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Que lire après « Rent-a-Girlfriend » de Reiji Miyajima ?

Que lire après « Rent-a-Girlfriend » de Reiji Miyajima ?

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Rent-a-Girlfriend (Kanojo, Okarishimasu) est un manga du genre comédie romantique écrit et dessiné par Reiji Miyajima, prépublié dans le Weekly Shōnen Magazine de Kōdansha depuis juillet 2017. On y suit Kazuya Kinoshita, un étudiant à l’université qui, après une rupture douloureuse, fait appel à un service de location de petite amie et rencontre Chizuru Mizuhara. Ce qui devait rester une relation de façade se complique lorsque d’autres jeunes femmes entrent dans la vie de Kazuya — et que les sentiments feints commencent à ne plus l’être tout à fait.

Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques recommandations.


1. Nisekoi (Naoshi Komi, 2011)

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Raku Ichijō, fils d’un chef de clan yakuza, et Chitoge Kirisaki, héritière d’un gang rival, sont forcés de feindre une relation amoureuse pour empêcher une guerre entre leurs familles. Le problème : ils se détestent. À ce point de départ efficace et absurde s’ajoute un mystère : Raku conserve un cadenas dont une promesse d’enfance lui assure que la fille qui en possède la clé est celle qu’il doit épouser.

Sur 25 tomes au Weekly Shōnen Jump, Naoshi Komi déploie un harem scolaire où la question de l’identité de la promise — Chitoge, la douce Kosaki, ou une autre prétendante — reste le fil conducteur. Le faux couple contraint de jouer la comédie constitue le parallèle le plus direct avec Rent-a-Girlfriend, et les quiproquos qui en découlent maintiennent un rythme comique soutenu. Plus de dix millions d’exemplaires écoulés — un succès qui doit beaucoup aux personnages féminins, chacune pourvue de sa propre clé (au sens propre comme au figuré).


2. Girlfriend, Girlfriend (Hiroyuki, 2020)

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Naoya Mukai sort enfin avec Saki, son amie d’enfance, après des années de déclarations infructueuses. Mais lorsque la très dévouée Nagisa se confesse à lui, il refuse de choisir et demande — avec un aplomb déconcertant — l’autorisation de sortir avec les deux filles en même temps. Cette prémisse, qui pourrait sembler bancale, fonctionne grâce à un ton résolument burlesque qui ne cherche jamais à se justifier.

Hiroyuki, dont Aho Girl reposait déjà sur le même principe d’escalade comique, pousse ici la logique encore plus loin : chaque chapitre ajoute un cran d’absurde, sans que le moindre arc dramatique ne vienne freiner la mécanique. Contrairement à Rent-a-Girlfriend, on ne trouvera ici ni tourments intérieurs ni hésitations prolongées. Publiée dans le Weekly Shōnen Magazine de 2020 à 2023 (16 tomes), la série est une farce sentimentale où la sincérité brutale des personnages — Naoya dit tout haut ce que les protagonistes de harem taisent habituellement — produit l’essentiel du comique.


3. The Quintessential Quintuplets (Negi Haruba, 2017)

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Fūtarō Uesugi, lycéen brillant mais désargenté, décroche un emploi de tuteur auprès des cinq sœurs Nakano — Ichika, Nino, Miku, Yotsuba et Itsuki —, quintuplées ravissantes et parfaitement allergiques aux études. Le dispositif narratif est posé dès les premières pages : un flash-forward révèle que Fūtarō finira par épouser l’une d’entre elles, sans dévoiler laquelle. Ce mystère de la mariée donne au lecteur·ice une grille de lecture qui transforme chaque interaction en indice potentiel.

Negi Haruba prend soin de ne jamais réduire les sœurs à leur fonction dans le harem. L’aînée nonchalante, la rebelle, la réservée, l’enjouée et la studieuse suivent chacune un arc propre au fil des 14 tomes (prépubliés dans le Weekly Shōnen Magazine de 2017 à 2020, plus de sept millions d’exemplaires au Japon). Le principal atout de la série : l’identité de la mariée reste plausiblement attribuable à chacune des cinq sœurs jusqu’aux derniers chapitres — un équilibre difficile à maintenir, et que Negi Haruba tient de bout en bout.


