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Que lire après Le Sang et la Cendre de Jennifer L. Armentrout ? – Notre sélection

Que lire après « Le Sang et la Cendre » de Jennifer L. Armentrout ?

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Le Sang et la Cendre (From Blood and Ash) est une série de romantasy écrite par l’autrice américaine Jennifer L. Armentrout, publiée à partir de 2020 en anglais et 2021 en français (éditions De Saxus). On y suit Poppy, une jeune femme élevée dans l’isolement et promise au rôle sacré de Pucelle : elle doit accomplir son Ascension, un rituel religieux censé garantir la prospérité du royaume. Sa vie bascule lorsque Hawke, son nouveau garde du corps, fait voler en éclats les certitudes qu’on lui a inculquées depuis l’enfance — à commencer par la nature même du royaume qu’elle sert. Complots religieux, rivalités entre royaumes, créatures immortelles, romance interdite : la saga s’est imposée comme l’une des références du genre, portée notamment par un immense succès sur BookTok.

Si vous venez de refermer le dernier tome et que vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions dans la même veine.


1. La Chair et le Feu – Tome 1 : Une ombre dans la braise (Jennifer L. Armentrout, 2022)

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Avant Poppy et Hawke, il y avait Sera et Nyktos. Une ombre dans la braise est le premier tome de La Chair et le Feu, série préquelle du Sang et la Cendre qui remonte à l’époque des dieux originels, bien avant la fondation des royaumes que l’on connaît dans la saga principale. Seraphena Mierel n’a jamais été maîtresse de son destin : en vertu d’un pacte ancestral, elle doit devenir la Consort de Nyktos, l’Originel de la Mort — l’un des dieux primordiaux de cet univers. Mais sa véritable mission — le secret le mieux gardé du royaume de Lasania — est tout autre : elle s’entraîne depuis l’enfance pour devenir l’arme qui l’éliminera. Si elle échoue, son royaume court à la destruction.

Là où Poppy était surprotégée et vénérée, Sera est méprisée par sa propre famille et traitée comme un outil jetable — ce qui change radicalement la façon dont on s’attache à elle. La relation entre Sera et Nyktos — l’un ignore que l’autre est chargée de le tuer — est un jeu de faux-semblants où chaque rapprochement rend la trahison à venir plus douloureuse. On retrouve avec plaisir les drakens (des dragons liés aux Originels), des personnages secondaires bien campés comme Nektas, Jadis ou Reaver, et surtout un volet mythologique qui éclaire l’origine des Atlantes, des Voraces et des dieux qui jouent un rôle central dans la saga principale. Le choix logique pour quiconque n’est pas encore prêt·e à quitter cet univers.


2. Un palais d’épines et de roses (Sarah J. Maas, 2015)

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Impossible de parler de romantasy sans évoquer la saga qui a largement contribué à définir le genre. Dans ce premier tome, Feyre Archeron, jeune chasseresse humaine, tue un loup dans la forêt pour nourrir sa famille — sauf que ce loup était un Fae, un être immortel doté de pouvoirs magiques. En guise de châtiment, elle est emmenée de force à Prythian, le royaume des Fae, par Tamlin, Grand Seigneur de la Cour du Printemps. Sa prison s’avère être un palais somptueux, et son geôlier, bien moins monstrueux que prévu.

L’intrigue, librement inspirée de La Belle et la Bête, ne reste pas longtemps cantonnée au huis clos romantique. Feyre découvre qu’une malédiction pèse sur l’ensemble de Prythian, et qu’une ancienne ennemie, Amarantha, tient les seigneurs Fae sous sa coupe. Pour sauver Tamlin et son peuple, Feyre — simple mortelle — devra affronter des épreuves conçues pour la briser. Le véritable coup de maître de la saga se révèle toutefois dans les tomes suivants, lorsque Sarah J. Maas redistribue les cartes avec un aplomb qui a surpris (et divisé) son lectorat : le héros romantique du premier tome n’est plus celui du deuxième, les alliances se retournent, et un personnage présenté d’abord comme un antagoniste — le mystérieux Rhysand, Grand Seigneur de la Cour de la Nuit — prend une importance considérable. C’est cette capacité à renverser la table qui a fait d’ACOTAR (acronyme du titre anglais, devenu un mot de passe entre fans) un phénomène mondial, avec plusieurs milliards de vues sur TikTok.


