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Que lire après Le cercle des 17 de Richard Paul Evans ?

Que lire après « Le cercle des 17 » de Richard Paul Evans ?

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Le cercle des 17 (Michael Vey: The Prisoner of Cell 25 en version originale) est une série de romans de science-fiction pour adolescents écrite par l’auteur américain Richard Paul Evans, dont le premier tome est paru en 2011 aux États-Unis et en 2014 en France chez Pocket Jeunesse (traduction de Christophe Rosson). On y suit Michael Vey, un lycéen de l’Idaho atteint du syndrome de Gilles de la Tourette, qui découvre qu’il est capable de produire des décharges électriques de plusieurs milliers de volts. Avec son meilleur ami Ostin et la pom-pom girl Taylor — elle aussi dotée de pouvoirs liés à l’électricité —, Michael se retrouve traqué par la redoutable société Elgen, dirigée par le Dr Hatch, un scientifique mégalomane qui rêve de bâtir un ordre mondial fondé sur la domination des « enfants électriques ». Pour lui résister, Michael et ses alliés forment l’Électroclan. La série compte sept tomes dans l’arc principal (plus des tomes complémentaires) et s’est hissée à plusieurs reprises en tête des ventes du New York Times.

Si vous êtes à la recherche de lectures dans le même genre, voici des recommandations dans lesquelles des adolescents dotés de capacités hors normes doivent affronter des organisations menaçantes, des complots à grande échelle ou une société qui les considère comme des menaces à éliminer. Tous ces titres s’adressent à une tranche d’âge comparable à celle du Cercle des 17, c’est-à-dire un lectorat adolescent à partir de 12-13 ans environ, selon les éditeurs et les libraires.


1. Lorien Legacies – Tome 1 : Numéro Quatre (Pittacus Lore, 2010)

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Pittacus Lore est le pseudonyme collectif de deux auteurs américains, James Frey et Jobie Hughes. Sous ce nom d’emprunt (qui est aussi celui d’un personnage de la saga), ils ont imaginé John Smith, un adolescent de quinze ans en apparence ordinaire — à un détail près : il vient de la planète Lorien, dévastée par les Mogadoriens, une espèce extraterrestre belliqueuse. Neuf enfants lorics de la caste guerrière (les Gardanes) ont été envoyés sur Terre avant la chute de leur monde. Chacun est accompagné d’un protecteur adulte, un Cêpane, chargé de le guider et de l’aider à maîtriser ses dons surnaturels — appelés les Héritages dans l’univers du livre. Un sortilège ancien empêche les Mogadoriens de tuer les Gardanes autrement que dans l’ordre : Numéro Un est tombé en Malaisie, Numéro Deux en Angleterre, Numéro Trois au Kenya. John est le quatrième sur la liste.

Installé dans la petite ville de Paradise, dans l’Ohio, il tente de mener une vie normale, tombe amoureux de Sarah et se lie d’amitié avec Sam, dont le père semble étrangement lié aux Lorics. Mais les Mogadoriens finissent par retrouver sa trace, et la confrontation devient inévitable. Comme Michael Vey, John est un adolescent contraint de dissimuler des pouvoirs qu’il ne comprend pas encore, et qui doit, en parallèle, composer avec la routine du lycée — cours, amitiés, premiers émois — à ceci près que ses ennemis viennent d’une autre galaxie. Numéro Quatre a été adapté au cinéma en 2011 par D.J. Caruso (avec Alex Pettyfer dans le rôle-titre), et la série Lorien Legacies se déploie sur sept tomes au total.

Tranche d’âge conseillée : à partir de 12-13 ans selon les sources (J’ai Lu indique « à partir de 12 ans » ; la Fnac « dès 13 ans »).


2. La prophétie du Paladin (Mark Frost, 2015)

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Will West, quinze ans, a grandi avec un ensemble de règles de vie très strictes dictées par ses parents : ne fais confiance à personne, les coïncidences n’existent pas, maintiens des résultats scolaires médiocres. Le problème, c’est que Will est tout sauf médiocre. Le jour où il se classe premier d’un examen national, loin devant tous les candidats du pays, l’engrenage se met en marche : des berlines noires le filent, son père lui envoie des messages alarmistes, sa mère a un comportement de plus en plus étrange… puis ses parents disparaissent.

Livré à lui-même, Will intègre un mystérieux Institut réservé aux jeunes talents, où il se découvre des aptitudes physiques et mentales hors du commun — endurance, rapidité, acuité visuelle — et où il se lie d’amitié avec quatre colocataires aux personnalités très contrastées : Ajay, Nick, Elise et Brooke. Mais l’école abrite aussi ses zones d’ombre : un élève a été enlevé, un groupe clandestin de professeurs — les Paladins — semble en lien avec des forces surnaturelles et des créatures qui n’ont rien d’humain (dont un wendigo, figure terrifiante issue des légendes amérindiennes). Will devra comprendre d’où viennent ses propres pouvoirs, ce que veulent les Paladins, et ce qui est réellement arrivé à ses parents.

