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Que lire après Crime et Châtiment de Fiodor Dostoïevski ?

Que lire après « Crime et Châtiment » de Fiodor Dostoïevski ?

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Crime et Châtiment est un roman de l’écrivain russe Fiodor Dostoïevski, publié en feuilleton dans Le Messager russe tout au long de l’année 1866, puis en édition séparée en 1867 à Saint-Pétersbourg. Considéré comme l’un des romans les plus importants jamais écrits, il raconte l’histoire de Rodion Raskolnikov, ancien étudiant écrasé par la misère dans le Saint-Pétersbourg du XIXe siècle, qui assassine une usurière âgée à coups de hache — convaincu que certains hommes d’exception ont le droit de transgresser la loi morale commune. Le meurtre commis, ce n’est pas la police qui le rattrape en premier, mais sa propre conscience : remords, fièvre, paranoïa, et un juge d’instruction redoutablement fin, Porphyre Petrovitch, qui n’a besoin d’aucune preuve matérielle pour acculer son suspect. L’amour de Sonia, une jeune prostituée qui a gardé intacte sa foi en Dieu et en l’être humain, ouvre finalement à Raskolnikov le chemin de l’aveu, du bagne — et, peut-être, de la rédemption.

Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques pistes dans le même esprit : culpabilité, conscience morale, ambition dévoyée, chute intérieure et — parfois — lueur de rachat.


1. Les Carnets du sous-sol (Fiodor Dostoïevski, 1864)

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Publié deux ans avant Crime et Châtiment, ce court roman est souvent décrit — André Gide y voyait la « clé de voûte » de tout Dostoïevski — comme la matrice des grands livres qui suivront : L’Idiot, Les Démons, Les Frères Karamazov. Le récit prend la forme d’un journal intime tenu par un ancien fonctionnaire de quarante ans, anonyme, aigri, retiré dans son « sous-sol » pétersbourgeois. Dès les premières lignes — « Je suis un homme malade… Je suis un homme méchant » —, le ton est donné : ce narrateur ne cherche ni la sympathie ni le pardon. Il se déteste, mais il jouit de se détester — et il le sait.

La première partie, purement philosophique, est un réquisitoire contre le rationalisme et l’idée que l’être humain agit selon son propre intérêt. L’homme du sous-sol soutient, avec un sarcasme acéré, que l’humain préfère parfois la destruction au bonheur, par pur caprice de sa volonté libre. La seconde partie, narrative, le montre trente ans plus tôt : jeune, déjà rongé par l’orgueil et le mépris de soi, il humilie une prostituée nommée Lisa — seule personne qui lui ait témoigné un geste sincère. C’est Nietzsche, en 1887, qui a découvert Dostoïevski par ce texte, et l’on comprend pourquoi : on y trouve, en germe, la conviction que certains individus se situent au-dessus de la morale ordinaire — la même idée que Raskolnikov poussera, deux ans plus tard, jusqu’au meurtre.


2. Les Frères Karamazov (Fiodor Dostoïevski, 1880)

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Dernier roman de Dostoïevski — et celui qu’il considérait comme son plus abouti —, Les Frères Karamazov paraît en feuilleton dans Le Messager russe de 1879 à 1880. L’intrigue tient du roman policier : Fiodor Pavlovitch Karamazov, un père odieux, débauché et avare, est assassiné. De ses trois fils légitimes — Dmitri l’impulsif, Ivan l’intellectuel, Aliocha le croyant —, tous ont pu le tuer, tous en ont au moins caressé l’idée. Un quatrième fils, illégitime, le domestique Smerdiakov, rôde en coulisses. Le procès de Dmitri, condamné malgré son innocence probable, constitue l’un des sommets du livre.

Mais réduire ce roman à son intrigue criminelle serait passer à côté de l’essentiel. Dostoïevski y affronte la question qui l’a hanté toute sa vie : l’existence de Dieu — et ce qui advient de la morale si Dieu n’existe pas. Le chapitre du « Grand Inquisiteur », où Ivan raconte à Aliocha un conte philosophique dans lequel un cardinal de l’Inquisition reproche à Jésus d’avoir accordé la liberté aux hommes, est devenu un texte fondamental de la pensée occidentale, cité aussi bien par les théologiens que par les athées.

Là où Crime et Châtiment concentrait le drame dans la conscience d’un seul homme, Les Frères Karamazov le répartit entre une famille entière et trois visions du monde irréconciliables. La question n’est plus seulement « un individu a-t-il le droit de tuer au nom d’une idée ? », mais : si Dieu n’existe pas, qu’est-ce qui empêche quiconque de le faire ?