3. Les Couronnes de Nyaxia – Tome 1 : Le Serpent et le Descendant de la nuit (Carissa Broadbent, 2022)

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Oraya est humaine. Elle vit pourtant parmi les vampires, adoptée dès l’enfance par Vincent, le roi des Descendants de la Nuit — un souverain aussi puissant que cruel, qui a fait d’elle son « petit serpent ». Dans un monde où les humains servent de proies et de repas, Oraya n’a jamais été qu’une anomalie tolérée. Sa chance de prouver qu’elle est autre chose qu’une victime en sursis repose sur le Kejari : un tournoi mortel organisé tous les cent ans par Nyaxia, la déesse de la Mort en personne, où le vainqueur peut formuler un vœu — n’importe lequel.

Le problème ? Pour survivre face aux guerriers les plus féroces des trois Maisons vampiriques, Oraya doit s’allier à Raihn — un vampire impitoyable, ennemi juré de la Couronne et, accessoirement, son adversaire le plus dangereux dans l’arène. L’attirance qui se noue entre eux avance à feu très lent (ce qu’on appelle un slow burn en jargon romantasy : la tension monte sur des centaines de pages avant que quoi que ce soit ne se concrétise). Mais c’est la relation entre Oraya et son père adoptif Vincent qui réserve les émotions les plus inattendues : l’amour filial réel qui existe entre eux, la cruauté dont Vincent reste capable malgré cet amour, et les choix déchirants qui en découlent. L’ambivalence d’Oraya — qui rêve d’être assez forte pour survivre seule, mais sait que cette force implique de renoncer à son humanité — fait d’elle une héroïne bien plus nuancée que le schéma « jeune femme découvre ses pouvoirs cachés » ne le laisse d’abord supposer. Élu Prix Livraddict 2024 dans la catégorie Romantasy.


4. The Empyrean – Tome 1 : Fourth Wing (Rebecca Yarros, 2023)

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Violet Sorrengail n’était pas censée devenir dragonnière. Destinée au paisible quadrant des Scribes — les archivistes du royaume de Navarre —, elle est propulsée malgré elle dans l’académie militaire de Basgiath par sa mère, la générale Sorrengail, qui refuse que sa fille cadette déroge à la tradition familiale. Le hic : Violet souffre d’une fragilité articulaire (inspirée du syndrome d’Ehlers-Danlos, dont l’autrice est elle-même atteinte) qui menace de la tuer bien avant qu’un dragon n’ait le temps de la réduire en cendres. Car à Basgiath, les règles sont simples — réussir les épreuves ou mourir. Les cadets qui ne parviennent pas à se lier à un dragon lors de la cérémonie de la Conscription n’en repartent pas vivants.

La force de Fourth Wing ne réside pas dans l’originalité de ses ingrédients (académie de guerre, rivalités, romance interdite — le menu est connu), mais dans l’efficacité implacable avec laquelle Rebecca Yarros les assemble. L’alchimie entre Violet et Xaden Riorson — chef d’aile taciturne dont le père, exécuté pour rébellion, fait de lui un paria politique — fonctionne comme un piège : on voit le mécanisme, on sait qu’on va tomber dedans, et on tombe quand même. Les dragons, loin d’être de simples montures décoratives, sont des personnages à part entière, dotés de caractère, d’humour et d’un franc-parler dévastateur — mention spéciale à Tairn et à la petite Andarna. Phénomène viral sur BookTok avec plus d’un milliard de vues, la série a passé dix-huit semaines en tête du classement du New York Times.


5. The Kindred’s Curse – Tome 1 : Spark of the Everflame (Penn Cole, 2023)

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Dans un monde où les dieux ont colonisé les terres et engendré les Descendants — une caste d’êtres quasi divins qui règnent sur les mortels avec une brutalité tranquille —, Diem Bellator est une jeune guérisseuse humaine qui n’a rien d’une élue. Elle vit dans un village pauvre, soigne les blessés et rêve d’une existence moins étriquée. La disparition soudaine de sa mère, Auralie, va la forcer à pénétrer l’univers de la cour royale des Descendants pour comprendre ce qui s’est passé — et découvrir que les secrets d’Auralie pourraient bien changer l’équilibre du monde. Avec une guerre civile entre mortels et Descendants qui menace d’éclater, et l’héritier du trône, à l’agonie, qui semble surveiller chacun de ses gestes, Diem est prise entre toutes les lignes de front.