4. Love X Dilemma (Kei Sasuga, 2014)

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Natsuo Fujii, lycéen, est secrètement épris de Hina, sa professeure d’anglais. Lors d’une soirée, il couche avec Rui, une jeune fille taciturne rencontrée par hasard. Lorsque son père se remarie, Natsuo découvre que ses deux nouvelles demi-sœurs ne sont autres que Hina et Rui. Ce triangle amoureux sous un même toit, où liens familiaux et désir coexistent sans jamais se résoudre, installe un malaise que la série ne cherche pas à dissiper.

Kei Sasuga avait déjà traité la romance lycéenne dans GE: Good Ending, mais sur un mode plus conventionnel. Ici, la sexualité, les rapports de pouvoir et les dégâts collatéraux des choix sentimentaux occupent le premier plan. Sur 28 tomes au Weekly Shōnen Magazine (2014–2020), le registre reste bien plus sombre que celui de Rent-a-Girlfriend : les erreurs des personnages ne se résolvent pas par un quiproquo comique — elles laissent des traces.


5. We Never Learn (Taishi Tsutsui, 2017)

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Nariyuki Yuiga, élève modèle issu d’un foyer modeste, accepte de donner des cours particuliers à deux génies de son lycée — Fumino, prodige en lettres, et Rizu, prodige en sciences — qui souhaitent pourtant étudier dans la discipline où elles échouent. Très vite, d’autres élèves en difficulté rejoignent le groupe, et le tutorat vire à la comédie de harem scolaire.

Le manga, publié dans le Weekly Shōnen Jump de 2017 à 2020 (21 tomes), partage avec The Quintessential Quintuplets sa structure à héroïnes multiples. Sa particularité : les derniers volumes proposent des routes alternatives — une fin dédiée à chaque héroïne, à la manière d’un visual novel. Ce choix, inhabituel pour un manga sérialisé, a divisé le lectorat : certain·es y ont vu une concession, d’autres une façon élégante de ne sacrifier aucune des intrigues amoureuses patiemment construites.


6. A Couple of Cuckoos (Miki Yoshikawa, 2020)

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Nagi Umino, lycéen studieux, apprend à seize ans qu’il a été échangé à la naissance avec une autre enfant. Pour maintenir l’unité de leurs deux familles, ses parents biologiques et adoptifs décident de fiancer Nagi à Erika Amano, la fille qui a grandi à sa place — une adolescente extravertie, star des réseaux sociaux. Mais Nagi est amoureux de Hiro Segawa, sa rivale académique.

Miki Yoshikawa, à qui l’on doit Yamada-kun and the Seven Witches, reprend ici la mécanique du couple imposé par les circonstances, un ressort central de Rent-a-Girlfriend et de Nisekoi. Ce qui donne à A Couple of Cuckoos sa couleur propre, c’est le fossé social entre Nagi, fils de restaurateurs modestes, et Erika, héritière d’un empire hôtelier — un décalage de classe que la série traite avec plus de soin qu’on ne l’attendrait. En cours de publication dans le Weekly Shōnen Magazine depuis janvier 2020, la série empile toutefois les prétendantes avec une cadence soutenue, au risque de diluer sa prémisse après une vingtaine de tomes.


7. Tonikaku Kawaii (Kenjirō Hata, 2018)

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Nasa Yuzaki, adolescent surdoué, tombe éperdument amoureux de Tsukasa, une jeune femme énigmatique qui le sauve d’un accident de la circulation. Lorsqu’il la retrouve le jour de ses dix-huit ans, elle accepte de sortir avec lui — à condition qu’ils se marient d’abord. La série débute donc là où la plupart des comédies romantiques s’achèvent : après le mariage.