L’auteur du roman, Mark Frost, est surtout connu pour avoir co-créé la série télévisée Twin Peaks avec David Lynch — un thriller onirique des années 1990 où une petite ville américaine en apparence paisible cache des secrets monstrueux. La prophétie du Paladin fonctionne sur un ressort similaire : tout ce que Will croyait savoir sur sa vie, sa famille et son école se révèle faux, couche après couche, et chaque réponse entraîne deux nouvelles questions. Le roman fait plus de 600 pages, mais on ne les voit pas passer — l’intrigue ne laisse tout simplement pas le temps de souffler. Trois tomes composent la série.

Tranche d’âge conseillée : à partir de 12-13 ans (la Fnac mentionne « dès 13 ans » ; la Librairie Gallimard indique « à partir de 12 ans »).


3. Génération K (Marine Carteron, 2016)

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Changement de décor : on quitte les États-Unis pour une Europe où se croisent un pensionnat huppé en Suisse, les quartiers populaires de Naples et les couloirs d’organisations peu recommandables. Kassandre (dite « Ka »), fille d’un aristocrate hongrois, arbore des cheveux décolorés et des Doc Martens — au grand désespoir de sa famille, qui aimerait la voir jouer les débutantes. Mina, sa sœur de lait (elles ont été élevées et allaitées ensemble), est fille de domestique et sa complice de toujours. Georges, lui, est un jeune homme de vingt ans fraîchement sorti de prison, avec un passé qu’il préfère garder flou. Trois profils que tout sépare, sauf un point commun fondamental : ils portent dans leur ADN le gène K, une mutation héréditaire qui leur confère des pouvoirs aussi redoutables que mal maîtrisés — et qui fait d’eux des génophores, des êtres traqués autant par la mafia que par des scientifiques.

Marine Carteron alterne les chapitres entre les trois protagonistes, chacun avec sa voix, son vocabulaire et son tempérament propres — un dispositif narratif qu’elle avait déjà rodé dans sa précédente trilogie, Les Autodafeurs (une saga sur une société secrète vouée à protéger les livres). La mythologie du récit ancre le mythe du vampire dans la génétique moderne : le gène K n’est pas apparu par hasard, il est lié à une lignée très ancienne, et une entité nommée le Maître — sorte de figure originelle dont les génophores descendent — semble sur le point de revenir. Le premier tome pose les pièces d’un échiquier que les tomes suivants vont renverser avec une certaine jubilation. Élue « meilleur roman jeunesse 2016 » par le magazine Lire et vendue à plus de 50 000 exemplaires, cette trilogie est aussi l’un des rares titres de cette sélection à être une création originale française, avec des décors européens (Suisse, Italie, Europe de l’Est) que l’autrice connaît et restitue avec précision.

Tranche d’âge conseillée : à partir de 12-13 ans (les éditions du Rouergue indiquent « dès 13 ans » ; Ricochet-jeunes mentionne « à partir de 12 ans » ; certains libraires conseillent « 13-14 ans »).


4. Viral (Kathy Reichs et Brendan Reichs, 2010)

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Tory Brennan a quatorze ans, un goût prononcé pour la science et le tempérament casse-cou de sa tante Temperance Brennan — l’anthropologue judiciaire héroïne des romans policiers de Kathy Reichs, également à l’origine de la série télévisée Bones. Après le décès de sa mère, Tory a emménagé avec son père, chercheur en biologie marine, sur Morris Island, un îlot au large de Charleston (Caroline du Sud) qui abrite des laboratoires et une réserve naturelle. Avec ses trois acolytes — Hi, Ben et Shelton —, elle passe son temps libre à vadrouiller sur l’île voisine de Loggerhead Island, où vit en liberté une meute de chiens-loups, dont le jeune Cooper, auquel elle s’est particulièrement attachée.

Quand Cooper disparaît, Tory part à sa recherche et tombe sur une plaque d’identification militaire qui date de la guerre du Vietnam, à côté de restes humains. Les quatre amis décident d’enquêter — et découvrent de très étranges expériences menées dans le laboratoire voisin. Ils y sont accidentellement exposés à un parvovirus canin mutant qui modifie leur ADN et leur confère des capacités nouvelles : sens hyper-développés (odorat, ouïe, vision), réflexes décuplés, instincts de meute. Des pouvoirs spectaculaires, mais qu’ils ne maîtrisent pas du tout — et dont l’existence doit rester secrète. Coécrite par Kathy Reichs et son fils Brendan, la série Viral compte cinq tomes et plaira à ceux et celles qui aiment que leurs intrigues policières reposent sur des bases scientifiques solides (virologie, génétique, anthropologie). Le récit est ancré dans le quotidien d’ados du XXIe siècle — GPS, messageries instantanées, recherches sur Internet —, ce qui lui donne un côté Club des cinq à l’ère du smartphone.

Tranche d’âge conseillée : à partir de 12-13 ans environ. Le roman est classé en jeunesse/young adult par les éditeurs. Certains chroniqueurs recommandent la série « à partir de 15-16 ans » en raison de scènes plus sombres dans les tomes suivants, mais le premier tome reste très accessible dès 12 ans.


