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Que lire après « The Love Hypothesis » d'Ali Hazelwood ?

Que lire après « The Love Hypothesis » d’Ali Hazelwood ?

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Paru en 2021 aux États-Unis et traduit en français en 2022 aux éditions Hauteville, The Love Hypothesis est une comédie romantique d’Ali Hazelwood — autrice italo-américaine et docteure en neurosciences — qui suit Olive Smith, doctorante en biologie à Stanford, contrainte de simuler une relation amoureuse avec Adam Carlsen, jeune professeur aussi intimidant que séduisant. L’intrigue repose sur le trope du fake dating (faux couple), dopé par un humour constant, une tension romantique féroce et un ancrage solide dans le quotidien souvent impitoyable du milieu universitaire scientifique. Phénomène BookTok, le roman a conquis des centaines de milliers de lecteur·ices à travers le monde et s’est imposé comme une référence de la romance contemporaine.

Si vous vous demandez quoi lire ensuite, voici quelques suggestions dans la même veine — des romances où les quiproquos n’empêchent pas la tendresse, et où tomber amoureux·se reste l’expérience la plus déstabilisante qui soit. Doctorat compris.


1. Love, Theoretically (Ali Hazelwood, 2023)

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Elsie Hannaway est physicienne théoricienne, vacataire sous-payée, et — pour arrondir ses fins de mois — fausse petite amie professionnelle via une application dédiée. Greg, son client favori, ne se doute de rien. Le problème, c’est que le frère de Greg s’appelle Jack Smith, qu’il est physicien expérimentateur au MIT, et qu’il incarne tout ce qu’Elsie déteste : l’arrogance, la physique expérimentale, et un charisme à faire disjoncter un accélérateur de particules. Quand un poste de titulaire s’ouvre au MIT et que Jack fait partie du comité de recrutement, la situation vire au champ de mines.

Ce qui rend Elsie attachante, c’est sa tendance à se transformer en caméléon social, à gommer ses propres désirs pour plaire aux autres — un trait qu’Ali Hazelwood ne traite ni avec légèreté ni avec lourdeur. Jack, derrière sa raideur apparente, se montre patient, attentif et complètement décontenancé face à une femme qu’il aimerait voir cesser de jouer un rôle. On retrouve les ingrédients qui ont fait le succès de The Love Hypothesis — le milieu scientifique, la rivalité, les malentendus en série — mais le roman s’intéresse aussi de près à la précarité du monde académique et aux jeux de pouvoir entre mentors, avec une lucidité que le parcours universitaire de l’autrice rend d’autant plus crédible.


2. Love on the Brain (Ali Hazelwood, 2022)

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Bee Königswasser, neuroscientifique aux cheveux violets et fan inconditionnelle de Marie Curie, reçoit la proposition de sa vie : co-diriger un projet de neuro-ingénierie à la NASA, à Houston. L’objectif ? Concevoir un casque améliorant les capacités cognitives des astronautes. Le hic : son co-directeur n’est autre que Levi Ward, ingénieur ténébreux qui semblait la mépriser à l’époque de leurs études. Entre équipements manquants, sabotages apparents et regards verts indéchiffrables, Bee commence à soupçonner que Levi n’est peut-être pas l’ennemi qu’elle a toujours cru.

Là où le roman frappe fort, c’est dans la durée du malentendu : Bee est persuadée que Levi la déteste depuis la fac, et chaque geste ambigu de sa part ne fait qu’épaissir le brouillard — pour elle seule, car le lecteur·ice, lui, comprend très vite ce qui se joue. Bee n’est pas non plus du genre à subir en silence : elle tient un compte Twitter anonyme où elle documente les inégalités subies par les femmes dans le milieu scientifique, et refuse de se laisser reléguer au second plan par des collègues masculins prompts à s’attribuer son travail. Entre elle — solaire, volubile, incapable de rester en place — et Levi — taiseux, vigilant, immobile comme un mur porteur —, l’attirance n’a nulle part où se cacher.


3. The Spanish Love Deception (Elena Armas, 2021)

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Catalina Martín est ingénieure à New York, elle est espagnole, elle est célibataire, et elle vient de raconter à toute sa famille qu’elle viendrait au mariage de sa sœur avec son petit ami américain. Le petit ami en question n’existe pas. À quatre semaines de la cérémonie — où son ex sera présent en tant que frère du marié, merci la vie —, Catalina n’a aucune solution. C’est alors qu’Aaron Blackford, son collègue le plus exaspérant, aussi glacial qu’un hiver new-yorkais, se porte volontaire pour le rôle.