Penn Cole — avocate texane reconvertie en autrice, installée en France — a construit un système de magie où chaque Descendant hérite d’un pouvoir élémentaire lié à son lignage divin, tandis que les mortels en sont dépourvus, ce qui fonde une hiérarchie sociale rigide et violente. Diem est une héroïne incapable de se taire, même quand sa survie en dépend — ce qui lui vaut autant d’ennuis que de sympathie. La romance avec l’héritier du trône suit le schéma du enemies-to-lovers (deux personnages qui se détestent avant de tomber amoureux — un grand classique de la romantasy) et s’installe progressivement, tandis que le récit accélère brutalement dans les cent dernières pages, lorsque les révélations sur le passé de Diem s’enchaînent. Une saga en quatre tomes qui a trouvé son public parmi les amateur·ices de romantasy teintée d’intrigue politique.


6. Fae & Alchimie – Tome 1 : Quicksilver (Callie Hart, 2024)

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Dans le royaume désertique de Zilvaren, où l’eau vaut plus cher que l’or, Saeris Fane survit comme elle peut — en l’occurrence, elle vole l’eau des réservoirs de la Reine Éternelle. Dotée de pouvoirs étranges qu’elle dissimule avec soin, elle pense maîtriser sa vie de voleuse — jusqu’à ce que la garde royale la capture. Sur le point d’être exécutée, elle ouvre par accident un portail magique qui la projette dans un monde de glace et de neige : Yvélia, les terres des Fae (des êtres immortels liés à la magie), qu’aucun humain n’a foulées depuis un millénaire.

Là-bas, Saeris est aussitôt liée à Kingfisher, un guerrier fae au passé torturé et au charisme inversement proportionnel à son amabilité. Il entend bien utiliser les talents d’Alchimiste de la jeune femme — c’est-à-dire sa capacité à manipuler les métaux par la magie — pour sauver son peuple d’une guerre ancestrale qui oppose les Fae à une faction de vampires. Que Saeris le veuille ou non. La tension entre ces deux-là oscille en permanence entre envie de meurtre et attirance brûlante — du enemies-to-lovers à l’état pur. L’un des aspects les plus originaux du roman est le métal vivant avec lequel Saeris doit apprendre à composer : un matériau doué de sa propre volonté, qui réagit à ses émotions et refuse parfois d’obéir. Les personnages secondaires — notamment Carrion et Lorreth — forment une bande soudée, drôle et loyale (ce que les anglophones appellent une found family, une « famille de cœur ») qui allège la noirceur de l’ensemble. Malgré ses 750 pages, on en sort frustré·e que ce ne soit pas plus long.


7. Witch Walker – Tome 1 : Le Faucheur de sorcières (Charissa Weaks, 2022)

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À chaque lune d’automne, le Faucheur de Sorcières descend dans la vallée pour emporter l’une des habitantes auprès de l’immortel Roi du Givre. Depuis huit ans, Raina Bloodgood attend le Jour de la Collecte avec une idée bien précise en tête : se venger du Faucheur et du Roi du Givre, qui lui ont enlevé sa sœur. Mais quand le Faucheur, Alexus Thibault, se dresse devant elle, rien ne se passe comme prévu. Une armée venue de l’Est réduit le village en cendres, et l’homme que Raina avait juré d’assassiner devient le seul capable de sauver sa sœur. Les voilà donc forcés de traverser ensemble des terres hostiles et glacées, poursuivis par un ennemi bien plus dangereux qu’ils ne l’imaginaient.

Ce qui rend Raina à part en romantasy, c’est qu’elle est muette — elle communique par la langue des signes. Concrètement, cela signifie que toutes ses interactions passent par les gestes, les expressions du visage et le regard, ce qui donne aux scènes de dialogue une qualité très différente de ce que l’on lit d’habitude : il faut observer Raina plutôt que l’écouter. L’univers, bâti sur une mythologie de glace, de flammes et de dieux antiques (Thamaos, Neri…), se démarque nettement des sempiternels royaumes de Fae. La romance enemies-to-lovers entre Raina et Alexus — que l’éditeur compare à un croisement entre Aragorn et Geralt de Riv, ce qui donne une idée assez juste du personnage — reste étonnamment douce et respectueuse malgré le contexte brutal.


