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Que lire après « Alchemised » de SenLinYu ?

Que lire après « Alchemised » de SenLinYu ?

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Paru en septembre 2025 chez Del Rey (et en octobre 2025 en français aux éditions Yra, dans une traduction d’Axelle Demoulin et Nicolas Ancion), Alchemised est le premier roman de SenLinYu. Il est une adaptation de Manacled, une fanfiction Harry Potter publiée sur Archive of Our Own, qui avait cumulé plus de vingt millions de téléchargements avant son retrait en janvier 2025.

Dans le monde de Paladia, la guerre civile est terminée — et le mauvais camp a gagné. Helena Marino, jadis alchimiste, est désormais prisonnière d’un régime de guildes corrompues et de nécromanciens dont les créatures mortes-vivantes ont assuré la victoire. Sa mémoire est trouée, ses pouvoirs neutralisés, et l’homme chargé de fouiller dans sa tête est l’un des nécromanciens les plus redoutables du nouveau régime.

Dark fantasy, romance sombre, oppression systémique et intrigue politique : le roman a atteint la première place du classement des best-sellers du New York Times dès sa première semaine de vente, avec un tirage initial de 750 000 exemplaires et une adaptation cinématographique acquise par Legendary Entertainment avant même la sortie du livre.

Si vous venez de refermer les quelque mille pages d’Alchemised et que vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions dans la même veine — ou presque.


1. The Evermore Trilogy – Tome 1 : Rose in Chains (Julie Soto, 2025)

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Le camp du bien a perdu, le héros censé tout arranger est mort, et les vainqueurs n’ont aucune intention d’être magnanimes. Briony Rosewood, princesse du royaume vaincu d’Evermore, est dépouillée de sa Mind Magic (une forme de magie liée à l’esprit, que ses ennemis lui bloquent chimiquement) et vendue aux enchères au plus offrant. L’acquéreur ? Toven Hearst, rejeton d’une famille du camp ennemi réputée pour sa cruauté. Dans la propriété des Hearst, Briony n’a officiellement aucun pouvoir, aucun droit, aucun allié. Mais elle n’a pas non plus l’intention de rester passive : elle cherche un moyen de retrouver sa magie, de contacter les survivants d’Evermore et d’organiser une résistance — le tout sans que Toven ne devine ce qu’elle prépare. Le problème, c’est que Toven semble lui aussi cacher un jeu, et que leurs intérêts pourraient être moins opposés qu’elle ne le croit.

Comme Alchemised, Rose in Chains est né d’une fanfiction — en l’occurrence The Auction, un texte Dramione (c’est-à-dire centré sur le couple Drago Malefoy / Hermione Granger) écrit par Julie Soto elle-même. Le passage à l’original n’a rien d’un simple changement de noms : l’univers tient debout tout seul, avec son système de magie mentale, ses intrigues de cour et sa narration à double temporalité (présent et flashbacks) qui retient ses révélations jusqu’au dernier moment. Le roman a atteint la première place du classement du New York Times peu après sa sortie.


2. Le Roi berger – Tome 1 : Une fenêtre sur les ténèbres (Rachel Gillig, 2022)

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Dans le royaume de Bourde, la brume n’est pas un désagrément météorologique : elle est mortelle. Ceux qui la respirent contractent la Fièvre. La plupart en meurent ; les survivant·es développent des dons magiques interdits — et sont traqué·es par les Destriers, un ordre militaire au service du roi. Elspeth du Fusain a survécu à la Fièvre, mais le prix à payer loge directement dans son crâne : le Cauchemar, une entité ancienne, sarcastique et dangereuse, qui partage son esprit depuis onze ans et grignote peu à peu sa santé mentale. Quand Elspeth croise la route de Ravyn d’If, neveu du roi et Destrier lui-même (oui, l’homme chargé de traquer les gens comme elle), il lui propose un marché : l’aider à rassembler les douze cartes de Providence, des artefacts magiques capables de lever la malédiction qui ronge le royaume. En échange, Elspeth espère trouver un moyen de se débarrasser du Cauchemar avant qu’il ne la consume entièrement.

L’univers est gothique — forêts embrumées, châteaux froids, complots de cour — et la magie fonctionne comme un jeu de tarot inversé : chaque carte de Providence confère un pouvoir (combat, invisibilité, prophétie…) mais exige un tribut proportionnel. La relation entre Elspeth et le Cauchemar est l’un des meilleurs ingrédients du livre : cette entité n’est ni un allié fiable ni un ennemi déclaré, mais un colocataire mental qui commente, manipule et protège Elspeth tour à tour, avec un humour noir qui tranche dans une histoire par ailleurs assez sombre. Le tome se termine sur un cliffhanger calculé au millimètre — vous êtes prévenu·e.