Le slow burn de The Spanish Love Deception ne plaisante pas : Elena Armas prend le temps d’installer la relation entre ses deux personnages sur près de 700 pages, d’abord au bureau new-yorkais où leurs piques quotidiennes dissimulent une attirance réciproque, puis en Espagne au milieu d’une famille bruyante, chaleureuse et sans le moindre filtre. Aaron, que l’on croit d’abord taillé dans la glace, s’avère d’une prévenance qui prend Catalina — et le lecteur·ice — complètement au dépourvu. Elena Armas ne fait pas non plus l’impasse sur le sexisme en entreprise ni sur les séquelles d’une rupture douloureuse, et elle traite ces sujets avec un doigté qui évite le mélodrame. Pour qui aime les romances où la tension met du temps à se résoudre — et où un seul lit d’hôtel suffit à tout faire basculer —, c’est un régal.


4. The Soulmate Equation (Christina Lauren, 2021)

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Jess Davis est statisticienne freelance, mère célibataire d’une petite Juno de sept ans, et elle a tiré un trait définitif sur les rencontres amoureuses. Élevée par ses grands-parents après l’abandon de ses parents, elle a appris très tôt à ne compter que sur les chiffres. Quand elle entend parler de GeneticAlly, une start-up qui prétend trouver l’âme sœur grâce à l’ADN, sa curiosité de chiffreuse l’emporte sur le scepticisme. Jusqu’à ce que les résultats lui révèlent une compatibilité de 98 % — score inédit — avec le fondateur de l’entreprise en personne : le Dr. River Peña, un homme qu’elle connaît déjà et qu’elle trouve parfaitement insupportable.

Christina Hobbs et Lauren Billings (qui publient sous le nom de Christina Lauren) imaginent ici une romance où le contrat précède les sentiments : GeneticAlly propose à Jess 30 000 dollars pour fréquenter River pendant trois mois et servir de vitrine au lancement de l’application. Le fake dating prend donc une forme inédite, où les rendez-vous médiatisés laissent peu à peu place à une complicité que ni l’un ni l’autre n’avait prévue. River, malgré une réserve qui pourrait passer pour de la froideur, fait preuve d’une douceur inattendue envers Juno — et c’est précisément cette attention à l’enfant qui ancre le roman dans une réalité parentale rarement traitée dans le genre.


5. Meilleurs ennemis (Sally Thorne, 2016)

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Le jour où Lucy Hutton rencontre Joshua Templeman, son nouveau collègue, elle le trouve sublime. Deux secondes plus tard, elle le trouve odieux. Depuis, ils partagent le même bureau dans une maison d’édition née de la fusion de deux entreprises rivales, et leur quotidien se résume à un enchaînement de provocations, de regards assassins et de jeux puérils — le « Jeu du regard », le « Jeu du Comment ça va ? » — dont chacun·e refuse de sortir perdant·e. Quand un poste de sous-directeur est mis en jeu, la compétition entre eux atteint un seuil critique : qui l’emporte deviendra le supérieur de l’autre. L’enjeu est vital, car Lucy a décidé que si Josh gagnait, elle démissionnerait.

Meilleurs ennemis (titre original : The Hating Game) est le roman qui a popularisé le trope de l’office romance teintée d’enemies-to-lovers auprès d’un large public. Les joutes verbales entre Lucy et Josh comptent parmi les plus drôles du genre — chaque réplique est un coup porté, chaque silence une déclaration. Sous la comédie de bureau, pourtant, Josh, que l’on prend d’abord pour un bloc de froideur, cache des fêlures familiales qui finissent par éclairer son comportement. Le récit, entièrement porté par le point de vue de Lucy — éternelle optimiste incapable de décoder les signaux que Josh lui envoie —, joue à merveille sur la frustration du lecteur·ice, qui voit venir le dénouement bien avant l’héroïne. Adapté au cinéma en 2021 avec Lucy Hale, le roman n’a rien perdu de son efficacité pour quiconque aime les romances où la frontière entre hostilité et désir est d’une minceur inquiétante.


6. The Kiss Quotient (Helen Hoang, 2018)

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Stella Lane est économètre brillante, autiste Asperger, et parfaitement à l’aise avec les algorithmes — beaucoup moins avec les interactions humaines, et encore moins avec l’intimité physique. Sous la pression de sa mère, qui désespère de la voir un jour en couple, Stella décide d’aborder le problème comme elle aborderait une équation : avec méthode. Elle fait appel à Michael, un escort d’origine vietnamienne qui finance les soins médicaux de sa mère grâce à ce travail, pour qu’il lui enseigne les bases d’une relation amoureuse.

