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Que lire après Death Note de Tsugumi Ōba et Takeshi Obata ?

Que lire après « Death Note » de Tsugumi Ōba et Takeshi Obata ?

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Death Note est un manga écrit par Tsugumi Ōba et dessiné par Takeshi Obata, prépublié dans le Weekly Shōnen Jump entre 2003 et 2006, puis compilé en 12 tomes. Il met en scène Light Yagami, un lycéen qui découvre un carnet surnaturel capable de tuer quiconque dont le nom y est inscrit. S’ensuit un duel intellectuel entre Light et L, un détective déterminé à l’arrêter.

Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques pistes.


1. Monster (Naoki Urasawa, 1994)

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Dans l’Allemagne de la réunification, le Dr Kenzo Tenma, neurochirurgien japonais en poste à Düsseldorf, sauve la vie d’un jeune garçon au détriment du maire de la ville. Des années plus tard, ce garçon — Johan Liebert — se révèle être un tueur en série d’une intelligence redoutable. Tenma, devenu le principal suspect des meurtres, se lance à la poursuite de Johan pour réparer son erreur.

Urasawa refuse la facilité du face-à-face binaire. Chaque personnage secondaire — l’inspecteur Lunge, la jumelle Anna, l’ancien espion Grimmer — possède son propre arc narratif, et certains chapitres s’attardent loin de Tenma pendant des dizaines de pages sans que la tension ne retombe.

En 18 tomes, la confrontation avec Johan n’aboutit pas à un affrontement spectaculaire mais à une question simple et vertigineuse : peut-on « défaire » le mal qu’on a contribué à créer ? C’est cette lenteur maîtrisée, ce refus de la surenchère, qui rend Monster aussi mémorable que Death Note, et peut-être plus durable.


2. Liar Game (Shinobu Kaitani, 2005)

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Nao Kanzaki, jeune femme d’une naïveté désarmante, reçoit un jour un colis accompagné de cent millions de yens et une invitation au « Liar Game Tournament ». Le principe : voler l’argent de son adversaire ou se retrouver criblé·e de dettes. Désespérée, Nao fait appel à Shin’ichi Akiyama, un escroc surdoué fraîchement sorti de prison.

Chaque épreuve du tournoi repose sur des mécaniques de théorie des jeux, de probabilités et de psychologie. Kaitani prend le temps de poser les règles, laisse le lecteur tenter de trouver la faille, puis dévoile une solution à laquelle personne n’avait pensé, un plaisir comparable à celui des meilleurs tours de passe-passe de Death Note. Le duo formé par Nao et Akiyama fonctionne sur un contraste franc : l’honnêteté têtue face à la ruse froide.

La série compte 19 tomes et bénéficiera d’une adaptation animée par le studio Madhouse en 2026, reconnaissance tardive mais méritée pour l’un des mangas de stratégie les plus inventifs de sa génération.


3. Platinum End (Tsugumi Ōba et Takeshi Obata, 2015)

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Issue du même duo créatif que Death Note, cette série suit Mirai Kakehashi, un adolescent au bord du suicide, sauvé par l’ange Nasse. Celle-ci lui apprend que Dieu prend sa retraite et que treize candidats, chacun épaulé par un ange, devront s’affronter pour lui succéder. Mirai reçoit des pouvoirs — ailes de vitesse, flèches d’amour et flèches mortelles — mais refuse de tuer.

Platinum End interroge la légitimité du pouvoir divin et le prix de la bonté dans un monde où la violence semble être la voie la plus efficace. Le récit pâtit d’un rythme inégal sur ses 14 tomes : les premiers posent des dilemmes moraux forts, mais la seconde moitié s’enlise dans des débats philosophiques qui freinent l’action. Les dessins d’Obata, eux, restent superbes, et les anges en particulier sont d’une élégance que peu de mangakas pourraient égaler.

Une lecture recommandée à condition de ne pas en attendre un second Death Note, mais plutôt son pendant mélancolique.


4. The Promised Neverland (Kaiu Shirai et Posuka Demizu, 2016)

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À Grace Field House, Emma, Norman et Ray coulent des jours heureux sous la tutelle de leur « Maman ». Mais cette vie idyllique vole en éclats lorsque les enfants découvrent la vérité : leur orphelinat est en réalité une ferme d’élevage, et ils sont destinés à servir de nourriture à des démons. Il leur faut alors organiser une évasion collective et déjouer la vigilance de leur geôlière.