Là où Rent-a-Girlfriend étire la phase de séduction sur des centaines de chapitres, Tonikaku Kawaii s’intéresse au quotidien d’un jeune couple qui apprend à se connaître après s’être engagé. L’humour, tendre et domestique, rappelle celui de Hayate the Combat Butler, le précédent manga de Kenjirō Hata. Mais la série ménage aussi une dimension plus étrange : Tsukasa semble liée à la légende de la Princesse Kaguya, et les indices disséminés au fil des chapitres entretiennent un doute sur sa véritable nature. Plus de 5,5 millions d’exemplaires en circulation depuis le lancement dans le Weekly Shōnen Sunday en février 2018.


8. Goddesses Cafe Terrace (Kōji Seo, 2021)

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Hayato Kasukabe, fraîchement admis à l’université de Tokyo, retourne dans la ville côtière de Miura après le décès de sa grand-mère, avec l’intention de fermer le café familial délabré. Il y découvre cinq jeunes femmes qui y travaillaient sous la protection de la défunte et qui refusent de partir. Hayato finit par accepter de relancer l’établissement — et la cohabitation forcée fait le reste.

Kōji Seo est un vétéran du genre : Suzuka, A Town Where You Live, Fuuka… On retrouve ici ses marques de fabrique — le fan service généreux, les triangles amoureux à tiroirs et les déclarations au pied du mur. La série, publiée dans le Weekly Shōnen Magazine de 2021 à 2025 (22 tomes), applique une recette éprouvée, mais la transpose dans un cadre balnéaire où le projet commun de sauver le café fournit un moteur narratif plus concret que la simple cohabitation.


9. Scum’s Wish (Mengo Yokoyari, 2012)

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Hanabi et Mugi forment en apparence le couple parfait de leur lycée. En réalité, chacun aime quelqu’un d’autre : Hanabi est éprise de son professeur principal, Mugi de son ancienne tutrice. Ils concluent un pacte — se servir l’un de l’autre comme substitut affectif et physique pour combler le vide laissé par leurs amours non réciproques. Pas de quiproquos légers ici : jalousie, manipulation et désir déconnecté de tout sentiment sont le cœur du récit.

Ce seinen de huit tomes, publié dans le Monthly Big Gangan de Square Enix de 2012 à 2017, est le titre le plus âpre de cette sélection. Mengo Yokoyari — que l’on retrouve ensuite au dessin d’Oshi no Ko — ne concède rien à son lecteur·ice : ses personnages se mentent, se blessent et se servent les uns des autres en toute lucidité, sans qu’aucun retournement ne vienne racheter leurs choix. Si Rent-a-Girlfriend pose la question « peut-on tomber amoureux d’une relation fictive ? », Scum’s Wish en formule une bien plus dérangeante : « peut-on se satisfaire d’une relation dont on sait qu’elle est un leurre ? »


10. Masamune-kun’s Revenge (Hazuki Takeoka et Tiv, 2012)

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Enfant, Masamune Makabe a été humilié et affublé du surnom de « Porcelet » par Aki Adagaki, une camarade issue d’une famille fortunée. Huit ans plus tard, métamorphosé en un lycéen séduisant et athlétique, il revient dans le lycée d’Aki avec un plan baptisé « Dead or Love » : la séduire pour mieux la rejeter. Sauf que la vengeance, bien sûr, ne se déroule jamais comme prévu.

Comme dans Rent-a-Girlfriend, la relation repose sur un mensonge initial — location pour l’un, séduction calculée pour l’autre — que les sentiments réels finissent par rattraper et compromettre. La série, publiée dans le Monthly Comic Rex de 2012 à 2018 (11 tomes, adaptée en anime en 2017 et 2023), tire une bonne partie de son intérêt du décalage entre l’assurance affichée par Masamune et la fragilité qu’il dissimule : son plan de vengeance est avant tout une façon de ne jamais affronter le rejet initial qui l’a construit.