3. Maudit soit Dostoïevski (Atiq Rahimi, 2011)

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Atiq Rahimi, prix Goncourt 2008 pour Syngué sabour. Pierre de patience, a eu l’audace de transposer Crime et Châtiment dans le Kaboul des années de guerre civile. Son héros, Rassoul, ancien étudiant en littérature russe, lève la hache sur une vieille rentière qui exploite sa fiancée Souphia. Mais là où Raskolnikov suivait — bon gré mal gré — la trajectoire prévue par le roman de Dostoïevski, Rassoul déraille immédiatement : il ne tue pas la seconde femme, ne prend ni argent ni bijoux, et perd la voix — au sens propre. Devenu aphone, il erre dans un Kaboul de cendres et de décombres, incapable de confesser son crime à quiconque, et surtout furieux contre Dostoïevski qui lui a « interdit » de suivre le destin de Raskolnikov.

La question que pose le roman est brutale : que signifie un meurtre individuel dans une ville où les attentats font des dizaines de morts chaque jour ? Rassoul cherche désespérément un châtiment, mais personne — ni la police, ni la justice, ni la société — ne s’intéresse à son cas. La culpabilité, qui dévorait Raskolnikov dans le Saint-Pétersbourg de 1866, ne trouve ici aucun interlocuteur. Le roman se transforme en une errance hallucinée, entre cauchemar et réalité. Le silence de Rassoul devient le symptôme d’un pays où la violence ordinaire a rendu tout crime individuel insignifiant — et tout châtiment impossible.


4. La Chute (Albert Camus, 1956)

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Publié chez Gallimard en mai 1956, La Chute est le dernier roman achevé d’Albert Camus — un an avant le prix Nobel, quatre ans avant sa mort. Le livre tient en un long monologue : dans un bar sinistre d’Amsterdam, le Mexico-City, Jean-Baptiste Clamence, ancien avocat parisien brillant et adulé, se confie à un interlocuteur silencieux dont on n’entendra jamais la voix. Clamence raconte comment, un soir, sur un pont de Paris, il a entendu une jeune femme se jeter dans la Seine — et a continué son chemin sans se retourner. Cet instant de lâcheté a fait voler en éclats la haute opinion qu’il avait de lui-même.

Ce qui fait la force corrosive du texte, c’est que Clamence ne cherche pas le pardon : il s’accuse pour mieux accuser les autres. Il se définit comme « juge-pénitent » — un homme qui se flagelle en public afin de gagner le droit de juger l’humanité entière. Le stratagème est imparable : dès lors qu’il confesse sa propre lâcheté, il oblige son interlocuteur à examiner la sienne. On sent derrière Clamence la réponse de Camus à une blessure personnelle : en 1952, la publication de son essai L’Homme révolté, qui condamnait toute forme de violence politique — y compris celle des régimes communistes —, lui avait valu une rupture publique et violente avec Sartre et une bonne partie de l’intelligentsia de gauche. Mais La Chute dépasse largement ce règlement de comptes : le roman pose, avec une ironie glaciale, la question de la culpabilité universelle — nous sommes tous, à un moment ou un autre, passés sur un pont sans nous retourner.


5. Le Procès (Franz Kafka, 1925)

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Roman posthume de Franz Kafka — écrit entre 1914 et 1915, publié en 1925 par son ami Max Brod contre sa volonté expresse —, Le Procès raconte l’histoire de Joseph K., fondé de pouvoir dans une banque, qui est arrêté un matin par deux inspecteurs sans que personne ne lui communique le motif de son inculpation. Il conserve sa liberté de mouvement, mais se retrouve aspiré dans un appareil judiciaire opaque, labyrinthique, dont les tribunaux siègent dans des greniers poussiéreux et les avocats ne servent à rien. Un an plus tard, deux hommes viennent le chercher et l’exécutent dans une carrière. Ses derniers mots résument toute l’horreur tranquille du livre : « Comme un chien. »

L’inversion par rapport à Crime et Châtiment est totale : Raskolnikov sait exactement ce qu’il a fait et pourquoi la justice le traque ; Joseph K. ne connaîtra jamais son crime — et c’est précisément ce qui rend Le Procès si terrifiant. L’appareil judiciaire ne cherche pas la vérité ; il se contente d’exister, de broyer, de maintenir l’accusé dans un état permanent d’incertitude. On a lu dans ce roman une parabole de la bureaucratie moderne, de l’antisémitisme (Kafka était juif à Prague, ville où les tensions ethniques et religieuses étaient vives), de la relation tourmentée de l’auteur avec son père autoritaire, ou de la condition humaine face à un destin incompréhensible. Toutes ces lectures se tiennent, et aucune n’épuise le texte. L’adjectif « kafkaïen », entré dans le langage courant pour désigner toute situation absurde et oppressante dont on ne peut sortir, en dit long sur ce que ce roman a laissé dans la langue et dans les esprits.