Le premier arc — celui de l’évasion — est un modèle de thriller stratégique en huis clos. Chaque chapitre restreint l’espace de manœuvre des protagonistes, qui doivent anticiper les réactions de « Maman » avec deux ou trois coups d’avance — le même plaisir d’échecs mental que dans Death Note, transposé dans un corps d’enfant. Une fois à l’extérieur, la série change de nature : l’univers s’élargit, les enjeux se multiplient, mais la tension de cette première partie ne se retrouve jamais tout à fait.

Couronnée par le Shōgakukan Manga Award et le Japan Expo Award, la série compte 20 tomes.


5. 20th Century Boys (Naoki Urasawa, 1999)

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En 1969, Kenji et ses amis d’enfance imaginent un scénario de fin du monde dans leur base secrète. Trente ans plus tard, une secte menée par un mystérieux « Ami » met en œuvre ces mêmes prédictions, et Kenji — devenu simple vendeur en supérette — doit rassembler ses anciens compagnons pour empêcher la catastrophe.

Urasawa construit ici une fresque conspirationniste de 24 tomes (y compris 21st Century Boys) dont la force tient à un paradoxe : les fantasmes les plus absurdes d’une bande de gamins des années soixante deviennent, dans le monde adulte, une menace mortelle. L’identité de « l’Ami » est l’un des mystères les plus discutés du manga — et la réponse, lorsqu’elle arrive, divise encore les lecteurs.

Récompensée par le Prix Kōdansha et le Prix Shōgakukan, adaptée en une trilogie de films live, la série partage avec Death Note une obsession pour les plans à long terme et les faux-semblants, mais à une échelle bien plus vaste : là où Death Note couvre quelques mois, 20th Century Boys embrasse trois décennies.


6. Erased (Kei Sanbe, 2012)

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Satoru Fujinuma, mangaka de 29 ans dont la carrière stagne, possède un pouvoir involontaire : la « Rediffusion », qui le renvoie quelques minutes avant un accident mortel pour lui permettre de l’empêcher. Lorsque sa mère est assassinée, ce pouvoir l’expédie 18 ans en arrière, dans le corps de l’écolier qu’il était en 1988, juste avant l’enlèvement et le meurtre d’une de ses camarades de classe.

Erased ne dure que 9 tomes, et cette concision est l’une de ses vertus : pas de remplissage, pas d’arc superflu. L’équilibre entre enquête criminelle et récit d’enfance tient grâce à l’asymétrie de la situation — Satoru, piégé dans son corps de onze ans, doit résoudre un crime avec un cerveau d’adulte et les moyens d’un enfant, ce qui produit des scènes à la fois tendres et glaçantes.

L’identité du tueur se précise au fil des chapitres avec une cohérence qui récompense la relecture, et le dénouement, s’il a divisé les lecteurs, clôt l’arc émotionnel de Satoru sans facilité. Adaptée en anime par A-1 Pictures, en film live et en drama Netflix.


7. Moriarty the Patriot (Ryōsuke Takeuchi et Hikaru Miyoshi, 2016)

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Dans l’Angleterre victorienne, William James Moriarty — futur ennemi juré de Sherlock Holmes — n’est pas un simple génie du crime. Orphelin adopté par une famille aristocratique, il a grandi dans le mépris des inégalités de classe et s’est donné pour mission de renverser un système social injuste, quitte à recourir au meurtre pour faire tomber les nobles corrompus.

La parenté avec Death Note est immédiate : comme Light Yagami, Moriarty tue au nom d’une cause qu’il juge supérieure, avec une intelligence stratégique qui force l’admiration avant de susciter le malaise. Mais là où Light disposait d’un pouvoir surnaturel, Moriarty opère à mains nues, dans un monde concret, ce qui rend ses actes plus troublants encore. La confrontation avec Sherlock Holmes, lorsqu’elle arrive enfin, repose sur un respect mutuel qui brouille les rôles : on ne sait plus vraiment qui est le héros et qui est le vilain.

Prépubliée dans le Jump Square depuis 2016, la série compte 21 tomes à ce jour.


8. Gambling School (Homura Kawamoto et Tōru Naomura, 2014)

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À l’académie privée Hyakkaō, la hiérarchie entre élèves ne se fonde ni sur les notes ni sur le sport, mais sur le jeu d’argent. Les perdants deviennent les « animaux de compagnie » des vainqueurs. L’arrivée de Yumeko Jabami, étudiante transférée aux manières polies et au regard fiévreux, va bouleverser cet ordre établi : cette joueuse compulsive ne vit que pour le frisson du pari.