8. La Saga des sans-destin – Tome 1 : Un destin encré dans le sang (Danielle L. Jensen, 2024)

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Exit les Fae, les vampires et les dragons : bienvenue dans les fjords glacés du Skaland, un monde inspiré de la Scandinavie médiévale, où la mythologie nordique — avec ses dieux rivaux, ses guerriers sacrés et ses rites sacrificiels — remplace le bestiaire convenu de la romantasy. Freya est coincée dans un mariage malheureux avec un homme qu’elle méprise et ne rêve que de devenir guerrière. Tout change lorsque son époux la trahit et la livre au jarl Snorri (un jarl est un chef de clan, l’équivalent d’un seigneur féodal dans la culture viking), qui la force à affronter son fils, Bjorn, dans un combat à mort. Pour survivre, Freya doit révéler le secret qu’elle protège depuis toujours : la déesse Hlin lui a conféré le pouvoir d’une skjaldmö — dans la mythologie du roman, une guerrière sacrée capable de lever un bouclier magique impénétrable.

Or, une ancienne prophétie annonçait qu’une skjaldmö unirait les peuples du Skaland sous l’autorité de celui qui contrôlerait sa destinée. Freya devient donc un instrument politique : le jarl Snorri la force à lui prêter serment pour légitimer sa prétention au trône, et charge Bjorn de la protéger — un arrangement qui, comme on peut s’en douter, n’a rien de simple quand le désir s’invite dans l’équation. Danielle L. Jensen, déjà connue pour la saga Le Pont des Tempêtes, puise dans les traditions, les paysages et les structures sociales de la civilisation viking pour ancrer son récit dans un cadre où l’on sent la boue, le sel et le froid — loin des palais de marbre et des cours de Fae auxquels la romantasy nous a habitués. L’amour interdit entre Freya et Bjorn, chargé d’un vrai danger politique — si leur relation est découverte, Freya perd toute valeur aux yeux du jarl et Bjorn risque sa tête —, fait peser sur chaque scène entre eux une tension qui ne relâche jamais.


9. La Saga d’Auren – Tome 1 : Gild (Raven Kennedy, 2020)

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Et si le mythe du roi Midas n’avait rien d’un conte de fées ? Dans le monde d’Orea, constitué de sept royaumes rivaux, Auren vit enfermée depuis dix ans dans une cage dorée — une vraie cage, avec des barreaux — au cœur du château de Highbell. Recueillie à quinze ans par le roi Midas, qui a le pouvoir de transformer en or tout ce qu’il touche, elle est devenue sa « favorite » : peau dorée, cheveux dorés, existence dorée. Et prisonnière. Dans ce royaume, les femmes du roi sont appelées des « pouliches » et servent de trophées, de divertissements ou de monnaies d’échange. Auren, elle, est la plus précieuse de toutes — et la plus enfermée. Elle voue pourtant à Midas un amour sans limites, persuadée d’être choyée et protégée. Jusqu’au jour où Midas décide de la céder à un roi rival pour s’assurer une alliance militaire.

Gild est un premier tome qui prend le temps de planter le décor et les personnages avant de lancer l’intrigue, et la romance au sens classique est quasi absente de ce volume. Le véritable sujet du roman n’est ni la magie ni les batailles, mais l’emprise psychologique. Raven Kennedy décortique avec une précision froide les mécanismes d’un syndrome de Stockholm doré à l’or fin : comment Auren a intériorisé l’idée que sa cage est un privilège, que l’amour de Midas justifie son isolement, que sa soumission est de la gratitude. Auren agacera certain·es lecteur·ices par sa passivité initiale — c’est justement là que réside l’intérêt du personnage, car sa prise de conscience progressive, qui s’amorce ici et s’amplifie dans les tomes suivants, est la raison pour laquelle on continue à tourner les pages. Le dénouement de ce premier volume fait basculer Auren hors de l’orbite de Midas et rend la suite indispensable. Best-seller international avec près d’un million d’exemplaires écoulés.