammes inextinguibles, celui-ci entame une quête de vengeance qui le transformera en figure quasi mythologique.

Première série de Tatsuki Fujimoto, publiée en 8 volumes sur le Shōnen Jump+ entre 2016 et 2018. Le récit change de genre d’un arc à l’autre — dystopie, drame existentiel, satire sur le cinéma et la fabrication des idoles — et désamorce systématiquement les attentes : chaque fois que l’histoire semble s’installer dans une direction reconnaissable, un retournement la fait dérailler. Cette radicalité doit beaucoup au Shōnen Jump+, plateforme numérique aux contraintes éditoriales bien moins strictes que celles du Weekly Shōnen Jump papier. Lire Fire Punch après Chainsaw Man, c’est voir les obsessions de Fujimoto — le corps comme combustible, le spectacle comme piège — prendre forme pour la première fois.


10. Undead Unluck (Yoshifumi Tozuka, 2020)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Fūko Izumo porte en elle la capacité « Unluck » : quiconque touche sa peau est frappé par la malchance, souvent mortelle. Après dix ans d’isolement, elle croise la route d’Andy, un immortel (« Undead ») qui cherche à mourir et voit en elle le moyen d’y parvenir. Leur rencontre les entraîne dans les affaires de l’Union, une organisation secrète de « Négateurs » — des individus capables d’annuler une loi fondamentale du monde.

Le système de pouvoirs fondé sur la négation (Unluck, Undead, Untruth, Unmove…) transforme chaque combat en casse-tête logique : comment vaincre quelqu’un qui annule la gravité, le langage ou la mort elle-même ? Tozuka exploite cette mécanique avec une rigueur qui rappelle les meilleurs arcs de Hunter × Hunter. Mais là où d’autres séries à « power system » se contentent de la mécanique, Undead Unluck y greffe un propos : Fūko a passé sa vie à éviter tout contact humain, et c’est justement le contact — avec Andy, puis avec les autres Négateurs — qui finit par donner un sens à sa malédiction. 27 volumes publiés dans le Weekly Shōnen Jump de janvier 2020 à janvier 2025.