6. Résurrection (Léon Tolstoï, 1899)

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Dernier roman achevé de Tolstoï, Résurrection est aussi celui qui se rapproche le plus de Dostoïevski — par son sujet (crime, bagne, rédemption) comme par son atmosphère. Le prince Dmitri Nekhlioudov, militaire en permission dans la région de Nijni Novgorod, mène une vie fastueuse entre réceptions mondaines et mariage princier en perspective. Convoqué comme juré au tribunal, il reconnaît parmi les accusés Katioucha Maslova, son premier amour — une servante qu’il avait séduite et abandonnée dix ans plus tôt, après l’avoir mise enceinte. Tombée dans la prostitution, Maslova est condamnée à quatre ans de travaux forcés en Sibérie à la suite d’une erreur judiciaire.

Le choc de cette rencontre déclenche chez Nekhlioudov un bouleversement moral radical : il décide de racheter sa faute, demande la révision du procès, rend visite à Maslova en prison, lui propose le mariage et s’engage à la suivre au bagne. Tolstoï fait de ce récit de rédemption individuelle le levier d’une critique sans concession du système judiciaire, pénitentiaire et social de l’Empire russe : conditions de détention inhumaines, corruption des juges, misère des paysans écrasés par les propriétaires terriens. Dans Crime et Châtiment, Raskolnikov doit accepter le bagne pour se sauver ; dans Résurrection, c’est le coupable qui accompagne volontairement sa victime au bagne — et c’est tout le système qui se retrouve sur le banc des accusés.


7. Une tragédie américaine (Theodore Dreiser, 1925)

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Publié le 17 décembre 1925, ce pavé de plus de 800 pages est considéré aux États-Unis comme l’un des cent plus grands romans de langue anglaise. Il s’inspire d’un fait divers réel — le meurtre de Grace Brown en 1906 — et Dreiser a donné à son héros, Clyde Griffiths, les mêmes initiales que le véritable accusé, Chester Gillette. Clyde grandit dans une famille d’évangélistes errants dont la mendicité dévote l’humilie. Devenu groom dans un hôtel de luxe, il découvre l’alcool, les femmes, l’argent des autres. Embauché dans l’usine de son oncle fortuné, il séduit Roberte Alden, une ouvrière, mais son regard se tourne vite vers Sondra Finchley, une riche héritière qui lui ouvre les portes de la haute société. Quand Roberte tombe enceinte et menace de révéler leur liaison, Clyde conçoit un plan pour la noyer lors d’une promenade en barque.

Comme Raskolnikov, Clyde est un jeune homme persuadé que la fin justifie les moyens. La différence est dans le mobile : le Russe s’arc-boute sur une théorie philosophique du surhomme ; l’Américain ne s’accroche qu’au rêve de respectabilité sociale. Dreiser montre, avec une patience méthodique, comment le « rêve américain » fabrique ses propres criminels : l’ambition de Clyde n’est pas née de nulle part, elle est le produit d’une société qui promet tout à tous et ne tient rien. Le procès qui occupe le dernier tiers du roman est un miroir cruel de la justice de classe — et la chaise électrique qui attend Clyde ne rachète personne.


8. La Déchéance d’un homme (Osamu Dazai, 1948)

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Deuxième roman le plus vendu de l’histoire du Japon (derrière Kokoro de Natsume Sōseki), La Déchéance d’un homme (人間失格, Ningen Shikkaku — littéralement « disqualifié en tant qu’être humain ») paraît en feuilleton en 1948. Son auteur, Osamu Dazai, se suicidera quelques semaines après la publication du dernier épisode — et beaucoup considèrent ce texte comme son testament. Le récit se présente comme trois cahiers laissés par Ōba Yōzō, un homme né dans une famille riche du nord du Japon, qui a passé sa vie entière à porter un masque de bouffon pour dissimuler son incapacité fondamentale à comprendre les autres êtres humains. Du saké aux femmes, des dettes au marxisme, des tentatives de suicide à la morphine, Yōzō s’enfonce dans une spirale d’autodestruction qui le laisse, à vingt-sept ans, tel un vieillard dans une chaumière perdue.

