Trouvez facilement votre prochaine lecture
Que lire après « La sage-femme d'Auschwitz » d'Anna Stuart ?

Que lire après « La sage-femme d’Auschwitz » d’Anna Stuart ?

Cette page contient des liens affiliés vers Amazon et la Fnac. Si vous achetez un livre en passant par l’un de ces liens, nous touchons une petite commission — sans aucun surcoût pour vous. Une façon simple de nous soutenir. En tant que Partenaire Amazon, nous réalisons un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

La sage-femme d’Auschwitz (City Éditions, 2023) est un roman historique de l’écrivaine britannique Anna Stuart, inspiré de l’histoire vraie de Stanisława Leszczyńska, sage-femme polonaise déportée à Auschwitz-Birkenau. On y suit Ana et Ester, deux femmes qui aident des prisonnières à accoucher dans le camp et qui, pour tenter de réunir un jour les mères et leurs enfants volés par les nazis, tatouent secrètement les nouveau-nés avec le numéro de déportée de leur mère.

Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions dans la même veine.


1. La sage-femme de Berlin (Anna Stuart, 2024)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Suite directe de La sage-femme d’Auschwitz, ce deuxième tome de la série Femmes de guerre déplace l’intrigue vers le Berlin divisé des années 1960. Ester, libérée des camps, n’a jamais cessé de chercher Pippa, la fille qui lui a été arrachée quatre jours après sa naissance. L’enfant, confiée à une famille allemande, a grandi sous le nom de Kirsten à Berlin-Ouest, sans rien savoir de ses origines. En parallèle, Olivia, fille adoptive d’Ester, vit à Berlin-Est et rêve de devenir sportive de haut niveau. Les deux jeunes femmes ignorent tout du lien secret qui les unit.

La construction du mur de Berlin, le 13 août 1961, scelle la séparation entre les deux Allemagnes et rend la quête d’Ester plus désespérée encore : la fille qu’elle cherche se trouve désormais de l’autre côté d’une frontière infranchissable. Anna Stuart y intègre un personnage réel, Dieter Wohlfahrt, abattu pour avoir aidé des fugitifs à passer à l’Ouest. Ce deuxième tome montre que pour les survivantes des camps, la guerre n’a pas pris fin en 1945 — elle a simplement changé de forme.


2. L’orpheline d’Auschwitz (Anna Stuart, 2025)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Troisième volet de la série Femmes de guerre, ce roman prend le parti d’ouvrir là où la plupart des récits sur l’Holocauste se referment : la libération des camps. En 1945, Tasha, seize ans, franchit les grilles d’Auschwitz avec pour seul souvenir de sa mère une mèche de cheveux roux. Séparée de Lydia lors des marches de la mort, elle est envoyée en Angleterre dans le cadre du projet Windermere, un programme réel qui accueillit des orphelins juifs pour leur offrir un nouveau départ.

Sur place, elle est prise en charge par Alice, dont le dévouement envers les enfants rescapés s’inspire de plusieurs personnes réelles qu’Anna Stuart cite dans ses notes de fin d’ouvrage. Le roman aborde de front les traumatismes de l’après : la colère sourde des survivants, la difficulté de se reconstruire dans un monde qui ne comprend pas ce qu’ils ont vécu. Tasha oscille entre l’espoir fou de retrouver sa mère et la nécessité d’accepter une vie nouvelle, aux côtés de Georg, un jeune homme rescapé lui aussi, dont la présence l’aide à tenir.


3. Le Réseau Alice (Kate Quinn, 2020)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Avec Le Réseau Alice, Kate Quinn s’éloigne d’Auschwitz pour plonger dans l’espionnage féminin durant la Première Guerre mondiale, sans pour autant perdre de vue le second conflit. En 1915, la jeune Eve Gardiner, recrutée comme espionne, est envoyée dans le nord de la France occupé. Elle y est formée par Lili — nom de code : Alice — qui dirige un vaste réseau d’agents secrets. Le personnage de Lili est inspiré de Louise de Bettignies, surnommée « la reine des espionnes », figure historique largement oubliée que Kate Quinn remet en lumière.

Trente ans plus tard, Eve vit recluse, rongée par l’alcool et la culpabilité d’une trahison qui a provoqué le démantèlement du réseau. L’irruption de Charlie, une jeune étudiante américaine à la recherche de sa cousine disparue en France durant la Seconde Guerre mondiale, relance une quête de vérité que les deux femmes mèneront ensemble sur les routes de France. Le roman couvre ainsi deux guerres mondiales du point de vue de femmes qui ont risqué leur vie dans l’ombre, et culmine lors d’un passage glaçant situé à Oradour-sur-Glane.