3. Le Trône ardent – Tome 1 : L’Héritière de Jasad (Sara Hashem, 2023)

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Dix ans avant le début du récit, les armées de Nizahl ont réduit le royaume de Jasad en cendres, banni la magie et massacré la famille royale — jusqu’au dernier enfant, du moins en théorie. Car Sylvia, l’héritière cachée, a survécu. Elle vit recluse dans un village reculé, dissimule ses pouvoirs et compte bien rester invisible. Sauf qu’un accès de colère au mauvais moment révèle sa magie devant Arin, héritier de Nizahl — c’est-à-dire le fils du régime qui a anéanti son peuple. Au lieu de la tuer, Arin lui propose un marché : il fait d’elle sa championne dans un tournoi inter-royaumes (une compétition politique et militaire où chaque nation envoie un·e représentant·e), et en échange, elle l’aide à traquer des rebelles jasadis. Sylvia accepte, parce que l’alternative est la mort. Mais le tournoi la place sous les projecteurs, et plus elle avance dans la compétition, plus son identité réelle menace de refaire surface — avec des conséquences catastrophiques pour elle, pour les Jasadis encore en vie, et pour sa relation de plus en plus ambiguë avec Arin.

D’inspiration égyptienne (Sara Hashem est américano-égyptienne), le récit donne à chaque royaume sa propre culture, sa propre relation à la magie et ses propres intérêts économiques — des différences qui nourrissent des alliances fragiles et des trahisons très concrètes. La romance entre Sylvia et Arin prend son temps — et c’est tant mieux, parce que leur rapprochement n’a rien d’évident : elle porte le deuil d’un royaume qu’il représente, il obéit à un père dont les méthodes le dégoûtent en silence, et chaque conversation entre eux est un exercice d’équilibriste où un mot de trop peut tout faire basculer.


4. The Nightshade Crown – Tome 1 : The Foxglove King (Hannah Whitten, 2023)

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Lore a grandi dans les catacombes de Dellaire. À treize ans, elle s’est échappée d’un culte ; depuis, elle survit comme coureuse pour le marché noir — elle achemine des substances illicites à travers la ville, un métier facilité par son affinité avec le Mortem, la magie née de la mort. Quand ses pouvoirs sont découverts, elle s’attend au bûcher. Au lieu de quoi le roi August l’enrôle pour espionner son propre fils, le Prince du Soleil, soupçonné de trahison. Flanquée de Gabriel, un moine-guerrier reconverti en duc malgré lui, Lore s’infiltre à la cour pour comprendre pourquoi des villages entiers meurent dans la nuit.

Le monde du roman repose sur une fusion totale du pouvoir religieux et du pouvoir politique — un peu comme un Versailles fantasmé traversé de nécromancie. Derrière les dorures de la cour, le roi et son clergé entretiennent une version officielle de la foi qui justifie leur règne, tandis que la magie de mort — illicite pour le commun des mortels mais secrètement utilisée par l’État — révèle l’hypocrisie du système. Le triangle amoureux entre Lore, Gabriel et Bastien reste suffisamment discret pour ne jamais éclipser l’intrigue principale, et c’est cette dernière — le mystère des villages décimés, les mensonges du roi, la vraie nature du Mortem — qui porte le roman jusqu’à un final qui rebat toutes les cartes.


5. The Hurricane Wars (Thea Guanzon, 2023)

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Talasyn n’a jamais connu autre chose que la guerre. Orpheline, soldat dans l’armée sardovienne en déroute face à l’Empire de la Nuit, elle cache un secret de taille : elle maîtrise la magie de lumière, un pouvoir que l’Empire croyait avoir éradiqué des décennies plus tôt. En face, le prince Alaric, fils de l’Empereur et héritier des ombres, a été élevé dans un seul but : écraser les ennemis de son père. Lors d’un affrontement direct, leurs magies opposées fusionnent et produisent un phénomène jamais observé : une énergie d’une puissance colossale, capable aussi bien de protéger un continent que de le raser. Cette découverte change la donne. Quand Talasyn se découvre des liens inattendus avec le Dominion de Nenavar, un archipel resté neutre dans le conflit, les calculs diplomatiques aboutissent à un mariage arrangé entre elle et Alaric — censé sceller la paix et permettre aux deux camps d’étudier ce pouvoir inédit. Sauf que cohabiter avec l’homme qu’on affrontait sur le champ de bataille une semaine plus tôt n’est pas exactement une lune de miel.

Thea Guanzon, originaire de Bacolod aux Philippines, ancre l’action dans un décor d’Asie du Sud-Est — jungles, archipels battus par les typhons, architecture aérienne et vaisseaux volants. Le roman ne cache pas ses origines de fanfiction Star Wars (pensez Rey et Kylo Ren, version union diplomatique), mais il gagne rapidement son indépendance grâce à son système de magie et à ses enjeux dynastiques. La romance est un slow burn (une montée en tension lente et progressive) assumé — Talasyn et Alaric passent une bonne moitié du livre à nier toute forme d’attirance mutuelle avec un entêtement presque comique.