Le parallèle avec Crime et Châtiment tient moins au crime qu’à la conscience de soi qui devient instrument de torture. Yōzō ne tue personne — sauf lui-même, à petit feu. Mais sa lucidité sur sa propre imposture, sur le fossé entre le visage qu’il montre et le vide qu’il ressent, rappelle l’introspection fiévreuse de Raskolnikov. Dazai, qui a injecté dans ce texte une dose massive d’autobiographie, ne laisse aucun espoir de rédemption : le dernier cahier se ferme sur un homme qui ne connaît plus « ni le bonheur, ni le malheur ». C’est un livre court, nu, sans pathos — et d’une franchise qui ne ménage ni le lecteur·ice ni son auteur.


9. Le Rouge et le Noir (Stendhal, 1830)

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Publié le 13 novembre 1830, sous-titré Chronique du XIXe siècle, Le Rouge et le Noir est le roman de l’ambition sociale contrariée par la naissance. Julien Sorel, fils d’un charpentier de province, est un jeune homme intelligent, beau et orgueilleux, nourri par le Mémorial de Sainte-Hélène — le récit des dernières années de Napoléon en exil, livre culte de toute une génération de jeunes Français. Il rêve de gloire militaire, mais la France de la Restauration (1814-1830), revenue à la monarchie et dominée par le clergé et l’aristocratie, ne laisse aux fils du peuple qu’une seule voie d’ascension : l’Église. Devenu précepteur chez le maire de Verrières, M. de Rênal, il séduit l’épouse de celui-ci, Mme de Rênal — autant par calcul que par élan sincère. Envoyé au séminaire de Besançon, puis à Paris comme secrétaire du marquis de La Mole, il conquiert la fille de ce dernier, Mathilde. Tout semble gagné — titre, fortune, mariage — jusqu’à ce que Mme de Rênal, poussée par son confesseur, envoie au marquis une lettre où elle dénonce Julien comme un séducteur calculateur, un arriviste qui use des femmes pour s’élever. Fou de rage, Julien se rend à Verrières et tire sur elle en pleine église. Condamné à mort, il prononce au tribunal un discours d’une lucidité implacable sur l’injustice de classe.

Raskolnikov et Julien partagent le même profil : un jeune homme pauvre persuadé de valoir mieux que la place que la société lui assigne. Mais là où Raskolnikov frappe à la hache une usurière au nom d’une idée abstraite, Julien frappe au pistolet une femme qu’il aime — au nom de l’orgueil blessé. Stendhal est plus cruel que Dostoïevski sur un point : il refuse à son héros toute rédemption religieuse. En prison, Julien ne trouve pas Dieu ; il trouve seulement l’amour, trop tard, et la sérénité paradoxale de celui qui a cessé de jouer un rôle. Chaque phrase du roman dissèque un calcul, un sentiment, un mouvement d’amour-propre — avec une précision psychologique qui n’a rien perdu de sa justesse deux siècles plus tard.


10. Thérèse Raquin (Émile Zola, 1867)

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En 1867 — un an après la parution en feuilleton de Crime et Châtiment en Russie —, Zola a vingt-sept ans et publie Thérèse Raquin, son premier grand roman. L’histoire est d’une simplicité terrible : Thérèse, fille d’un capitaine français et d’une mère africaine, orpheline élevée par sa tante Mme Raquin dans un cadre étouffant, épouse sans amour son cousin Camille, un homme chétif et maladif. Installés dans une mercerie lugubre du passage du Pont-Neuf à Paris, les époux mènent une existence de mort-vivants. L’arrivée de Laurent, un ancien ami de Camille, déclenche une passion physique violente entre les deux amants — qui décident d’assassiner le mari lors d’une promenade en barque sur la Seine. Camille est noyé ; tout le monde croit à un accident.

Mais le meurtre, loin de libérer Thérèse et Laurent, les enferme dans une spirale de remords, d’hallucinations et de haine mutuelle. Zola, fidèle à sa méthode naturaliste (qui consiste à traiter les personnages comme des organismes soumis à des lois physiologiques, et non comme des âmes dotées d’un libre arbitre moral), ne traite pas la culpabilité comme un phénomène spirituel mais comme un dérèglement du corps : les cauchemars, l’insomnie, la morsure que Camille a laissée au cou de Laurent et qui ne cicatrise jamais, le spectre du noyé que les amants croient voir entre eux chaque nuit. Pas de dialogue avec Dieu ici, pas de question philosophique — c’est la chair qui se venge de ce que l’esprit a décidé. Mme Raquin, paralysée et muette, découvre la vérité et assiste, impuissante, à la destruction des meurtriers. Le double suicide final a la froideur d’un rapport d’autopsie. Là où Dostoïevski situe la culpabilité dans l’âme, Zola la loge dans les nerfs, les muscles et le sang — et le résultat n’est pas moins dévastateur.