4. Le tatoueur d’Auschwitz (Heather Morris, 2018)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Phénomène éditorial mondial traduit dans plus de quarante langues et adapté en série télévisée en 2024, ce roman retrace l’histoire vraie de Lale Sokolov, un Juif slovaque déporté à Auschwitz en 1942. Affecté au rôle de tatoueur du camp — celui qui grave les matricules sur le bras des prisonniers —, Lale occupe une position ambiguë qui lui confère quelques maigres privilèges, notamment l’accès à des denrées qu’il redistribue aux plus affaiblis.

Le jour où il tatoue le bras d’une jeune femme nommée Gita, il tombe amoureux d’elle au premier regard. Leur histoire — des rendez-vous volés entre deux blocs, quelques mots échangés sous la menace constante — porte le récit d’un bout à l’autre. Heather Morris, journaliste néo-zélandaise installée en Australie, a recueilli le témoignage de Lale Sokolov pendant plusieurs années avant sa mort en 2006. Le résultat est un récit volontairement dépouillé de tout pathos — un choix qui reflète le souhait de Lale lui-même, qui tenait à raconter les faits sans les romancer.


5. Le lilas ne refleurit qu’après un hiver rigoureux (Martha Hall Kelly, 2018)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Roman choral, Le lilas ne refleurit qu’après un hiver rigoureux suit trois femmes dont les destins convergent vers le camp de Ravensbrück, le principal camp de concentration réservé aux femmes. Caroline Ferriday, mondaine new-yorkaise employée au consulat français, mène une vie confortable que l’entrée en guerre de l’Europe va réduire en cendres. Kasia Kuzmerick, adolescente polonaise, rejoint la Résistance à un âge où d’autres vont encore à l’école. Herta Oberheuser, médecin allemande dévorée d’ambition, accepte un poste au sein du système concentrationnaire nazi.

L’originalité du roman tient au fait que Martha Hall Kelly donne aussi la parole à une femme du côté des bourreaux : Herta, qui a réellement existé, fut la seule femme parmi les accusés du procès des médecins à Nuremberg. Le livre met en lumière les expériences médicales pratiquées sur des détenues, notamment les opérations chirurgicales infligées à des femmes en bonne santé pour tester l’efficacité des sulfamides. Ces victimes, incapables de marcher normalement après les mutilations, furent surnommées « les Lapins ». Caroline Ferriday, elle aussi tirée de la réalité, consacra une grande partie de sa vie à les aider.


6. La bibliothécaire d’Auschwitz (Antonio G. Iturbe, 2020)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Écrit par le journaliste et romancier espagnol Antonio G. Iturbe, ce roman est né de ses entretiens avec Dita Kraus, la véritable bibliothécaire d’Auschwitz, rencontrée à Prague puis en Israël. En 1944, Dita, quatorze ans, est enfermée avec ses parents dans le « camp des familles » d’Auschwitz-Birkenau. Fredy Hirsch, un éducateur juif qui a secrètement fondé une école clandestine au sein du camp, lui confie la garde de huit livres — les seuls que les prisonniers ont réussi à soustraire à la vigilance des gardes SS.

Dans un lieu où la possession d’un livre est passible de mort, Dita les dissimule chaque jour sous ses vêtements, les fait circuler et les protège. Le roman intègre des personnages sinistres qui ont existé, dont Josef Mengele, et accorde une place importante aux « livres vivants » — des professeurs capables de raconter des ouvrages entiers de mémoire. Iturbe signe un récit où la possession d’un livre devient un acte de résistance — et où huit ouvrages en lambeaux pèsent plus lourd que toute la machinerie du camp.


7. La maison aux nouveau-nés (Adriana Allegri, 2025)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Premier roman d’Adriana Allegri, ce livre aborde un pan peu connu de l’histoire nazie : les Lebensborn, ces maternités créées par le régime pour « fabriquer » des enfants aryens. En 1938, dans un village allemand, Allina, jeune libraire élevée par son oncle et sa tante, découvre à la mort de ceux-ci que ses parents biologiques étaient juifs, ce qui fait d’elle une Mischling — une personne de sang mêlé selon la terminologie nazie. Sa famille adoptive est assassinée sous ses yeux par des membres du parti.

Conduite dans un Lebensborn sous une fausse identité, Allina est témoin du sort réservé aux nouveau-nés jugés non conformes aux critères raciaux du Reich. Sa rencontre avec Karl, un officier SS qui dissimule lui aussi des secrets, rend possible ce qui semblait impensable : tenter de sauver des enfants depuis l’intérieur du système. Le roman alterne entre 1938 et 2006, année où Katrine, la fille d’Allina, découvre un coffre orné d’une croix gammée sous le plancher de l’appartement familial — et, avec lui, un passé dont sa mère ne lui a jamais parlé.