6. Le Pont des tempêtes (Danielle L. Jensen, 2019)

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Lara est une princesse de Maridrina formée depuis l’enfance à l’espionnage, au combat et à la séduction. Sa mission : épouser le roi Aren d’Ithicana pour mieux détruire son royaume de l’intérieur. Car dans ce monde balayé par des tempêtes sauvages, le pont d’Ithicana est la seule voie commerciale entre les nations — un monopole qui enrichit Ithicana et affame ses voisins, dont Maridrina. Le plan est simple. Ce qui l’est moins, c’est de haïr un homme qui se révèle bien plus nuancé que la propagande paternelle ne le laissait entendre.

Le dilemme moral est ici d’une efficacité redoutable : Lara n’est pas simplement attirée par la mauvaise personne, elle est un agent infiltré dont la mission implique de trahir l’homme qu’elle commence à aimer. L’univers d’îles battues par les vagues et de passages secrets sous-marins donne au récit un rythme d’aventure qui change des intrigues de cour habituelles de la romantasy. La saga compte six tomes au total, avec des arcs narratifs qui changent de couple principal en cours de route (les tomes 3 et 4 suivent d’autres personnages dans le même univers) — un format qui permet de renouveler les enjeux sans étirer artificiellement une seule histoire.


7. Les Couronnes de Nyaxia – Tome 1 : Le Serpent et le Descendant de la nuit (Carissa Broadbent, 2022)

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Oraya est humaine. Dans un monde de vampires, c’est un problème. Fille adoptive de Vincent, le roi des Descendants de la nuit, elle a grandi dans un palais où chaque courtisan pourrait la vider de son sang — et certains ne s’en privent pas d’en rêver à voix haute. Vincent la protège, mais Oraya refuse de rester indéfiniment la petite humaine fragile qu’on tolère par faveur royale. Sa solution : participer au Kejari, un tournoi mortel organisé tous les cent ans par Nyaxia, la déesse de la Mort. Les règles sont simples : des guerriers des trois Maisons vampiriques s’affrontent lors de cinq épreuves, et le vainqueur obtient un vœu de la déesse. Mais pour survivre face à des adversaires plus rapides, plus forts et dotés de crocs, elle doit s’allier à Raihn, un vampire impitoyable, ennemi de la Couronne et tueur hors pair — autant dire le pire choix possible.

Ce qui donne au roman son épaisseur, c’est la relation entre Oraya et son père adoptif. Vincent n’est ni un bon père ni un mauvais père — il est un roi vampire qui a fait le choix irrationnel d’élever une humaine, et cette contradiction pèse sur chaque scène où il apparaît. La structure en tournoi rappellera Hunger Games, mais l’atmosphère est bien plus gothique, et la romance entre Oraya et Raihn fonctionne parce qu’elle repose sur une incompatibilité fondamentale : elle est la proie, il est le prédateur. Le retournement final, quant à lui, est du genre à vous faire lâcher votre livre — ou votre liseuse.


8. Blood Over Bright Haven (M.L. Wang, 2023)

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Changement de registre. Ici, pas de romance au premier plan, mais une dark fantasy académique qui partage avec Alchemised les mêmes questions : qui profite du système en place, et que coûte-t-il à celles et ceux qu’on ne voit pas ? Sciona Freynan, orpheline, est la première femme admise au Haut-Magistère de Tiran, une cité-État où la magie fait tourner l’industrie comme l’électricité fait tourner nos machines : éclairage, chauffage, transports, barrières de protection. Son assistant, Thomil, est un homme d’entretien (oui, un agent de ménage affecté aux laboratoires) issu des Kwen, un peuple que les Tiranais considèrent comme barbare et parquent dans les quartiers les plus pauvres de la ville. En travaillant ensemble sur un projet de recherche, Sciona et Thomil finissent par découvrir d’où vient réellement l’énergie magique qui alimente Tiran — et la réponse implique directement le peuple de Thomil.

Le système de magie est l’un des plus originaux du genre : il fonctionne comme un langage de programmation, les mages tapent leurs sorts sur des machines appelées spellographes. M.L. Wang, déjà remarquée pour The Sword of Kaigen, tire de ce dispositif un parallèle frontal entre progrès technologique et exploitation coloniale. Le Guardian a comparé le roman aux travaux d’Ursula K. Le Guin, et le rapprochement avec Babel de R.F. Kuang est inévitable, même si les deux livres diffèrent considérablement dans leur ton et leur approche. Blood Over Bright Haven est un standalone : pas de suite à attendre, pas de cliffhanger.