5. Les insoumis (Alexandra Bracken, 2012)

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Dans un futur proche, un virus mystérieux a décimé la grande majorité des adolescents américains. Les survivants, loin d’être sauvés pour autant, développent des pouvoirs psychiques incontrôlables : télékinésie, contrôle du feu, manipulation des esprits… Le gouvernement, pris de panique, fait voter des lois d’exception et classe ces jeunes par couleurs selon le degré de menace qu’ils représentent : les Verts et les Bleus sont considérés comme peu dangereux, les Jaunes peuvent manipuler l’électricité, les Rouges contrôlent le feu, et les Oranges ont la capacité de pénétrer dans l’esprit d’autrui et d’en modifier les souvenirs. Tous sont enfermés dans des camps de « réhabilitation » — en réalité, des lieux de détention où les droits les plus élémentaires n’ont plus cours, et dont les conditions évoquent les camps d’internement des régimes totalitaires du XXe siècle. Les Rouges et les Oranges, jugés trop dangereux, sont officiellement « éliminés ».

Ruby, seize ans, est une Orange. Pour survivre, elle a falsifié son classement à l’âge de dix ans et se fait passer pour une Verte inoffensive depuis six ans. Lorsque sa couverture menace d’être découverte, elle s’évade et rejoint un groupe de fugitifs : Liam, leur chef, aussi idéaliste que têtu ; la petite Zu (Suzume), qui ne parle plus depuis des mois ; et l’intello bougon Chubs, méfiant envers tout le monde — y compris Ruby. Ensemble, ils prennent la route vers un refuge semi-légendaire nommé « East River », traqués à la fois par les forces gouvernementales et par la Ligue des enfants, une organisation de résistance dont l’aide a un prix que Ruby n’est pas certaine de vouloir payer. Comme Michael Vey face à la société Elgen, Ruby doit choisir entre se cacher pour survivre et utiliser des pouvoirs qui terrifient tout le monde — y compris elle-même. La différence, c’est que dans Les insoumis, personne n’est tout à fait fiable, et les alliés d’aujourd’hui peuvent devenir les ennemis de demain. La série, adaptée au cinéma en 2018 sous le titre The Darkest Minds, compte quatre tomes.

Tranche d’âge conseillée : à partir de 13 ans (Fnac : « dès 13 ans » ; certains blogs conseillent « 14-15 ans » en raison de la noirceur du récit).


6. L’Épreuve – Tome 1 : Le Labyrinthe (James Dashner, 2009)

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Thomas, seize ans, se réveille dans un monte-charge sans aucun souvenir — pas même son nom, qui ne lui revient que plus tard. Il débouche dans le Bloc, une vaste clairière entourée de murs gigantesques, habitée par une cinquantaine d’adolescents qui se surnomment les blocards. Personne ne sait pourquoi ils sont là. Chaque mois, un nouveau venu arrive par la Boîte (l’ascenseur qui les relie à un monde extérieur inconnu) avec des vivres et du matériel. Les tâches sont réparties selon un système de castes inventé par les blocards eux-mêmes : les sarcleurs cultivent le potager, les trancheurs s’occupent du bétail, les cuistots préparent les repas, les bâtisseurs construisent et réparent. Mais les plus respectés sont les coureurs : ceux qui chaque jour s’aventurent dans l’immense labyrinthe qui cerne le Bloc pour en cartographier les couloirs, dans l’espoir d’y déceler une issue. Car les murs changent de position chaque nuit, et quand les portes se referment, les griffeurs — des créatures hybrides de chair et de métal, à mi-chemin entre l’araignée géante et la machine — investissent les couloirs. Aucun blocard n’a jamais survécu à une nuit dans le labyrinthe.

L’arrivée de Thomas bouleverse l’équilibre du groupe. Il veut devenir coureur, s’attire la méfiance de certains (notamment Gally, le maton des bâtisseurs) et la confiance d’autres (Newt, le chef adjoint ; Minho, le maton des coureurs). Mais le vrai choc survient le lendemain, quand une fille — fait sans précédent dans ce huis clos exclusivement masculin — est envoyée dans le Bloc : Teresa, qui semble connaître Thomas et porte avec elle un message : « C’est la dernière. Tout va changer. » Qui les a enfermés là, et pourquoi ? On apprend progressivement qu’une organisation nommée WICKED (World In Catastrophe: Killzone Experiment Department) orchestre cette épreuve dans un monde ravagé par les éruptions solaires et par un virus mortel appelé la Braise. Mais les motivations réelles de WICKED ne se dévoilent que par bribes — et la fin du premier tome ouvre bien plus de questions qu’elle n’en referme, ce qui rend la lecture de La Terre brûlée (tome 2) à peu près inévitable. La série a été adaptée en trilogie cinématographique par la 20th Century Fox entre 2014 et 2018, et compte au total trois tomes principaux, deux préquelles et des spin-off.

Tranche d’âge conseillée : à partir de 13 ans (Fnac et Pocket Jeunesse : « dès 13 ans »).