8. La fille du docteur (Shari J. Ryan, 2023)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Dans la Pologne occupée, Sofia ne parvient plus à regarder son père dans les yeux. Ce médecin polonais, non juif, a conclu un pacte avec les SS : il accepte de travailler comme médecin à Auschwitz en échange de la vie sauve pour son épouse et sa fille, toutes deux de confession juive. Ce marché, qui fait de lui un collaborateur aux yeux de sa propre famille, constitue le nœud moral du roman.

Un jour, Sofia aperçoit les prisonniers envoyés depuis le camp pour travailler dans les champs de la ferme familiale. Parmi eux, Isaac, dix-huit ans, rescapé du ghetto de Varsovie, déporté à Auschwitz avec sa petite sœur. Sofia et Isaac se rapprochent en secret. Elle tente, au péril de sa vie, d’adoucir le quotidien des détenus. La narration à trois voix — Sofia, Isaac et le père — permet de saisir les dilemmes moraux de chaque protagoniste, et de poser une question à laquelle aucun d’entre eux ne peut répondre sereinement : jusqu’où peut-on compromettre ses principes pour protéger ceux qu’on aime ?


9. La conteuse d’Auschwitz (Siobhan Curham, 2023)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Librement inspiré de la trajectoire de l’écrivaine Irène Némirovsky, prix Renaudot posthume en 2004, ainsi que des figures d’Etty Hillesum et de Viktor Frankl, ce roman commence à Paris sous l’Occupation. Claudette Weil, romancière juive à succès, perd tout à mesure que le régime de Vichy multiplie les interdictions à l’encontre des Juifs : d’abord le droit de publier, puis celui de posséder un vélo, de fréquenter les parcs. La première partie du livre montre l’engrenage progressif des persécutions, jusqu’à l’arrestation de Claudette et sa déportation à Auschwitz.

Dans le camp, Claudette refuse de se taire. Chaque soir, elle invente pour ses compagnes de baraquement des récits qui les arrachent pour quelques minutes à leur quotidien. Elle se fait également une promesse : survivre pour témoigner, pour que les femmes qu’elle a côtoyées ne disparaissent pas dans l’oubli.


10. La fille qui s’échappa d’Auschwitz (Ellie Midwood, 2022)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Voici l’un des rares romans de cette liste fondé sur une évasion. Il retrace le destin réel de Mala Zimetbaum, jeune Juive polonaise polyglotte, et d’Edward Galiński, prisonnier politique — le couple qui réalisa la première évasion mixte d’Auschwitz. Mala, affectée comme interprète auprès de l’administration SS, utilise sa position pour faire passer des informations au réseau clandestin du camp, acheminer des vivres et des médicaments, et parfois détourner des prisonniers de la chambre à gaz.

Edward, de son côté, est employé à la serrurerie du camp et fait partie du réseau clandestin. Leur rencontre transforme un projet d’évasion individuel en promesse partagée : ils s’enfuiront ensemble ou mourront ensemble. Ellie Midwood, qui avait déjà consacré un roman à la violoniste Alma Rosé (La violoniste d’Auschwitz), s’appuie sur un travail de documentation considérable : la topographie du camp, les mécanismes de la résistance intérieure et les conditions précises dans lesquelles l’évasion a été planifiée sont restitués avec une grande exactitude.


11. Les orphelins de Varsovie (Kelly Rimmer, 2023)

Disponible sur Amazon Disponible à la Fnac

Dernier titre de cette sélection, Les orphelins de Varsovie se déroule non pas dans un camp, mais dans le ghetto de Varsovie, et s’inspire notamment de la figure d’Irena Sendler, l’infirmière polonaise qui parvint à faire sortir clandestinement des milliers d’enfants juifs du ghetto. Emilia, treize ans, vit sous une fausse identité depuis l’assassinat de son père par les Allemands. Le jour où elle découvre que sa voisine Sara évacue secrètement des enfants juifs, elle décide de participer aux opérations, malgré le danger.

De l’autre côté du mur, Roman, un adolescent qui a choisi de rester dans le ghetto auprès de sa famille bien qu’il ne soit pas juif par son père, voit les conditions de vie se dégrader de semaine en semaine. Kelly Rimmer couvre les événements majeurs de Varsovie entre 1942 et 1945 : les réseaux de sauvetage, le soulèvement du ghetto, l’insurrection de la ville et la répression sanglante qui s’ensuivit. Le roman aborde aussi l’arrivée de l’armée soviétique et ses conséquences, un épisode rarement traité dans la fiction consacrée à cette période.