Le roman fonctionne comme un Pretty Woman inversé, et Helen Hoang — qui a elle-même reçu un diagnostic d’autisme à l’âge de 34 ans — y a mis beaucoup d’elle-même. Stella n’est pas un personnage défini par son autisme : c’est une femme drôle (souvent involontairement), obstinée, dont les rituels et les limites sensorielles sont décrits avec une justesse dépourvue de condescendance et de pathos. Michael, de son côté, a ses propres combats : l’abandon de son père, une passion pour le stylisme mise en sourdine, et une estime de soi fragilisée par son métier. La relation qui se noue entre eux repose sur une confiance mutuelle construite geste après geste, et c’est cette lenteur — cette attention portée au consentement et au rythme de l’autre — qui rend leur histoire si singulière.


7. L’Anti-lune de miel (Christina Lauren, 2019)

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Olive Torres a la poisse. Pas une petite poisse discrète : une malchance cosmique, systématique et spectaculaire. Sa sœur jumelle Ami, elle, gagne tout — y compris l’intégralité du financement de son mariage grâce à des jeux concours. Le jour des noces, une intoxication alimentaire fauche tous les convives… sauf Olive et Ethan Thomas, le frère du marié. Deux rescapés. Deux ennemis déclarés. Et une lune de miel à Hawaï, tous frais payés, que personne d’autre ne peut utiliser. Plutôt mourir que de laisser Ethan profiter seul du paradis : Olive embarque, et les voilà contraints de jouer les jeunes mariés sous le soleil de Maui.

Christina Lauren signe ici une comédie qui sent le cocktail au bord de la piscine, portée par une Olive hilarante en narratrice dont l’autodérision face à ses catastrophes en série suffit à porter l’humour du roman. La tension entre elle et Ethan — lui, bien plus complexe et moins détestable qu’elle ne le pensait — gagne en intensité à chaque situation cocasse imposée par leur faux statut de couple. Le prétexte est farfelu (et assumé comme tel), mais le roman touche aussi à quelque chose de plus intime : la comparaison permanente entre proches, et ce que ça coûte de se croire née sous une mauvaise étoile.


8. À moi la nuit, toi le jour (Beth O’Leary, 2019)

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Tiffy Moore et Leon Twomey partagent un appartement, un lit, et ne se sont jamais rencontrés. Le principe : Leon, infirmier de nuit dans un service de soins palliatifs à Londres, n’occupe son studio que le jour ; Tiffy, assistante d’édition exubérante et fauchée, y dort la nuit. Ils communiquent par post-it — sur le frigo, le miroir, la table de chevet — et apprennent à se connaître par petits bouts de papier colorés, sans se croiser.

C’est cet arrangement qui donne au roman son charme : une intimité paradoxale, où l’on partage tout (les draps, l’espace, les confidences) sans jamais se voir. Mais À moi la nuit, toi le jour (titre original : The Flatshare) va bien plus loin qu’une romance à concept. Beth O’Leary y aborde la violence psychologique au sein du couple — l’ex de Tiffy, Justin, est un manipulateur dont l’emprise continue à peser longtemps après la rupture — ainsi que les erreurs judiciaires, à travers le frère de Leon, injustement incarcéré. Le récit alterne les voix de Tiffy et de Leon — elle, logorrhéique et lumineuse ; lui, laconique et tendre — avec un contraste de tons qui donne à leur rapprochement une force particulière. On rit, on s’inquiète, et on guette avec une impatience presque douloureuse le moment où ces deux-là finiront par se trouver au même endroit, au même moment.


9. Comme dans un roman d’été (Emily Henry, 2020)

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January Andrews écrit des comédies romantiques à succès. Augustus Everett écrit de la littérature noire, torturée, saluée par la critique. Ils se sont connus à la fac, se sont copieusement ignorés, et se retrouvent — par un caprice du destin immobilier — voisins dans deux maisons mitoyennes au bord d’un lac du Michigan, chacun en pleine crise : elle vient de perdre son père et de découvrir qu’il menait une double vie ; lui traîne un divorce douloureux et un blocage créatif tenace. Pour se remettre en selle, ils se lancent un défi : January écrira un roman sombre et littéraire, Gus tentera la comédie sentimentale. Chaque week-end, l’un·e emmène l’autre dans son univers pour nourrir l’inspiration.

Comme dans un roman d’été (titre original : Beach Read) est à la fois une romance et une réflexion sur l’écriture, le deuil et le regard que l’on porte sur les histoires d’amour. Emily Henry refuse d’opposer le « sérieux » et le « léger » : elle montre que les romans sentimentaux ne sont pas moins valides que la littérature « avec un grand L », et que le cynisme de Gus masque des blessures aussi profondes que l’optimisme de January. Les dialogues entre eux — vifs, sarcastiques, souvent désarmés — portent le roman autant que l’intrigue. C’est une lecture qui a l’air d’un bain de soleil et qui finit par vous prendre à la gorge.