Ce qui sépare Gambling School des autres mangas de stratégie, c’est son héroïne. Contrairement à Light ou à Akiyama, Yumeko ne cherche ni le pouvoir ni la justice — elle veut ressentir le vertige du risque total, et son plaisir est si communicatif qu’il contamine le lecteur. Les jeux, souvent truqués par ses adversaires, donnent lieu à des affrontements où la psychologie compte davantage que le calcul pur.

Le dessin de Naomura excelle dans les expressions faciales déformées par l’extase ou la terreur, un parti pris outrancier et assumé qui a largement contribué au succès de l’adaptation animée par le studio MAPPA. La série compte 20 tomes.


9. Bloody Monday (Ryō Ryumon et Kōji Megumi, 2007)

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Fujimaru Takagi est un lycéen ordinaire en apparence, mais il mène une double vie sous le pseudonyme de « Falcon », hacker de génie. Lorsqu’un espion russe est retrouvé mort au Japon avec une puce mémoire qui renferme la vidéo d’une épidémie virale dévastatrice, l’agence de renseignement Third-I fait appel à Falcon pour décrypter les données et contrer un projet d’attentat bioterroriste dirigé contre Tokyo.

La première saison tient en 11 tomes (suivie de deux suites) et emprunte au registre du techno-thriller à la 24 Heures chrono : courses contre la montre, trahisons en cascade et cyberattaques. Le scénario de Ryō Ryumon (pseudonyme de Shin Kibayashi) accumule les retournements à un rythme qui laisse peu de répit, et c’est à la fois sa force et sa limite. Certains rebondissements forcent la vraisemblance, mais le récit avance avec une telle énergie qu’on pardonne volontiers. Si Death Note est un jeu d’échecs, Bloody Monday est un sprint : moins subtil, mais tout aussi difficile à lâcher.


10. Mirai Nikki (Sakae Esuno, 2006)

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Yukiteru Amano, adolescent solitaire, passe ses journées à consigner ses observations dans le journal intime de son téléphone. Son seul confident est Deus Ex Machina, qu’il croit être un ami imaginaire, jusqu’au jour où ce dieu du temps et de l’espace transforme son téléphone en « journal du futur », capable de prédire les événements à venir. Yukiteru est alors propulsé dans un battle royale entre douze détenteurs de journaux, dont le dernier en vie deviendra le successeur de Deus.

La série ne dure que 12 tomes, mais elle pousse la logique du jeu de survie vers ses conséquences les plus sombres. Le vrai moteur du récit n’est pas Yukiteru, protagoniste volontairement passif, mais Yuno Gasai, son alliée dont la dévotion amoureuse vire à la folie meurtrière.

Yuno est devenue une figure incontournable du manga parce qu’elle incarne une forme d’amour si extrême qu’elle en devient terrifiante — et parce que le récit, au lieu de la réduire à un simple ressort dramatique, finit par lui donner raison d’une manière que personne n’avait vue venir. Les alliances entre détenteurs de journaux ne tiennent jamais plus de quelques chapitres, et la fin éclaire rétrospectivement l’ensemble du récit.


11. Friends Games (Mikoto Yamaguchi et Yūki Satō, 2013)

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Yūichi Katagiri, lycéen convaincu que l’amitié vaut plus que l’argent, voit son quotidien basculer lorsque les fonds du voyage scolaire de sa classe — deux millions de yens — sont volés. Peu après, Yūichi et ses quatre meilleurs amis sont enlevés et réveillés face à une mascotte inquiétante nommée Manabu, qui leur annonce que l’un d’entre eux les a inscrits au « Tomodachi Game » pour rembourser une dette colossale.

Avec 26 tomes au compteur, Friends Games soumet l’amitié à une série d’épreuves conçues pour semer la méfiance et provoquer la trahison. La force du récit tient à Yūichi, dont la personnalité se révèle bien plus retorse que ne le laisse supposer sa façade bienveillante. Là où Light Yagami cachait un dieu derrière un bon élève, Yūichi cache quelque chose de plus ambigu encore — et chaque arc repousse le moment où le lecteur comprendra vraiment qui il est. C’est cette incertitude permanente sur le protagoniste lui-même, plus que les épreuves en tant que telles, qui fait de Friends Games une lecture addictive.